‹ Elements de medecine operatoireChapitre 94 sur 236 · TRAITEMENT DES PSEUDARTH ROSES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES PSEUDARTH ROSES

ropération varie selon que l'on emploie des caustiques solides ou des caustiques liquides. Pour se servir des premiers, il fautmécessairement découvrir les fragments, tandis qu'on peut porter sur eux les caustiques liquides avec la seringue de Pravaz.

H. Introduction ae corps étrangers dans les fragments, — La pre« nùère application de ce moyen remonte à Diffenbach, qui faisait une incision à un demi-pouce environ de l'extrémité de chaque fragment, les perçait successivement avec une vrille en ayant soin de ne pas les faire éclater, puis dans les trous creusés par la vrille enfonçait des chevilles d'ivoire qu'il poussait jusqu'à ce que leur extrémité vint saillir sur le point opposé. 11 immobilisait ensuite le membre, et enlevait les chevilles au bout d'un temps variable suivant le degré d'inûammation qui se produisait autour d'elles. Le procédé originel de Diffenbach a été modifié ; c'est ainsi qu'on a employé des chevilles en plomb, des chevilles creusées d'un pas de vis, mais la modification la plus importante est celle qui consiste à lier ensemble les portions saillantes des chevilles, de façon à les transformer en agents d'immobilisation.

\, Grattage des fragments. — On le pratique avec un couteau solide.

J. Résection, — On peut réséquer un fragment ou les réséquer tous les deux. La résection peut être simple ou bien être suivie de la cautérisation^ de la ligature des os, de leur suture, de la suture du périoste, de la rivure des os.

Quand on pratique la résection, on doit, tout en évitant de faire subir à l'os une trop grande perte de substance, surtout si l'on agit sur le membre inférieur, on doit enlever toutes les portions d'os malades et mettre en contact des surfaces osseuses aussi étendues que possible.

Je ne parlerai pas de la cautérisation qui peut suivre la résection, mais Je dois dire un mot de la ligature des os, de leur suture, etc.

R. Ligature des fragments, — On la pratique généralement aVec des fils métalliques ou des lanières de plomb que l'on passe à l'aider d'aiguilles courbes ou de stylets aiguillés flexibles autour 4es os qu'ils sont destinés à embrasser, et que l'on fixe ensuite en les tordant.

L. Suture des fragments (fig. Ul). — Cette suture, qui est quelquefois employée pour maintenir les fragments dans des fractures

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difficiles à contenir, dans quelques fractures du maxillaire inférieur par ei^emple, se fait le plus souvent avec des iils métalliques que l'on introduit à travers des trous creusés avec des forets, des instruments plus ou moins analogues au drill des horlogers. Certains

Fig. 141. — Suture des os. Perforateur de Robert et GoUin.

de ces instruments sont percés à leur extrémité d'un chas destiné à recevoir le fil, ce qui évite de se servir d'une aiguille pour passer ce dernier.

M. Suture du périoste, — Elle a été préconisée par Jordan, de Manchester. En pratiquant la résection du fragment supérieur, on conserve le périoste que Ton a incisé longitudinalement et décollé à l'aide de pressions exercées avec un instrument mousse et anguleux. On engage ensuite le fragment inférieur dans l'étui formé par les deux lambeaux périostiques que l'on rapproche par la suture.

N. Rivure des fragments. — On les rive en les fixant Tun à Tautre à l'aide de chevilles d'ivoire ou de métal enfoncées à la fois dans les éeux fragments, après qu'on leur a creusé un trajet avec un foret.

Le i^jocédé dont j'ai parlé plus haut et qui consiste à attacher en-* semble des chevilles fixées isolément dans chaque fragment, peut jusqu'à un certain point être rapproché de la rivure.

Je m'abstiendrai de tout jugement porté sur les procédés opéra^ toires que je viens de passer en revue. Pour les apprécier, pour en

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discuter les avantages et les iacoavénients, il me faudrait préalablement exposer les différentes variétés de pseudarthrose, ce qui ne rentre nullement dans le cadre de ce livre.

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