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HYDROCÉPHALIE

C'est une affection caractérisée par un épanchement d'eau dans la cavité de l'arachnoïde ou dans celles des ventricules ; do là une première division : hydrocéphalie arachnoïdienne et hydrocéphalie ventriculaire. Cette affection est presque toujours symptomatique ; l'hydrocéphalie arachnoïdienne est la suite et la conclusion d'une hémorrhagie; l'hydrocéphalie ventriculaire est symptomatique de tumeurs cérébrales, de cachexies, d'albuminuries scarlatineuses, ou autres ; enfin, elle constitue quelquefois une maladie essentielle propre à la première enfance ; c'est celle que nous décrirons.

Hydrocéphalie ventriculaire essentielle. — Cette maladie débute de deux manières différentes, le plus souvent elle procède par des symptômes peu marqués et une marche insensible ; d'autres fois elle affecte les allures d'une maladie aiguë, c'est ce que les auteurs ont appelé : hydrocéphalie aiguë.

Début à marche aiguë. — Les enfants sont pris de fièvre et d'agitation ; il y a des vomissements fréquents, mais sans constipation invincible: et un ensemble de symptômes qui rappelle la méningite de la base : dilatation des pupilles et regard fixe ■ bâillements et soupirs; mâchonnement ; éclampsie; convulsions partielles; contracture des extrémités; grognements; cris automatiques. Le pouls est dur et fréquent; la face alternativement rouge et pâle ; il y a de la somnolence. Après une durée d'un ou deux septénaires, il y a une rémission de tous les symptômes la maladie peut guérir ou reprendre la marche chronique que nom

allons décrin; maintenant. Les enfants peuvent-ils succombi t à&Bts eetbe période aiguë? Le l'ait est encore douteux; il y a quelques observations qui tendent à Le prouver, mais alliée -ont incomplètes.

Marche chronique. — C'est la plus Iréquente ; elle s'établit d'emblée ou succède à la période aiguë que nous venons de décrire.

La marche de la maladie est très-lente et ses progrès presque insensibles. Dans la première enfance, l'accroissement rapide du volume de la tête et un état maladif sont, pendant longtemps, les seuls symptômes appréciables.

Dans un âge plus avancé, les troubles de la vue, l'amblyopie, une démarche mal équilibrée sont aussi des symptômes primitifs.

Quand la maladie est développée, la tête présente un aspect caractéristique. Avant l'ossification des fontanelles, la tête prend rapidement un développement énorme et hors de proportion avec la face; le front est saillant et l'angle facial disparaît; les orbites sont inclinés en bas, et l'œil se trouve recouvert en partie par la paupière inférieure ; les sutures sont écartées, les fontanelles considérablement agrandies; les os très-amincis, la tête transparente et fluctuante ; un sillon longitudinal saillant, indique l'espace interpariétal. Après l'ossification des fontanelles, le développement du crâne est moins considérable, et il n'y a plus cette disproportion avec la face ; la tête entière est énorme, et dans un degré avancé les sutures tendent à se disjoindre.

Pendant que la tête subit les modifications précédentes, l'agitation cesse, elle est remplacée par la tristesse et l'impassibilité. Immobiles, somnolents, l'œil fixe, la pupille dilatée, les enfants poussent encore quelques cris aigus quand on les change de place ; le strabisme, l'amblyopie et la cécité sont des symptômes de la dernière période, auxquels il faut ajouter des paralysies et des contractures partielles ; et enfin des convulsions éclamptiques. Chez les enfants plus âgés, l'intelligence fanent obtuse, mais elle se conserve plus longtemps, ainsi que la parole. La mort arrive de deux manières : quelquefois brusquement

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