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CATARRHE PULMONAIRE. TRAITEMENT. AOÔ

surtout par une toux qui survient pendant le sommeil. Ipéca (3e) convient quand la toux est sèche, quinteuse ; avec sensation d'étouffement, effort de vomissements et vomissements ; dyspnée, mais surtout léger sifflement perceptible pour le malade, la toux est provoquée par un chatouillement profond, soussternal, remontant au larynx. Pulsatilla (3e et 12e) appartient à une période plus avancée du catarrhe. Ce médicament est indiqué par la toux grasse, quinteuse, avec effort de vomissement ; expectoration de matières jaunes, épaisses, souvent d'un goût amer. La toux s'accompagne fréquemment de douleur de poitrine, d'otalgie, et, chez les femmes, d'émissions involontaires des urines; elle est provoquée par l'inspiration, par un sentiment de sécheresse et de chatouillement dans la trachée et le larynx. Elle est plus intense le soir el surtout dans la position horizontale. Bryonia convient de préférence contre la toux grasse, quinteuse, avec douleur dans un point clu thorax; surtout si cette douleur augmente par la respiration et par la toux. Broiera (3° et 12°) est indiqué dans la dernière période, quand la toux est quinteuse, convulsive, avec vomissements des aliments ; la toux est provoquée par un chatouillement clans le larynx. Quand la toux a lieu surtout la nuit, dans la position couchée, par un chatouillement dans le larynx avec expuition des crachats très-liquides hyosciamus 6° est indiqué et réussit presque certainement.

Chamomilla correspond à une toux quinteuse avec spasme, excitée par un chatouillement dans la fossette du cou et par une inspiration profonde.

Cina convient pour une toux convulsive par chatouillement dans le larynx avec vomissement, même alimentaire, comme par le drosera. La pâleur de la face, le prurit nasal, les gémissements après la toux prescrivent l'indication de ce médicament. La toux est souvent excitée par une respiration profonde.

Lyçopodium et Senega correspondent à des toux quinteuses éclatantes, excitées par une respiration profonde. Pour terminer, on est quelquefois obligé d'administrer encore sulfur (30e) ou calcarea (30°).

Traitement de la (orme bénigne. — Suivant la prédominance du

coryza, du mal de gorge ou de la toux, on administrera nux vomica, bellidona ou acomtum. Chamomilla, indiqué dans le coryza avec douleurs atroces dans les sinus frontaux et maxillaires; agitation considérable, état qui porte les malades au désespoir. Euphrasia convient davantage quand il y a inflammation catarrhale des conjonctives.

Traitement de la forme grave . — Pneumonie lobidaire. Tout à fait au début, quand le mouvement fébrile est violent, acomtum (6«), toutes les heures ; mais ce médicament ne doit pas être continué plus de vingt-quatre heures. Ipéca (12e) et Bryonia (12°) alternés toutes les deux heures constituent pour moi un traitement héroïque de celte forme grave du catarrhe pulmonaire. Ces deux médicaments correspondent au mouvement fébrile, à la dyspnée, et surtout aux râles sous-crépitants etau souffle disséminé. Quand l'état s'aggrave, malgré ces deux médicaments, on a encore un puissant secours dans arsenicum (12° ou même 3e). Carbo vegetabilis (12e) convient à une période plus avancée encore, à la période asphyxique. Tartarus 2me et 3me trituration est indiqué par la difficulté ou l'absence d'expectoration coïncidant avec des râles muqueux abondants; état de somnolence, face rouge, toux quinteuse avec vomiturition, accès de suffocation ; hépatisation étendue du tissu pulmonaire. Ipéca à doses fortes (l.Ie trituration au 10e) est indiqué par un état asphyxique avec face bleuâtre, dyspnée considérable. Très-souvent on aura recours à phosphorus, surtout quand l'état général revêt une apparence typhoïde; et à sambucus clans les crises de suffocation. J'ai obtenu de bons effets de Kermès et d'arseniate d'antimoine 2mc et 3m0 trituration qunnd la maladie avait duré déjà longtemps eteommençait à revêtir l'allure des affections chroniques.

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