‹ Elements de medecine operatoireChapitre 6 sur 236 · SUTURES · texte numérisé non relu

SUTURES

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C. Suture à points passés ou en zigzag . — On commence comme pour la précédente^ et, lorsque l'aiguille a traversé les deux lèvres de la plaie, on l'enronce de nouveau du côté où elle est sortie et à cinq millimiHres environ de son point d'émergence ; on lui fait traverser les deux lt*\resde la plaie, et ainsi de suite. On arrête isolément chaque extrémité du fil.

Dans la suture du pelletier, le fil passe d'un cûlé au-dessus de la lèvre de la plaie, au-dessous de l'autre côté, et alternativement.

Des sutures que je viens de décrire, la suture entrecoupée est de beaucoup la plus usitée.

I). Suture entortillée ou à tiges. — On a recours à celle-ci, lorsque la plaie présente ^^^' **' ."" ^^'*"''® une certaine profondeur et que les parties sont disposées de façon à pouvoir être traversées par une tige droite. On se sert, pour la pratiquer, d'aiguilles ou d'épingles droites, plus ou moins longues et plus moins solides suivant les circonstances.

Les lèvres de la plaie amenées au contact, on enfonce l'aiguille ou l'épingle tenue avec une pince à pression à travers une des lèvres de la plaie, et on fait ressortir la pointe après qu'elle a traversé la lèvre opposée.

Cela fait, sous les deux extrémités de l'épingle restées saillantes on passe une anse de fil dont un aide tient les chefs en tirant légèrement dessus ; on enfonce ainsi une série d'épingles sous chacune desquelles on passe une anse de fil. Les épingles doivent pénétrer i une telle prorondeur et être placées à une distance telle les unes des autres que les lèvres de la plaie soientexactemcnt aH'rontées dans toute leur étendue.

Quand on croit les choses disposées de façon à procurer ce résultat, on prend l'anse qui se trouve au-dessous de chaque épingle, on en croise les chefs un certain nombre de fois

Fig. 14. — Suture entortillée.

tft RÉUNION-

en les faisant entuile pauer loui les extrémilés de vepingle et on

tes arrâle par un nœud.

On peul aussi se servir d'une seule anse pour toutes lei épingles. On la choisit suDlsamment langue et on applique le milieu souB l'une ou l'autre des deux épingles ex Iri^mes; après avoir croisé les chers un certain nombre de fois, comme Je vieas de l'indiquer, sur celle première épingle, on les conduit soui la suivante, en les croisant dans l'inteivalle, cl ainsi de suite. La suture terminée, on coupe ou l'on retire les anses provisoires placées pour maintenir les parties rapprochées. Avec des cisailles, on retranche la pointe des épingles.

Rigal (de Gaillac] employait des bandelettes de caoutchouc vulcanisé au lieu de fli.' Il traversait la bandelette avec l'épingle, puis onronçait cette derniiîre à travers les deux lèvres de la plaîe, lirait sur la lanitire élastique e( la perçait de nouveau avec la pointe de l'épingle.

E, Suture enehevillve ou empennit. — Elle est employée pour réunir des plaies assez prorondes et dans des points où on ne peut avoir recourtà la suture entortillée. Voici comment on la pratique : avec une aiguille dans le chas de laquelle sont engagés les deux cbefï d'une anse de RI, on traverse les deux lèvres de la plaie, en laissant l'anse libre d'un cOIé. On place un nombre de points surOsant, puis, dans la concavité des anses, on introduit un morceau de sonde élastique, un petit rouleau de sparadrap, etc.; on dédouble les chers et on engage entre eux un corps analogue; on tire Jusqu'à ce que les lèvres de la plaie soient au contact Fig. I). — suiun en- et OU termine en nouant les chefs au moyen d'une roselle. On peut n'employer qu'un seul bout de sonde de chaque cAté ou bien en mettre autant que de points de suture.

Il est à peu près impossible de fixer l'époque à laquelle on doit enlever les sutures; c'est sur l'étal de la plaie et la tolérance des tissus qu'il faut se guider pour cela.

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