IV. Pseudo-hématocèle ou hématocèle du ligament larçre
La pseudo-hématocèle survient presque toujours à propos d'une grossesse extra-utérine ; il n'existe que deux observations de pseudo-hématocèle dans l'état de vacuité
Gomme, dans l'hématocèle vraie, le début est brusque et survient à une époque cataméniale, il ne s'accompagne pas de symptômes vrais de péritonite, mais d'une douleur hypogasfrique qui se rapproche beaucoup de celle du phlegmon du ligament large. La tumeur sanguine est latérale seulement, peu proéminente du côté de l'abdomen ; tandis qu'elle descend trèsbas dans le vagin, avec les parois desquelles elle fait, pour ainsi dire, corps. (Bernutz.)
Traitement. — Il comprend trois indications principales : contenir et combattre l'inflammation de la séreuse péritonéale ; favoriser la résorption de l'épanchement sanguin ; lutter contre les nouvelles poussées hémorrhagiquos.
Les médicaments indiqués par l'inflammation du péritoine sont Yaconit et la coloquinte. Nous renvoyons à ce que nous avons avons dit de ces deux médicaments à propos du traitement de la pelvi-péritonite. Les indications sont les mêmes et nous n'avons rien de particulier à ajouter à ce chapitre.
La résorption de l'épanchement peut-elle être activée par une action médicamenteuse? Nous n'osons nous prononcer pour l'affirmative. Il est difficile, en effet, de juger si la diminution et. la disparition de l'hématocèle, qui se produit habituelleinenl par les seuls efforts de l'organisme, quand rien ne vient entra'
HEMATOCÈLE PERI-UTERINE. ~ TRAITEMENT. > VO
ver son travail de réparation, est hâté jusqu'à un certain point, par l'administration d'un médicament ; nous conseillerons néanmoins d'employer X arnica et la belladone qui nous ont paru favoriser la résorption de l'épanchement dans un cas où nous les avons employés.
Toute la préoccupation du médecin doit être fixée sur la possibilité d'une nouvelle hémorrhagie et sur les moyens de s'y opposer. Cette recrudescence de la lésion, se produisant toujours au moment des règles, la femme doit, pendant cette période, être soumise aux lois les plus sévères de l'hygiène. Le repos absolu clans la position horizontale est de rigueur. Aconitum sera prescrit pour prévenir la congestion hémorrhagique La dose sera ici de 20 gouttes de teinture en 24 heures. Digitalis est aussi indiqué dans ce cas, à cause de ses propriétés antihémorrhagiques et en particulier de son action sur l'utérus, mais je ne connais pas les signes qui doivent la faire préférer à l'aconit. Au moment de l'hémorrhagie, arnica est le médicament principal ; mais hamamelis, ihlaspi bwsa pasto?Hs, secale cornulum et tous les médicaments de la métrorrhagie, sont pareillement indiqués. A ce moment l'application continue de glace sur le bas-ventre est aussi d'un grand secours.
Si le kyste sanguin est distendu par une nouvelle hémorrhagie, et que les douleurs violentes fassent craindre sa rupture, Nélaton conseille la ponction. Cette opération sera pratiquée par le vagin. C'est le seul cas dans lequel on devra intervenir chirurgicalement, attendu que la ponction est habituellement suivie de l'inflammation violente du kyste et de la mort de la malade.
Enfin, si l'bcmaLocèle devient le siège d'un travail inflammatoire, on devra, par tous les moyens possibles limiter et circonscrire cette inflammation. Aconit, colocynlhis, cantharis, retrouvent ici leur indication. Le collodion, quelquefois la glace sont aussi très-utiles pour empêcher les accidents violents et persistants. On voit alors l'inflammation se borner à amener l'ulcération du kyste à sa partie inférieure et son ouverture dans le vagin ou dans le rectum, et procurer ainsi la guérison complète do la malade.
MALAD. DES ORGANES GENITO-URINAIRES. — MATRICE.