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NÉVRALGIE FORME BÉNIGNE. FORME GRAVE

coup tombent dans une mélancolie profonde et quelques-uns finissent par le suicide.

Traitement. — Dans la forme commune, les médicaments principaux sont nux vomica, belladona, spigelia, chamomilla, china, colocynthis, pulsatilla, phosphorus et verbascum.

Nux vomica est le médicament principal dans la névralgie intermittente dépendant d'une fièvre larvée; s'il échouait, il faudrait donner le sulfate de quinine à haute close.

Nux vomica correspond à la névralgie sus-orbi taire s'aggravant le matin, et dans la position couchée; sensation de froid dans la partie malade, larmoiement et rougeur de la conjonctive.

Belladona. Douleur très-violente principalement clans le nerf sous-orbitaire ; rougeur, et quelquefois gonflement de la face; douleur excitée par l'attouchement le plus léger.

Chamomilla. Douleur avec grande excitation; rougeur d'une joue, pleurs, cris, exaspération. Empiriquement je me suis souvent bien trouvé de l'alternance de chamomilla et belladona à la 3° dilution, en gouttes.

Spigelia est indiquée principalement par les douleurs de l'œil qui est comme arraché ou enfoncé dans l'orbite, parles douleurs du pourtour de l'orbite, aggravation par le moindre attouchement, grande angoisse de cœur.

China est un médicament caractérisé par une aggravation par le moindre attouchement, douleur très-violente la nuit.

Colocynthis. Douleur qui augmente surtout parle mouvement de la partie malade, et aussi par l'attouchement, douleur ù crier.

Pulsatilla. Douleur plus forte le soir, mais principalement névralgie chlorotique ; consulter encore platina, phosphorus, slramonnna. Verbascum, en teinture mère, a souvent réussi au Dr Crétin ; ce médicament doit être continué avec persévérance; ses symptômes sont les suivants : douleur par éclairs, par le moindre mouvement, en serrant les dents, en les louchant avec la langue; face rouge, rapports acides.

Dans la forme grave les principaux médicaments sont thuya

et coccus cacti alternés, mezereum, kali chloricum, zincum, phosphorus.

J'ai obtenu quelques guérisons avec thuya et coccus cacti alternés. Je suis descendu à la 3° dilution, en gouttes. Alterner une cuillerée toutes les deux, quatre ou six heures, suivant l'intensité des douleurs.

Mezereum. Accès subit de douleur par le mouvement pour parler ou pour manger, surtout en mangeant chaud ; salivation, roideur des muscles masticateurs.

Kali carbonicum. Éclairs de douleur par le moindre mouvement de la partie malade avec tremblement des muscles, forte pulsation des artères temporales.aggravation par les acides, névralgie due à des affections morales.

Zincum. Même douleur que les précédentes ; de plus douleur se-prolongeant à l'occiput, œil rétracté dans l'orbite, paupière bleuâtre, langue engourdie, salivation.

Phosphorus, qui a aussi pour caractère douleur excitée par le mouvement des parties malades, m'a donné un succès dans un cas récent. Je l'ai administré à la 24^ et à la 12°, puis à la 6* dilution. Il avait été précédé de belladona qui avait produit une amélioration subite mais peu durable.

Stannum a donné une guérison rapide. Les symptômes qui indiquent ce médicament sont : les accès s'aggravent progressivement et décroissent de môme ; la douleur est excessive et le faciès exprime une souffrance excessive.

Névralgie cervico-occipitale. — Elle siège clans les branches postérieures des quatre premières paires cervicales et en particulier dans le grand nerf occipital. Elle est caractérisée par une douleur sourde habituelle occupant l'occiput et la nuque, d'un seul côté ; s'irradiant danslecou, vers la tête, jusque dans la région frontale, et quelquefois dans l'oreille. EU. présente cinq points principaux : le point occipital, le point cervical superficiel au niveau même des apophyses épineuses; \o point pariétal commun avec la névralgie trifaciale ; le point mattoaUen, et le point auriculaire sur la conque de l'oreille.

Cette névralgie n'est pas très-fréquente, elle esl quelquefois

liée à la névralgie trifaciale.

