CHAPITRE DEUXIEME
Fécondation,
La fécondation est l’acte par lequel les grains de pollen, venant en contact avec l’ovule, déterminent dans ce dernier la formation de l’embryon.
La fécondation se produit toujours au moment de l'épanouissement de la fleur ou peu de temps après. On voit alors les anthères s'ouvrir et le pollen être projeté sur le stigmate du pistil Le liquide mucilagineux qui recouvre le stigmate le retient à sa surface et assure ainsi la fécondation. Les insectes qui viennent hutiner sur les fleurs contribuent encore
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pour une large part à la pollinisation, d'autant plus qu’ils peuvent transporter le pollen d’un individu à un autre et cela, à des distances considérables. Il est donc évident que toute causé qui enlèvera le pollen des fleurs, comme une pluie battante ou un vent violent, ou qui desséchera le stigmate du pistil, empêchera la fécondation et par suite le développement de la graine et du fruit.
Le grain de pollen, en contact avec le liquide du stigmate l’absorbe ; bientôt sg produit la hernie du boyau pollinique et dans ce dernier on voit remuer les granules de la fovilla. Ce bo;au s’insinue entre les cellules du stigmate, gagne l’axe du style où il rencontre le tissu conducteur tout gorgé de sucs nutritifs. Peu à peu il s’allonge en se nourrissant toujours aux dépens du tissu conducteur. Il arrive ainsi à la cavité ovarienne, y pénètre et gagne le sommet de l’ovule. C’est par le micropyle qu'il traverse les membranes de ce dernier et qu’il pénètre jusqu’au sommet organique du nucelle avec lequel il se soude intimement. Alors se produit, par endosmose, le mélange de la fovilla et du protoplasma de la vésicule embryonnaire, ce qui détermine l’organisation définitive de cette dernière. Elle se segmente, se multiplie, et l'embryon acquiert peu à peu la structure qu’il aura dans la graine mûre.
La fécondation est terminée. Toutes les parties de la fleur, à part l'ovaire, se flétrissent et disparaissent ; l’ovaire au contraire augmente de volume et forme le fruit, tandis que les ovules fécondées se changent en graines. La graine, voilà le but de tous les actes vitaux de la plante.
Les boyaux polliniques mettent un temps plus ou moins long à parcourir l’espace qui sépare le stigmate des ovules. Dans le glaïeul, il leur faut trois jours, dans d’autres fleurs quelques heures suffisent.
Hybridation.—11 est possible de féconder une espèce par le pollen d’un autre. On produit ainsi des hybrides dont les caractères tiennent à la fois des deux espèces qui leur ont donné naissance. Mais ces plantes, comme les hybrides animaux, n’ont pas cette persistance de caractères qui existe dans l’espèce. Ils sont le plus souvent stériles, où s’ils se reproduisent, ils retournent d’eux-mêmes, après quelques générations, à l’un des types primitifs. Il n’y a que des soins entendus et incessants qui puissent les maintenir.