HÉMORRH AGI E DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
. C'est une maladie très-rare ; ses symptômes sont assez caractéristiques. Les prodromes, qui ont souvent une durée de plusieurs jours, consistent dans des douleurs rachidiennes plus ou moins intenses; une douleur occupant la base de la poitrine en forme de ceinture ; d'autres fois il n'y a point de prodromes, et le malade tombe tout à coup frappé de paralysie avec conservation entière de l'intelligence. Cette paralysie s'accompagne dïine douleur intense dans le point de la moelle déchirée par l'épanchement. Les symptômes et la terminaison varient suivant le siège de l'épanchement; quand l'hémorrhagie a lieu à la région cervicale, et d'un côté seulement de la moelle, la paralysie est bornée au membre supérieur et siège du même côté que la lésion. Si l'hémorrhagie détruit la moelle dans toute son épaisseur il se produit une paraplégie qui remonte plus ou moins haut, suivant la place occupée par la lésion. La paralysie des sphincters, la cessaLion de la contractililé électrique, l'atrophie musculaire, la formation d'eschares son] en rapport avec le siège de la lésion. Nous renvoyons le lecteur au chapitre des paraplégies et des myélites pour la physiologie pathologique de ces symptômes; quand la partie supérieure de la moelle est atteinte, soit primitivement, soit par
MYÉLITE. — - ANATOM I E PATHOLOGIQUE. 57
exlension de l'hémorrhagie, soit par le développement ultérieur d'une myélite; la vie est rapidement compromise, et la mort a lieu par asphyxie et par syncope. L'hémorrhagie de la moelle allongée entraîne habituellement la mort subite. L'absence de fièvre au début de l'hématomyélite est un signe diagnostique d'une grande valeur.
La guérison est possible, elle a été démontrée par des lésions annonçant la résolution d'un foyer apoplectique. Celte guérison se fait par le même mécanisme que dans l'hémorrhagie du cerveau.
Anatomie pathologique. — Le sang est collecté ou infiltré ; e tissu médullaire souvent enflammé. Du reste, les phénomènes consécutifs ressemblent à ceux qui se passent dans l'encéphale.
Étiologie. — La maladie est survenue quelquefois à la suite d'efforts violents, par des excès de coït, pendant l'accouchement, après la suppression des règles.
Traitement. — Arnica et belladnna sont les deux principaux médicaments.