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ENDOCARDITE

Cette affection est caractérisée anatomiquement par l'innammation de la membrane interne du cœur et du tissu musculaue

"ocardite existe comme maladie essentielle,

nous a jamais été donné de l'observer à l'état o.gu. Seulement

12 avons constaté un certain nombre de

déCra— quc jes lésions — sont,— «

inflammatoire, il en resuUe que chez c

endoCarm en l'absence de complété

quent une endocardite essentielle. Quand no

nos observations sur ce point, nous pouuons

TendocardiLe essentielle; mais maintenant nous ne pouvons qu'en signaler l'existence. Nous ajouterons qu'elle nous a toujours paru avoir un début insidieux et une marche primitivement chronique.

C'est principalement dans le cours du rhumatisme articulaire aigu que se produit l'endocardite; quelquefois cette affection se montre chez les goutteux, les hémorrhoïdaires et les dartreux ; d'autres fois elle complique une fièvre continue ou éruptive, et plus fréquemment la diathèse purulente. Enfin l'inflammation peut se propager à l'endocarde dans le cours d'une pneumonie, d'une pleurésie ou même d'une bronchite intense.

L'étude de Yendocardite ne deviendra rigoureuse que lorsqu'elle aura été faite pour chacune des maladies, dans le cours desquelles elle peut se montrer; cette étude n'est faite aujourd'hui que pour V endocardite rhumatismale.

Elle présente quatre formes : forme commune, forme grave ou infectieuse, forme métas fatigue et forme bénigne.

I. Forme commune. — Cette forme apparaît dans le cours du rhumatisme articulaire aigu, principalement quand un grand nombre de joinLures ont été affectées; elle aggrave beaucoup l'état du malade, mais. elle ne trouble pas la marche de la maladie en faisant disparaître les affections articulaires, comme l'endocardite métastatique.

Son début est annoncé par une augmentation de la chaleur fébrile ; le pouls s'accélère et devient plus petit, dur et vibrant ; on peut déjà distinguer le pouls propre aux lésions de chaque orifice, il est grand et bondissant dans l'insuffisance aortique; irrégulier et petit dans l'insuffisance milrale; en même temps apparaissent les palpitations et la dyspnée; rarement les malades accusent une douleur notable à la région du cœur. Les jours suivants la dyspnée augmente; le pouls devient mou et faible, tout en restant fréquent, et, en même temps, on constate la matitè cardiague et des bruits de souffle divers.

La matitè transversale est augmentée parce que les fibres musculaires demi-paralysées par l'inflammation de la séreuse se contractent faiblement et laissent le cœur se distendre. La

formation des dépôts pseudo-membraneux dans les régions valvulaires, l'inflammation des valvules et des orifices du cœur détruisent la mobilité, la régularité et l'élasticité de ces parties ; d'où naissent des rétrécissements et des insuffisances ; de là des bruits de souffle, dont nous donnerons la description dans le chapitre suivant. La voussure n'arrive jamais en l'absence de complications péricardiques.

Si l'endocardite doit se terminer par la mort, la dyspnée augmente, le pouls devient misérable, intermittent, et les malades succombent dans une syncope ou dans l'axphyxie. Cette terminaison a lieu le plus souvent vers la fin du premier septénaire.

La terminaison par une guérison absolue est fort rare ; elle s'annonce par la décroissance de la fièvre et de la dyspnée,' par la disparition des bruits de souffle,

I^a terminaison la plus fréquente est la guérison incomplète; l'état aigu disparaît et les altérations valvulaires persistent.

Les Allemands ont beaucoup insisté sur la complication d'embolie dans le cours de l'endocardite, de petites portions de fibrine coagulée, des parcelles de valvules détachées, sont entraînées par la grande circulation et viennent produire des oblitérations artérielles dans la rate, les reins, le foie, les membres ou le cerveau. Ces oblitérations produisent des apoplexies capillaires, des abcès et des gangrènes. Ces accidents sont fort rares.

II. Forme grave ou infectieuse. — Cette forme de l'endocardite est encore à l'étude. Son histoire est fort obscurcie par l'esprit de système et les théories sur Yinfection. Cette forme est fréquemment une affection de dialhèse purulente. Elle est caractérisée par des symptômes généraux extrêmement graves et par l'effacement des . symptômes locaux. Un mouvement fébrile intense, rémittent, avec des redoublements quotidiens ; redoublements marqués par des frissons et des sueurs; une diarrhée colliquative ; une adynamie profonde constituent la physionomie de cette affection dont la durée est souvent de plusieurs semaines. Si on n'auscultait pas les malades chaque

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