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HÉMORRHAGIE CÉRÉBRALE

C'est une affection caractérisée par un épanchement de sang dans la pulpe du cerveau; cette affection survient habituellement chez les goutteux, les hémorrhoïdaires ou les dartreux; on n'a pas encore déterminé par des observations cliniques si l'hémorrhagie pouvait survenir en dehors de toute maladie et, par conséquent, constituer une espèce morbide.

Cette affection se présente sous trois formes : forme commune, forme hémiplégique, forme foudroyante.

I. Forme commune. — Elle est caractérisée par une apoplexie avec hémiplégie, suivie du retour à la connaissance avec persistance de l'hémiplégie.

Prodromes. — Cette question a été souvent débattue ; mais la confusion de l'encéphalite, de l'hémorrhagie et du ramollissement par l'endoartérite déformante, ôte aux travaux anciens presque toute leur valeur. Rochoux affirme que les prodromes n'ont existé que 6 fois sur 63 cas. Ces symptômes précurseurs sont ceux d'une hémorrhagie imminente : chaleur et battement des artères; pouls grand et rebondissant II faut ajouter : vertiges ténébreux, céphalalgie, excitation cérébrale ou somnolence, et surtout. un léger embarras de la parole; mais, le plus souvent, les prodromes n'exislent pas, et jamais les malades ne se sont mieux portés qu'au moment de l'attaque.

V» période.— Apoplexie. - Le malade tombe foudroyé; il a perdu subitement la connaissance, le mouvement e.t le sentiment; il est dans le coma avec sfertor; le pouls est grand et lent, la température abaissée (36-, 36°, 5), la pupille dilatée, le hcies habituellement rouge, quelquefois pâle. La paralysie des muscles delà face, jointe à la respiration profonde et suspirieuse, fait qu'à chaque expiration, une joue se distend plus lue 1 autrei el que l'air s'échappe avec bruil par un des coins

à* MALADIES ET AFFECTIONS DE L'ENCEPHALE.

delà bouche; le malade fume sa pipe. On constate que la paralysie siège d'un seul coté du corps. 11 y a quelquefois paralysie du sphincter et souvent vomissements au début. Dans un grand nombre de cas la face regarde avec persistance du coté opposé à la paralysie, c'est-à-dire du côté de l'hémisphère frappé ; les yeux sont déviés clans le même sens. La durée de cette période est de un à six jours.

•2" période. — Hémiplégique. — La connaissance revient .peu à peu ; l'intelligence et la mémoire restent un peu altérées.; le pouls et la respiration reviennent à leur état normal ; la température s'élève ('18°, 39°), le sommeil est encore troublé ; l'hémiplégie persiste complète ou incomplète : la paralysie occupe; les muscles de la face du môme côté; et, si le malade lire la langue, elle se dévie du côté paralysé; les traits de la face sont affaissés et immobiles du côté de la paralysie. Le bras est toujours plus paralysé que la jambe. La sensibilité peut être conservée. Les vaso-moteurs sont paralysés du côté de l'hémiplégie et les membres paralysés sont plus rouges et plus chauds que les membres du côté sain.

Arrivée à ce point, l'hémorrhagie cérébrale peut présenter des terminaisons bien diverses.

1° Mort par encéphalite. — Vers la tin du premier septénaire, il survient de la céphalalgie, un mouvement fébrile, puis la paralysie est remplacée par la contracture; on voit alors apparaître de la somnolence, du coma, et les malades succombent rapidement. Le mouvement fébrile s'accompagne d'une élévation de la température du corps, qui peut servir de mesure à la gravité de la maladie, puisqu'elle augmente jusqu'au jour de la mort, 39°, 40", i 1 0 et plus. Nous devons noter aussi, comme le signe d'une fâcheuse terminaison, l'apparition sur la fesse du côté paralysé d'une tache rouge violacée, suivie bientôt d'une eschare gangréneusc.

2° Mort par une nouvelle hémorrhagie. — Après un rétablissement apparent qui laisse cependant subsister l'hémiplégie, 'les malades sont pris d'une, nouvelle attaque et succomb) ni.

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