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MADADIE DE BRIGHT. — FORME COMMUNE

devient pathognomonique quand il siège sur les paupières ou sur les conjonctives. A cette période, l'œdème garde peu l'impression du doigt.

De semaine en semaine, le symptôme hydropisie acquiert plus d'importance, Tanasarque prend son siège principal aux membres inférieurs, remonte chaque jour, gagne le scrotum ou la vulve, et atteint bientôt un degré considérable.

Le malade perd son appétit et ses forces, il est pris souvent d'une diarrhée qui n'a aucun résultat avantageux sur la marche de Thydropisie; souvent il s'y joint un catarrhe bronchique et des affections cardiaques diverses. Le malade ne peut plus marcher, il ne quitte plus le lit ou le fauteuil; l'essoufflement prend une importance qu'il n'avait pas au début, et la maladie arrive à la 3° période.

3° Période. — Les membres sont démesurément gonflés; la peau rouge, distendue, devient le siège d'une inflammation chronique et il s'établit des ruptures et des ulcérations par lesquelles le malade perd une quantité d'eau considérable. Malgré cette évacuation incessante, les membres diminuent peu ou ne diminuent point; Thydropisie remonte et se montre simultanément à la face et aux mains; tout le corps est infiltré. En même temps, les cavités splanchniques se remplissent d'eau : ascite, hydrothorax, hydropéricarde et œdème du poumon. La diarrhée vient encore affaiblir le malade; des hémorrhagies diverses, des taches ecchymotiques, des pétéchies, le muguet, annoncent la terminaison fatale, qui est quelquefois accélérée par une phlegmâsie ultime. Souvent, dans les derniers jours, Thydropisie atteint la cerveau et ses membranes, et les malades périssent dans la somnolence et le coma. Notons encore des gangrènes ullimes qui frappent les parties œdématiées.

Pendant ce temps les urines continuent à présenter de Talbumine en quantité variable. Elles sont elles-mêmes plus ou moins abondantes. Il n'est pas rare d'observer dans les derniers jours une grande diminution ou même la disparition complète de Talbumine. Ordinairement les urines deviennent plus rares dans là dernière période. Nous n'avons point parlé

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des accidents urémiques , attaques apoplectiformes etéclamptiformes qu'on observe quelquefois parce que ces accidents se rattachent principalement à la forme maligne et à la forme anomale.

IL Forme bénigne. — Elle est généralement décrite sous le nom de maladie de Bright aiguë. Nous l'appelons bénigne pour la distinguer de la forme grave, dont la marche est aiguë.

La forme bénigne débute par un mouvement fébrile intense, une douleur notable dans la région des reins et presque toujours un vomissement initial. Le même jour ou le lendemaiu , les urines, brunes et peu abondantes , contiennent de l'albumine en grande quantité et en plus del'hématoglobuline. Un œdème variable se montre à la face et plus spécialement aux paupières. Ce dernier symptômes manque quelquefois complètement; d'autres fois il atteint au contraire un haut degré d'intensité. Ce n'est plus un œdème mais une anasarque qui occupe tout le corps.

Cet ensemble de symptômes se maintient quelques jours; mais le plus souvent, à la fin du premier septénaire, la fièvre tombe, les urines deviennent plus claires et plus abondantes . l'appétit revient et les malades se rétablissent complètement. Il faut savoir néanmoins qu'exceptionnellement les symptômes convulsifs et apoplectiques peuvent se montrer dans la forme bénigne.

III. Forme maligne. — Elleestcaractériséeparunmouvement fébrile intense, des urines rares, sanguinolentes et albumineuses; mais principalement par des symptômes cérébraux auxquels on a donné le nom d'intoxication urémïque. L'explication de ces symptômes graves par la rétention de l'urée dans le sang n'est pas toujours légitime, puisqu'ils s'observent dans des cas où les urines coulent abondamment et où par conséquent il n'y a point de rétention d'urée dans le sang.

L'affection cérébrale la plus commune est Yéclampsie, qu'il est inutile de décrire "en ce moment; qu'il nous suffise de dire qu'elle est toujours excessivement grave.

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