TRÉPANATION
Pour trépaner, la léle du malade étant soutenue par un oreiller nposant sur un plan résistant, une planche, le chirurgien découTTe par une incision en T ou en -(• la partie sur laquelle il veut appliquer la couronne. Le périoste est niginé de façonàcequet'OB ' loit complètement & nu. L'opérateur place alors la pyramide au
I^i;. (40. — Applinlioa du Oifto.
rentre de la portion qu'il veut enlever, la couronne étant disposée de telle sorte qu'elle n'entamera l'os que lorsque la pyramide aura pénétré à une certaine prorondeur. Il lient la palette de l'arbre de Irépau Axée sur son front ou son menton avec la main gauche appliquée immédiatement au-dessous, tandis que de la main droite
332 TRAITEMENT DES PSEUDARTHROSES.
qui a saisi la boule, il imprime à l'instrument un mouvement de rotation de droite à gauche, en le tenant perpendiculairement A la portion du crAne sur laquelle il agit.
Lorsque la couronne a creusé une voie suffisante pour que la pyramide soit inutile, on remonte cette dernière A une hauteur telle qu'elle ne puisse plus toucher Tos.On continue ainsi, en ayant soin d'appuyer très-peu et de manœuvrer lentement A mesure qu'on pénètre plus avant. On peut aller jusqu'à ce que l'on ait la sensation du défaut de résistance et qu'on n'entende plus le bruit de la scie ; mais il est plus prudent de s'arrêter de temps A autre pour examiner la profondeur A laquelle on a pénétré.
On a dit que la couleur de la sciure osseuse pouvait renseigner A ce sujet, celle du tissu compacte étant blanche, celle du tissu spongieux ayant au contraire une couleur rouge ; mais ce signe n'a de valeur que sur le cadavre, car, sur le vivant, la sciure osseuse est toujours rouge.
Quand le chirurgien reconnaît qu'il est arrivé sur la table interne, il détache la rondelle osseuse avec le tire-fond qu'il enfonce dans le trou de la pyramide. La pièce osseuse détachée, il régularise avec le couteau lenticulaire les bords de la perte de substance.
11 se comporte ensuite différemment selon les cas, relevant un fragment s'il a trépané dans ce but, incisant la dure-mère quand il croit devoir évacuer une collection liquide située au-dessous, etc.
On a quelquefois A enlever une portion de la voûte crânienne qui ne peut être réséquée avec une seule couronne de trépan. On en applique alors deux ou plusieurs, s'il le faut, à une distance telle qu'elles empiètent les unes sur les autres. 11 reste aux points où elles se rencontrent des portions saillantes que l'on peut enlever avec des cisailles, ou bien à l'aide de la gouge et du maillet.
§ 4. — Traltemeat <•• pseadarlhroses. — Je n'étudierai pas dans un chapitre spécial les opérations employées pour la cure des kystes osseux, pour l'extraction des séquestres. Elles ne sont que des applications de la trépanation , des résections, de Vévidement, et c'est au chirurgien A régler, suivant le cas, le mode particulier de l'opération. Pour extraire les séquestres, le chirurgien élargira, s'il y a lieu, les ouvertures existantes, en
CAUTERISATION DES FRAGMENTS. 333
pratiquera de nouvelles et pourra enfin morceler la portion osseuse à enlever.
Quant aux moyens usités pour la cure des pseudarthroses, je les passerai rapidement en revue, ne faisant entrer bien entendu en ligne de compte que ceux qui sont du domaine de la médecine opératoire.
Je signalerai l'acupuncture, Télectro-puncture, les injections irritantes ou caustiques, la lacération sous-cutanée du tissu fibreux interposé entre les fragments, la section de ce tissu par la ligature, leséton, la cautérisation des fragments, Tintroduction de corps étraugers dans les fragments, le grattage des fragments, la résection simple ou combinée avec la ligature des fragments, la suture des fragments, la suture du périoste, la rivure des fragments.
A. Introdnetion d'aiguilles entre les fragments ou cumpuncture. — t^ retire ces aiguilles dès que la pseudarthrose parait s'en- Oammer.
B. Électro^puhcture. — Elle ne diffère de Tacupuncture qu'en ce que dans la première les aiguilles sont mises en rapport avec un appareil électrique, de façon que les tissus placés entre les fragments soient traversés par un courant électrique.
C. Injections irritantes ou caustiques, — On les pratique avec une seringue de Pravaz, chargée d'alcool, de teinture d'iode, de perchlorure de fer, d'ammoniaque, etc.
D. Lacération souS'CUtanée du tissu fibreux interposé entre les fragments. — Cette opération, employée surtout par Brainard, de (Chicago, consiste à lacérer le tissu en question avec un poinçon à manche introduit entre les fragments; on agit en même temps sur les fragments.
E. Section par la ligature du tissu interposé entre les fragments, — On entoure ce tissu d'une ligature que l'on serre tous les jours et qui tfnit ainsi par le diviser.
F. Sétan. — On l'introduit entre les fragments à l'aide d'une aiguille à se ton ou d'un trocart.
G. Cautérisation des fragments. — Elle peut être pratiquée avec un cautère actuel porté sur les fragments à l'aide d'une canule, avec un cautère électrique, ainsi que le faisait Nélaton, ou bien avec des caustiques chimiques. Lorsqu'on a recoure à ces derniers.