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HÉMORRHAGIE CEREBRALE. — FORME FOUDROYANTE

rapidement dans le coma; la température s'abaisse de nouveau pendant la seconde attaque.

3° Mort dans l'état cachectique. — Les malades se rétablissent à peu près, mais la paralysie est complète; il survient deseschares, des suppurations profondes, de la fièvre hectique, et les malades succombent dans le marasme et la diarrhée, ou bien ils sont emportés par une maladie intercurrente.

Guérison directe. — L'hémiplégie diminue graduellement ; le mouvement revient d'abord dans la jambe, puis dans le bras ; la parole est facile, et la guérison peut être complète; mais le plus souvent il reste des traces de paralysie surtout dans le bras.

Guérison après encéphalite. Elle est très-rare : la fièvre cesse; la paralysie remplace la contracture et guérit elle-même, mais fort incomplètement; d'autres fois la contracture persiste toute la vie des malades.

État stationnaire et encéphalite chronique. — Il arrive souvent que la seconde période se prolonge fort longtemps ; puis, après une amélioration insignifiante de la paralysie du membre inférieur, le bras est pris de rétraction musculaire avec douleur très-persistante et céphalalgie habituelle; ou bien l'hémiplégie persiste indéfiniment avec ou sans atrophie musculaire. La vie peut se prolonger ainsi pendant des années; mais habituellement une récidive de l'hémorrhagie emporte les malades.

II. Forme foudroyante. - Elle correspond à une hémorrhagie considérable; elle est caractérisée par une apoplexie avec resolution des membres et souvent mouvements convulsifs divers. La mort arrive rapidement et sans que les malades reprennent connaissance. Cette forme a deux variétés, une qui est tres-rapide : et l'autre qui présente une rémission après les premiers accidents.

ire mrié[l __ PerLc gubilc ^ complèle de ^ connaissance du mouvement et du sentiment; résolution des membres ou convulsion générale; face d'abord pâle, mais rapidement rouge et

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34 MALADIES ET AFFECTIONS DE l'eNCEPIIALE.

violacée; pouls grand et lent, mais bientôt petit et insensible; respiration stertoreuse ; paralysie des sphincters et du pharynx ; déglutiti )n impossible ; mort après quelques heures ; et quelquefois mort subite.

2e variété. — L'attaque est moins rapide; le malade se sent frappé; après l'apoplexie, accompagnée d'hémiplégie, le coma est un peu moins profond, et le malade donne quelques signes de connaissance. Mais cette amélioration se prolonge au plus quelques heures ; une nouvelle hémorrhagie se produit, le sang déchire la pulpe cérébrale et pénètre dans les ventricules ou dans l'espace sous-arachnoïdien; le coma augmente, il y a des convulsions générales : les symptômes de la syncope se joignent à. ceux du coma; la face pâlit; le pouls est défaillant, la température très-abaissée et la mort survient rapidement.

III. Forme hémiplégique. — Vertiges, puis hémiplégie rapide; la connaissance persiste; au début, il y a seulement un peu d'hébétude avec somnolence. Cette forme présente lesdiffé' rentes terminaisons et les différents accidents décrits à propos de la forme commune. Seulement, ici, les chances de guérison sont plus considérables, parce que la forme hémiplégique correspond à une hémorrhagie très-petite.

Anatomie pathologique. — L'hémorrhagie siège le plus souvent dans le corps strié ou la couche optique ; elle peut occuper 'un des lobes du cerveau. La quantité cle sang est extrêmement variable. Les grandes hémorrhagies déterminent souvent la rupture des parois ventriculaires ou de la couche corticale. L'hémorrhagie siège du côté opposé à la paralysie. On trouve le sang à des états très-variables, suivant le temps qui s'est écoulé depuis l'hémorrhagie jusqu'au moment de la mort. Nous ne décrirons pas ce travail d'anatomie pathologique, qui se termine par de petits kystes ou par des cicatrices. Les artères sont très-souvent altérées dans leurs parois. Elles sont athéromaleuses; d'autres fois elles présentent des dilatations anévrysmales dans leurs plus petites divisions.

HEMORRHAGIE CERERRALE.

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