‹ Éléments de médecine pratique [electronic resource]Chapitre 25 sur 350 · HÉMORRHAGIE MÉNINGÉE. FORME CONVULSIVE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE MÉNINGÉE. FORME CONVULSIVE

Variété rémittente. — Elle correspond à des hémorrhagies successives ; il y a des alternatives de coma et de retour à la connaissance. Mais la méningite survient, et la maladie se termine comme d'habitude.

IL Forme hémiplégique. — Céphalalgie intense avec stupeur comme dans la forme précédente; mais, en plus, hémiplégie rapidement progressive, sans déviation de la langue; mouvements choréiquesdans les membres non paralysés. La méningite se développe ou non. Si elle se développe, il survient des vomissements, un mouvement fébrile, du délire et les symptômes décrits précédemment. Si elle ne se développe pas, l'hémiplégie peut rester stationnaire, ou au contraire diminuer progressivement et là maladie se terminer par guérison. Souvent l'hémiplégie siège du même côté ]que la lésion.

III. Forme convulsive. — Elle est très-rare. Cependant, dans l'hémorrhagie cérébrale, quand le sang fait irruption dans la cavité arachnoïdienne, les convulsions sont presque constantes. A quoi tient donc la rareté de la forme convulsive dans l'hémorrhagie méningée?

Cette forme correspond à la compression de la protubérance et de la moelle allongée par le sang. Elle se caractérise par des attaques d'éclampsie, alternant avec le coma, des vomissements, du strabisme; le pouls et la respiration sont irréguliers, la mort est rapide.

.Les hémorrhagies méningées symptomatiques revêtent les mêmes formes. Celles qui surviennent pendant le cours de la démence et de la paralysie générale sont souvent convulsivos. Les hémorrhagies symptomatiques des maladies non. localisées dans le cerveau sont souvent latentes.

Hémorrhagie sous-arachnoïdienne. — Ces hémorrhagies toujours fort abondantes, sont dues à la rupture d'un vaisseau artériel ou veineux. J'ai trouvé une seule observation dans laquelle cette rupture n'avait pas été constatée. Si on ajoute que, d'après les travaux modernes, les dernières divisions artérielles

40 MALADIES ET AFFECTIONS DE l'eNCEPHALE.

présentent souvent de nombreuses dilatations anévrysmalos, on comprendra que les hémorrhagies arachnoïdiennes soient si souvent dues à une rupture artérielle.

Les symptômes varient un peu suivant la rapidité de l'épanchement sanguin. La maladie débute par une céphalalgie occipitale atroce et des vomissements, puis plus ou moins rapidement une somnolence croissante, interrompue par une attaque d'éclampsie remplacée elle-même par le coma. Le pouls est grand et rare; la face plus ou moins colorée. Alors, si l'hémorrhagie est abondante, on voit les symptômes de syncope se mêler à ceux du coma ; la face pâlit, le pouls devient misérable, la mort arrive rapidement après douze ou quarante-huit heures de maladie ; par exception la durée se prolonge un septénaire ; mais alors on voit apparaître les symptômes de la méningite consécutive.

Anatomie pathologique. — Dans la première espèce, l'épanchement sanguin a lieu dans la cavité de l'arachnoïde ; la quantité de sang est moindre. Il s'enkyste en déterminant l'inflammation des membranes avec lesquelles il est en contact et subit les diverses transformations propres au sang enkysté. Une opinion récente consiste à attribuer l'hémorrhagie à des vaisseaux nouveaux développés dans une fausse membrane qui précéderait l'hémorrhagie. Nous avons examiné cette opinion au commencement de ce chapitre. Les limites de ce livre ne nous permettent pas de discuter et de réfuter les erreurs de ce qu'on a appelé la pachymêningite.

Dans l'hémorrhagie sous-arachnoïdienne, la grande quantité de sang épanché et la mort rapide ne permettent pas habituellement le travail de la formation du kyste.

Etiologie. — Nous aurions 5 répéter ce que nous avons dit pour l'hémorrhagie cérébrale. Notons seulement ïkrognerie comme une cause plus particulière d'hémorrhagie sous-arachnoïdienne.

Traitement. —Nous renvoyons encore au'tràitement de

Page 1