‹ Éléments de médecine pratiqueChapitre 96 sur 200 · PESTE · texte numérisé non relu

PESTE

Traitement de la forme foudroyante, — Les mêmes médicaments que dans la forme précédente, et en plus acidum hydrocianicum, quand les malades sont sidérés, la pupilledilatée, l'œi l saillant, la vue diminuée ou abolie; la respiration faible, intermittente, insensible; le pouls petit, accéléré, insensible à l'un des bras ou à tous les deux, refroidissement général ; tremblement et convulsions; évacuation involontaire. Tous les médicaments échouent habituellement par le défaut d'absorption stomacale. L'inhalation ne m'a pas réussi, l'absorption pulmonaire faisant également défaut ; peut-être que l'injection des médicaments par la méthode hypodermique donnerait de meilleurs résultats.

Aconitum a été préconise dans ces derniers temps comme un spécifique du choléra (Gramoisy). La pathogénésie de ce médicament correspond assez à l'ensemble des symptômes pour qu'on soit fondé à l'essayer.

Les doses généralement employées par les médecins homœopathes sont les basses dilutions (de la 3e à la lre), en goutte ou en trituration. Je me suis servi avec avantage de la 6e en globules, pour le veratrum. Aconitum a été prescrit en teinture à la dose d'un gramme pour 200 grammes d'eau ; carbo vegetaôîlis}de la 12° à la 30° dilution. Il faut répéter lesdoses toutes les heures et même tous les quarts d'heure.

Régimes et soins hygiéniques. — Réchauffer le malade par l'accumulation de la chaleur extérieure ; frictionner les membres pour diminuer les crampes. — Boissons très-froides ou trèschaudes, suivant la disposition des malades. Pendant la réaction, du bouillon avec parcimonie, et une grande sévérité de régime pendant la convalescence.

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