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Traitement. — La clinique nous fournit peu de renseignements sur le traitement de cette névralgie.

Les principaux médicaments indiqués sont : belladona, bryonia, nux vomica, pulsatilla et china.

Belladona est indiquée par des élancemen ts avec r-oideur douloureuse du cou, apparition des douleurs vers quatre heures du soir jusqu'au lendemain matin; aggravation par le mouvement et les courants d'air ; amélioration en renversant la tête en arrière et par la pression.

Nux vomica répond à des douleurs sourdes avec roideur du cou; douleur à l'occiput, douleur crampoïde du cuir chevelu. Les douleurs apparaissent le matin au réveil ou après le repas, aggravation par le toucher.

Bryoniaesl indiquée par une roideur avec tension douloureuse à la nuque et au cou, aggravée, et par le mouvement de la tête et en ouvrant les yeux.

Pulsatilla estindiquéepar des douleurs de meurtrissure à l'occiput se propageant à la nuque, avec contraction douloureuse, aggravation le soir au lit; amélioration en sortant.

China teinture mère a guéri une névralgie occipitale qui présentait les symptômes suivants : douleur violente, les lésuments donnent la sensation d'écorchure, la racine des cheveux est douloureuse au simple attouchement, une forte pression n'était pas douloureuse.

Névralgie cervico-brachiale. — Elle a son siège dans le plexus formé par les quatre dernières paires cervicales et par la première paire dorsale, et dans les branches sensitives qui en émanent. Elle peut occuper l'ensemble des nerfs du bras, ou être limitée à une des branches : névralgie radiale, cubitale,etc. Cette névralgie est assez fréquente ; elle s'accompagne habituellement d'un sentiment d'engourdissement très-marqué <l mis les doigts. Comme toutes les névralgies elle peut s'exaspérer par le mouvement; mais d'autres fois elle s'aggrave la nuit, à la chaleur du lit et pendant le repos. Elle présente les points suivants : un point axillaire, un point entre l'olécrâne et le condyle interne de l'humérus ; un point cubital, au-dessus de la

main; un point radial, clans l'endroit où le nerf de ce nom contourne le radius; un autre point encore au bas du radius; et des point digitaux.

Traitement. — Indépendamment des renseignements qu'on trouvera au traitement de la névralgie trifaeiale, nous signalerons : arsenicum chez les herpétiques, dans les douleurs qui s'aggravent la nuit avec une grande anxiété, douleurs soulagées par les applications chaudes et par le mouvement de la partie malade; douleurs brûlantes; quelquefois sentiment de froid dans la partie malade ; — sentiment d'angoisses et de lipothymie qui fait désirer d'être couché.

Bn/onia. Douleur aggravée par le mouvement, disparaissant par un repos complet; douleur par la pression.

Mus toxicodendron. Douleur dans le repos, la nuit au lit, avec sentiment de fièvre dans la partie malade.

Mercurius. Aggravation nocturne et à la chaleur du lit ; douleur qui oblige à changer de place constamment; amélioration le matin ; le lit et le repos font du bien à ce moment.

Nux vomicà. Douleur avec sentiment de torpeur et d'engourdissement ; douleur qui force à changer de place, s'aggravant surtout le matin au lit et forçant à se lever.

Pulsatilla. Douleur avec sentiment de torpeur et d'engourdissement, douleur avec frisson, frilosité et pâleur de la face; douleur s'aggravant au commencement du mouvement; douleur dans le repos, après un exercice prolongé; le soir, amélioration par le changement de place, par la promenade au grand air.

Sulfur. Aggravation par le froid, par le repos, en restant debout ; par le changement de temps ; amélioration par le chaud, par le mouvement de la partie affectée.

J'ai guéri un malade qui souffrait cruellement la nuit et dans le repos, avec veratrum (3° dilution).

Névralgie intercostale. — Elis siège principalement sur les sixième, septième et huitième nerfs intercostaux et plutôt du côté gauche ; elle est très-fréquente, surtout chez la femme, où elle se montre si souvent comme un symptôme de Y/u/stérie

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cl de la chlorose. Ces malades qui souffrent en même temps de palpitai ions croient souvent être atteintes de maladies du cœur.

