‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 109 sur 124 · PRO NET ER TE · texte numérisé non relu

PRO NET ER TE

La graine renferme toujours deux parties l’épisper- à me et l’amande. L’épisperme est formé par les deux à enveloppes de l’ovule intimement soudées ensemble. & . L’amande est la partie intérieure de la graine. Elles est le résultat du développement du nucelle. Elle # peut se composer de deux parties, l’endosperme ou à

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l’albumen et l'embryon. Il n’est pas rare cependant que embryon constitue l’amande à lui seul.

L’endosperme est un développement de tissu cellulaire provenant soit de l’accroissement du nucelle, soit d’une formation spéciale qui se produit dans le sac embryonnaire. L’endosperme est une réserve de substances alimentaires dans laquelle puisera l'embryon au moment de la germination, Dans les céréales, il constitue toute la partie farineuse des graines ; le son est formé par les débris de l’épisperme et de l’épicarpe. La noix de coco à un endo-

sperme charnue, il est corné dans le café et dans le .

fruit du phytelephas.

Embryon.—Petite plante complète, c fig. 208, du moins dans les végétaux supérieurs, et qui résulte du développement de la vésicule embryonnaire après la fécondation. On y distingue quatre parties. La radicule, petite racine, courte et conique dont la pointe est toujours dirigée vers le micropyle. Son développement normal produit directement la ra-

| cine chez plusieurs plantes. Quelquefois elle se dé- | truit encore jeune et alors apparaissent les radicelles | qui formeront la racine du végétal.

La tigelle de l'embryon surmonte immédiatement

à la radicule. Elle n'existe que dans les dicotylédones

ot . et sert de point d’attache aux cotylédons. Ces deree l'epiaper- À niers sont des feuilles généralement épaisses et à à contours arrondis. Elles sont les premières qui sor- Elle | tent du sol au moment de la germination. Lorsque

Se à Ù jeune plante, aussi se flétrissent-ils à mesure que

les cotylédons sont épais, ils servent à nourrir la

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celle-ci se développe. Entre les cotylédons se trouve la gemmule qui n’est en réalité que le bourgeon de la tigelle.

Les embryons des monocotylédones n’ont qu’une seule masse cotylédonaire. Elle se fend latéralement pour laisser s’échapyer les feuilles qui sortent les premières du sol. Iln’y a pas de trace de la tigelle.

Spores des acotylédones.—Les graines des acotylédones diffèrent complètement de celles que nous venons de décrire. En premier lieu, elles ne sont pas contenues dans des organes analogues aux fruits,

De plus il est impossible d’y distinguer aucune trace de téguments. Souvent ce ne sont que des aggrégations de cellules, sans aucun vestige d’organisation spéciale ; ailleurs, une seule cellule constitue une graine complète. On a donné à toutes ces graines le

rom génerique de spores. Chose remarquable, il À

n’est pas rare de voir ces spores ou cellules-embryons, dans les plantes marines surtout, animées de mouvements spontanés très bien caractérisés au

moment où elles sortent de la plante-mère. On croirait au premier abord avoir affaire à de vérita- ‘ bles infusoires. Ce fait étrange prouve que les deux A règnes, animal et végétal, ne sont pas aussi éloignés

l’un de l’autre qu’on le croit généralement.

Dissémination des graines.—La Providence a ména- # gé aux plantes un grand nombre de moyens à l’aide # desquels, non-seulement elles assurent leur existence # là où elles ont une fois poussé, mais encore se ré- # pandent au loin et agrandissent sans cesse leur # aut son

domaine. C’est par la dissémination de leurs graines que les plantes font ces conquètes.

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Les graines peuvent se disséminer par la force seule de la plante qui les a produites. Certains fruits se brisent avec violence au moment de la déhiscence et projettent leurs graines au loin. Telle est entre autres celui de l’impatiente. Les fraisiers et autres plantes rampantes émettent de nombreux coulants qui se fixent de distance en distance et envahissent bientôt tout un champ.

Ces deux modes de dissémination sont relativement restreints. Il y en a beaucoup d’autres plus efficaces, Ainsi les rivières charrient une quantité considérable de graines, et lorsqu’après une inondation les eaux se retirent, il n’est pas rare de trouver sur les surfaces inondées des plantes qu’on n’y avait encore jamais vues. C’est pour une raison analogue que les flores alpines tendent toujours à descendre des hauteurs qu’elles occupent, les torrents des montagnes entraînant sans cesse leurs graines du sommét vers la plaine. Les courants marins produisent les mêmes effets, mais à un moindre dégré, vu que les graines sont plus vite décomposées |par les eaux de la mer que par l’eau douce.

| Les vents disséminent également une foule de graines, surtout celles qui sont légères et qui, grâce

‘aux ailettes qui les entourent, donnent une forte

prise aux courants d’air. Les graines à houppes lsoyeuses, comme celle du pissenlit, du tremble, Ipeuvent être transportées à des distances énormes par des courants d’air relativement faibles. Que dire lalors des graines microscopiques des fougères et

autres plantes acotylédones? ‘Aussi ces semences

sont-elles distribuées partout avec profusion et se

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développent-elles toujours, dès que les conditions nécessaires à leur germination se trouvent remplies.

Les animaux disséminent aussi énormément de graines. Les rongeurs amassent de tous côtés dans leurs greniers d’hiver des dépôts considérables de semences comestibles. Les oiseaux mangent une foule -de baies, et comme les noyaux peuvent quelquefois échapper aux procédés de la digestion, ils se trouvent souvent transportés à de grandes distances. Sur les rivages des lacs saumâtres du Nord-Ouest, on trouve une grande variété de plantes méridionales dont les graines ont sans doute été apportées là par les oiseaux dans leurs migrations annuelles vers le nord. Quelques graines comme celles de la bardane, de l’aigremoine, se fixent solidement à la toison des animaux et voyagent avec eux.

Enfin l’homme est un des plus puissants agents de la dissémination des graines. Intentionnellement ou accidentellement, il emporte avec lui une foule de plantes qui, à la longue, modifient considérable-

ment la flore des pays qu’il colonise. Nous avonsf

ainsi gratifié l’Europe de plusieurs mauvaises herbes, mais elle nous l’a rendu avec usure. La verge d’or,

plante canadienne, empeste, parait-il, le nord de la

France; d’un autre côté, la murguerite blanche, es pèce européenne, a été importée au Canada et fai maintenant le désespoir de nos cultivateurs.

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