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FIÈVRE TYPHOÏDE. FORME COMMUNE PUTRIDE

longe habituellement jusqu'au 4Û° jour, quelquefois jusqu'au 60e jour.

Les symptômes et la marche de la. maladie sont les mêmes que dans la forme précédente. Seulement, vers le 20e ou le 24e jour, après une rémission prononcée, et alors que tout faisait espérer une convalescence prochaine, la période d'état reparaît avec son éruption et tout l'ensemble de ses symptômes. Cette période se prolonge pendant des semaines. Cette reprise expose le malade à un grand danger, non-seulement par sa longueur, mais aussi parce qu'elle trouve l'organisme déjà très-notablement affaibli. Dans cette variété, les eschares prennent souvent un développement très-inquiétant ; elles amènent une destruction considérable des tissus, déterminant quelquefois la nécrose du sacrum et l'extension dé l'inflammation au canal rachidieu et à la moelle épinière.

Il faut distinguer avec soin de la forme commune prolongée les cas. de forme commune dans lesquels le mouvement fébrile se continue longtemps, après le troisième septénaire, par le développement d'une entérite ou d'une broncho-pneumonie consécutive.

La convalescence est plus longue et plus difficile dans celte variété de la forme commune.

3° variété. — Forme commune putride. — . Elle est caractérisée par une chaleur fébrile considérable, une prostration et une stupeur prématurée et plus intense que dans les autres formes, une tendance à la gangrène et aux hémorrhagies, une gravité extrême.

Cette variété très-distincte, mais peu fréquente, était trèsconnue des anciens qui lui ont donné son nom. C'est la forme adynamique des modernes.

Les prodromes sont longs, très-intenses, accompagnés d'épistaxis et de diarrhées, d'une grande diminution des forces et déjà d'un commencement de stupeur.

Dans la première période, la chaleur fébrile est déjà considérable; la face est vultueuse jusqu'à la lividité; la prostration et la stupeur si prononcées qu'il y a déjà des évacuations invo-

lontaires. A la période délai la chaleur dépasse 41°; le pouls, très-fréquent, est devenu misérable; il est inégal; la face et les extrémités sont livides ; la langue et les dents sont enduites de fuliginosités noirâtres et fétides ; la stupeur et la prostration sont à leur comble; la tympanile est excessive; les évacuations abondantes, involontaires et putrides ; les eschares très-développées ; il survient des hémorrhagies multiples, et des pétéchies se mêlent aux taches lenticulaires ; les sudamina deviennent purulents. Tous les symptômes augmentent, les évacuations se suppriment, la tympanite devient énorme, les malades se refroidissent et meurent dans le courant du deuxième septénaire ou au commencement du troisième.

Quelques-uns cependant guérissent. Les évacuations se rétablissent, le météorisme diminue, la langue s'humecte, la connaissance revient : mais surtout la chaleur diminue, La faoe pâlit, le pouls tombe et la convalescence commence. Elle est extrêmement longue, plus exposée que toutes les autres aux perforations et aux hémorrhagies ; elle est encore entravée par l'élimination d'eschares extrêmement profondes, et quelquefois par la formation d'abcès multiples.

IL Forme bénigne. — Caractérisée par la bénignité des symptômes, .par le peu d'intensité du mouvement fébrile, par une durée plus courte, elle se termine du 14e au 17e jour.

Elle a été assez généralement distinguée et a été décrite sous les noms de forme latente, arthritique, forme abortive, forme déambulante (parce que quelques malades peuvent se lever pendant sa durée), forme muqueuse. Cette dernière dénomination est très-vicieuse, parce qu'elle s'appliquait autrefois à un état fébrile que Ton considérait comme une maladie essentielle.

La forme bénigne de la fièvre typhoïde est souvent confondue avec une entérite ou avec une bronchite, suivant que l'affection intestinale ou l'affection pulmonaire est prédominante.

Dans le premier cas, la diarrhée est abondante, vert noirâ-

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