La douleur augmente habituellement par la respiration, et dans les cas où elle est très-vive, elle détermine une véritable dyspnée. Dans le zona, la douleur précède souvent l'éruption de plusieurs jours et se continue encore longtemps après. Cette névralgie présente trois points principaux : le dorsal, au niveau des vertèbres épineuses, suivant Trousseau ; un point latéral, au milieu de l'espace intercostal : il répond à la bifurcation du nerf; un point sternal ou épigaslrique à l'épanouissement du nerf clans la peau; le point dorsal existe souvent dans la gouttière vertébrale au point d'émergence du nerf malade.

Traitement. — Nous recommandons plus particulièrement bryonia et pulsatilla. Ces deux médicaments conviennent contre la douleur de côté qui s'exaspère par la respiration, la toux, les mouvements. Bryonia convient mieux si la douleur se calme en se couchant sur le côté malade, etpulsatilla quand la douleur se calme toutes les fois que le malade a pris une nouvelle position. Nux vomica est un médicament précieux surtout chez les hémorrhoïdaires, il correspond à des douleurs qui s'exagèrent en se couchant sur le côté malade ; c'est un médicament très-sûr.

Il faut, suivant les sujets, employer les dilutions moyennes ou basses.

Névralgie lombo-abdominale. — Elle siège dans les cinq paires lombaires, dont les filets cutanés se distribuent enarrière à la peau des lombes, ou du siège ; en avant, à la peau de l'abdomen et «les parties génitales. Cette névralgie peut occuper exclusivement une des branches antérieures. Quand c'est la branche ilio-scrotale, elle constitue ce qu'on a appelé le testicule douloureux. Quand, chez les femmes, elle se prolonge jusqua l'utérus, elle simule quelquefois les maladies de cet organe, c esl la névralgie utéro- lombaire : on la reconnaît au point utérin, situé sur l'un «les côtés du col, point très-circonscrit et trèsdouloureux à la pression. Los autres points sont le point lom- Jousset, <2C édit. t j[ 6

baire: le point iliaque, au-dessus du milieu de la crête iliaque; le point hypogàstrique, un peu en dedans de l'épine iliaque, antérieure et supérieure ; quelques points au scrotum ou aux grandes lèvres.

Traitement. — La douleur testiculaire et celle du scrotum demandent principalement clematis erecta. La douleur siège dans le testicule et se prolonge jusque dans l'aine en suivant le cordon spermatique.

Rhododendron est indiqué par une douleur de meurtrissure dans le testicule s'irradiant dans le ventre et le haut des cuisses.

Sepià, spongia et phosphorus répondent aussi à la douleur dans les testicules, mais cette douleur se rapporte plutôt à une inflammation qu'à une névralgie.

Névralgie sciatique. — Elle siège sur les rameaux sensitifs du plexus sciatique, formé par les 4° et 5° paires lombaires, par la lre, la 2e et la 3e paire sacrée.

Cette névralgie est une des plus importantes par sa fréquence et par sa gravité. Elle présente les trois formes que nous avons décrites à propos de la névralgie trifaciale; mais la forme grave est excessivement rare, si on en distingue les douleurs fulgurantes de Yataxie locomotrice. Cette forme grave, sur laquelle nous ne voulons pas revenir, est caractérisée par des éclairs de douleur accompagnée d'une contraction involontaire des muscles de la partie malade, éclairs de douleur séparés par des intervalles pendant lesquels la douleur disparaît complètement. Cette forme est extrêmement opiniâtre et d'une durée indéfinie.

I. Forme commune. - La sciatique de forme commune se développe très-fréquemment à l'occasion d'un froid humide. Elle est caractérisée par une douleur sourde occupant les diverses parties du nerf sciatique et de son plexus ; douleur sourde entrecoupée d'élancemements extrêmement douloureux qui s'irradient habituellement de haut en bas, quelquefois deims en haut. Cette névralgie s'accompagne d'engourdissement, d un sentiment de froid, souvent d'une sensation de conslnction et

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