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SECTION DES OS

qui est autrement grave, c'est multiplier les chances d'amputation secondaire. Quant à l'argument tiré de l'utilité de la conservation de la rotule pour le rétablissement des mouvements, c'est une éventualité qui se réalise trop rarement pour qu'on doive en tenir compte. Nous concluons donc à l'ablation de la rofule. *

Cet os çnlevé,le chirurgien, faisant fléchir la jambe sur la cuisse, divise les ligaments latéraux et les ligaments croisés, puis il fait saillir et dégage les condy les fémoraux, à moins que, redoutant une lésion étendue du tibia susceptible de nécessiter Tamputation, il ne juge convenable de commencer par cet os.

Bref, normalement on agit d'abord sur le fémur dont on résèque, solvant les cas, une partie plus ou moins étendue à l'aide de la scieàchaine, delà scie de Butcherou de toute autre appropriée à la circonstance, voire même de la scie ordinaire.

Dans ce dernier cas, il faut avoir soin de protéger les vaisseaux h l'aide de la sonde de Blandin ou d'une petite attelle; on peut encore arrêter la scie avant d'avoir complètement sectionné l'os en arrière, et conserver une lamelle osseuse que l'on enlève avec un ciseau.

La surface de section doit présenter une inclinaison analogue à celle qu'offre normalement l'extrémité inférieure de l'os. On sait que le condyle interne descend plus bas que l'externe ; la surface de section doit donc être, non pas perpendiculaire à la diaphyse fémorale, mais oblique en bas et en dedans. Sinon, après la guérison, il existerait au niveau du genou un angle à sinus interne.

On fait ensuite la section de l'extrémité supérieure du tibia et, s il y a lieu, celle de la portion correspondante du péroné.

La surface de section de ces deux derniers os doit être perpendiculaire h la diaphyse. 0. Heyfelder recommande d'exciser le moins possible des extrémités articulaires, d'abord pour avoir un raccourcissement moindre, ensuite pour que les surfaces de section soient plus larges et se réunissent plus solidement, et, en dernier lieu, pour éviter d'ouvrir la cavité médullaire.

Blllroth a proposé dans certaines circonstances de scier les deux ou les trois os suivant une direction oblique à la diaphyse, mais toujours de façon à avoir des surfaces de section parallèles entre elles. Ce procédé est applicable aux cas où la lésion s'étend plus

loin sur un côté que sur Tautre, et il permet d'opérer dans des circonstances où la section transversale entraînerait un raccourcissement tel que la résection serait impraticable ; il a l'inconvénient d'exposer au chevauchement.

Quant à la proposition de Manne d'enlever d'un bloc les extrémités du fémur et du tibia, elle est à peu près inacceptable, ne fût-ce qu'à cause de la difficulté de la manœuvre.

f.e ligament postérieur de l'articulation doit, autant que possible, être respecté. Il y a pour cela, en effet, une double raison : d'une part il maintient les os, et de l'autre il forme une barrière entre le foyer de la suppuration et les vaisseaux, et met ainsi la veine poplilée à l'abri de la phlébite. Il faut avoir soin d'exciser les fongosités et les débris de la synoviale.

Quelques chirurgiens, Richet entre autres, afin d'obtenir une immobilité plus complète, ont pratiqué, après l'opération, la suture des os au moyen de fils métalliques.

Eésection sùus^riostee (Ollier). — La jambe étant légèrement fléchie, le chirurgien commence sur la face externe de la cuisse, à trois travers de doigt au-dessus de la rotule, une incision qui, suivant la direction des fibres du vaste externe , gagne l'angle supérieur et externe de cet os, suit son bord externe, et pins bas longe le côté externe du tendon rotulien dont elle doit dépasser l'insertion inférieure.

On commence la dénudation sur le condyle externe du fémur, et on détache les insertions du ligament latéral externe et du jumeau externe. On isole ensuite la partie antérieure de cet os, on coupe les ligaments croisés et on luxe la rotule en dedans.

On fait alors saillir l'extrémité inférieure du fémur et on achève de l'isoler en repoussant de bas en haut les insertions des ligaments et de la capsule. On scie le fémur, et on termine en dénudant et sectionnant le tibia.

Pour remédier aux ankyloses osseuses du genou dans une mauvaise position, c'est-à-dire dans la flexion, Buck, après avoir mis l'articulation à découvert par le procédé de Jones ou celui de Mackensie, pratique avec la scie sur le fémur et le tibia deux sections disposées de telle sorte que par leur réunion elles limitent un segment osseux cunéiforme, dont le sommet dirigé en arrière se

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