‹ Éléments de médecine pratiqueChapitre 54 sur 200 · PURPURA. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

PURPURA. — TRAITEMENT

tains cas, une telle ressemblance avec le purpura hxmorrhagica, qu'il existe des observations dans lesquelles Terreur de diagnostic a été commise. C'est à tort que Richard Hughes pense que l'altération produite par le sang , par le phosphore , est secondaire à une affection hépatique ; l'action hémorrhagique existe souvent seule : la fièvre avec pouls fréquent et dur; les congestions, puis les hémorrhagies par différents organes; les pétéchies sont les principaux symptômes qui indiquent phosphorus. Belladona, et surtout lachesis, viennent après phosphorus. Le lachesis, comme phosphorus, agit sur le foie et sur le sang; il produit des symptômes analogues à ceux de l'ictère grave et du purpura hemorrhagica.' Les expériences du DrMittchell ont démontré que le venin de serpents agit de telle façon sur le sang, que ce liquide s'échappe de tous les vaisseaux. Le lachesis possède à un plus haut point que le phosphorus les symptômes de syncope et de lipothymie , et doit donc être employé après phosphorus et dans les cas les plus graves. Les basses triturations sont préférables dans ces cas.

Belladona est moins indiquée que les médicaments précédents et convient aux cas bénins ou pour remplir quelque indication particulière. Ferrum perchloricum , tlaspic, millefolium, ipéca , ont aussi été conseillés. Secale cornutum convient à la dernière période, et a donné alors des succès inespérés. On le prescrit à la 3e dilution.

Dans une maladie où les hémorrhagies constituent le danger principal, il ne faut pas hésiter à lutter contre ces hémorrhagies par des applications locales toutes les fois que ces applications sont possibles. Les injections avec le perchlorure de fer et le tamponnement avec de la charpie imbibée de ce liquide, nous semblent les moyens les plus efficaces pour combattre localement les hémorrhagies du purpura. Ce sel doit être mêlé à l'eau dans la proportion d'un dixième, sauf à augmenter la dose, mais en se rappelant qu'il ne faut jamais l'employer pur, parce qu'alors il agit comme caustique , qu'il peut déterminer une destruction plus ou moins étendue des tissus sur lesquels il était appliqué, et que son action hémostatique n'est pas.aussi énergique que lorsqu'il est étendu d'eau.

150 CACHEXIES.

C'est pour lutter contre les hémôrrhagies qu'on prescrit de donner les boissons et les aliments froids; le malade doit garder la position horizontale pour éviter les syncopes.

Quant à l'alimentation, elle doit se composer de bouillon ou de potages si le malade peut digérer ces derniers. Quand le malade commence à s'affaiblir, on doit lui faire prendre une certaine quantité de vin et même d'alcool.

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