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PURPURA. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

thymies et de véritables syncopes se produisent alors avec la plus grande facilité. Cependant le pouls conserve encore le caractère que nous lui avons assigné ; il est rebondissant et souvent dicrote. Quelquefois la maladie semble s'arrêter encore pendant plusieurs jours ; mais, si l'issue doit être funeste, cette rémission incomplète est remplacée par des accidents de plus en plus graves ; les hémorrhagies sont continuelles ; le sang est pauvre, décoloré, et sans plasticité; les hémorrhagies ont revêtu à ce moment le caractère des hémorrhagies passives; le pouls est devenu petit et dépressible, et le malade succombe soit dans l'état lipothymique, soit plus brusquement par une syncope ou par des accidents de suffocation déterminés par une apoplexie pulmonaire ; quelquefois enfin, mais très-rarement, le malade meurt dans l'assoupissement et les convulsions causées par une hémorrhagie intra-crânienne. Les rémissions dont nous avons parlé sont quelquefois assez marquées pour que la fièvre cesse tout à fait et pour que les malades commencent à prendre de la nourriture. Le retour des accidents est presque toujours annoncé par le retour du mouvement fébrile.

Quand la maladie xdoit se terminer par la guérison , les hémorrhagies s'éloignent, la fièvre diminue, puis disparaît tout à fait. Les pétéchies se résolvent en parcourant les mêmes phases que dans le purpura simple.

La marché de cette maladie est rémittente ; sa durée est de un à trois septénaires; habituellement, elle atteint son apogée du septième au dixième jour. Il faut savoir qu'elle peut se terminer brusquement par la mort, à toutes ses périodes.

Graves a décrit une variété de purpura dans laquelle les taches pétéchiales étaient remplacées par une éruption érythémateuse, rouge, arrondie, et analogue à celle du typhus fever ; les autres symptômes étaient en tout comparables à ceux du purpura.

La convalescence est longue. Les malades restent anémiques pendant longtemps. Les rechutes sont faciles, mais nous n'a* vons pas de renseignements sur les récidives.

Anatomie pathologique. — On trouve pour lésion les signes du genre de mort auquel le malade a succombé; presque tou-

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jours, ce sont ceux de la syncope : on renconlre deshémorrhagies dans la plupart des viscères et quelquefois dans le cerveau, ce qui ne s'observe jamais dans le scorbut. Quant aux altérations du sang, elles varient avec la période de la maladie. Dans les premiers temps, il y a augmentation de la fibrine; plus tard, la proportion d'eau augmente considérablement, la fibrine diminue et finit même par disparaître complètement (Hérard).

III. Forme chronique. — C'est le purpura cachectique des auteurs. Il est caractérisé par des éruptions successives de pétéchies et, à une période avancée, par des hémorrhagies multiples.

Cette forme ne s'accompagne pas de fièvre ; elle survient plus particulièrement chez les vieillards et chez les femmes soumises à des causes débilitantes. Sa durée est indéterminée. L'éruption se fait par des poussées irrégulières et présente, du reste, les mêmes caractères que dans les autres formes. Cette maladie est pendant longtemps compatible avec la vie, et ce n'est qu'après une très-longue durée qu'elle se complique d'hémorrhagies analogues à celles du purpura hœmorrhagica. Cette nouvelle phase, pour peu qu'elle se prolonge, se termine rapidement par la mort.

Etiologie. — L'étiologie d,e cette maladie est fort obscure. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle est complètement différente de celle du scorbut. Nous signalerons , avec les auteurs , la vieillesse, l'affaiblissement de la constitution et les conditions hygiéniques débilitantes comme cause prédisposante du purpura simplex. Quant au purpura hxmorrhagica, nous l'avons toujours observé chez des enfants et chez des jeunes gens. La seule causs occasionnelle dont nous ayons constaté l'action, est celle du refroidissement par des vêtements mouillés.

Traitement. — Phosphorus est le médicament principal dans cette maladie et doit être administré à la 6e et même à la 3e dilution toutes les quatre heures ou même toutes les deux heures. L'empoisonnement par le phosphore présente, dans cer-

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