CHAPITRE TROISIEME
Germination,
La germination est la série de phénomènes que présente une graine pour que son embryon développe un nouvel individu. Pour qu’une graine puisse germer il faut qu’elle renferme un embryon bien formé et qu’elle soit assez récente. Cependant la
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La germination de plus ne se produit qu'avec le concours de divers agents extérieurs qui sont surtout l’eau, l’air et la chaleur.
L'eau ramollit les enveloppes de la graine, dissout les matières solubles qu’elle renferme, et pénètre ainsi enrichie dans l'embryon pour en déterminer le développement initial. C’est surtout la radicule de l'embryon qui absorbe cette sève primordiale. Cet organe prélude ainsi au rôle qu’il jouera plus tard.
L’air est encore nécessaire à la germination. Les graines trop enfoncées ne germent pas. Le contact de l’air détermine dans les tissus nutritifs de la graine certains changements chimiques qui les transforment en aliments pour l'embryon ; des deux gaz qui composent l’air, l'oxygène seul joue le rôle transformateur. Des graines plongées dans l’azote ne germent pas.
Enfin un certain degré de chaleur est également indispensable. Au-dessous de 0°, toute végétation s'arrête et au-dessus de 50° centigrade, les plantes se dessèchent. La température la plus favorable est la moyenne entre ces deux limites.
Phénomènes généraux de la germination.—L'épisperme se ramollit, puis se déchire pour laisser sortir la radicule qui se dirige immédiatement vers l’intérieur du sol; la tigelle et la gemmule montent au contraire vers la surface, entraînant avec eux les cotylédons, du moins chez les plantes dicotylédonées. Ce sont les deux premières feuilles qui appa-
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raissent au dehors et qui se flétrissent peu à peu en se dépensant pour nourrir la jeune plante jusqu’à ce que les racines scient capables de réaliser une absorption suffisante, a, b, c fig. 208. Chez les plantes
monocotylédonées, le cotylédon reste dans le sol. Il sort à demi de l’épisperme, puis se fend pour donner passage à la gemmule, d, e tig. 208.
Le temps nécessaire à la germination varie d’une graine à l’autre. Il est surtout en rapport avec la consistance de l’épisperme.
Germination des spores des acotylédones.—“"* On s’est assuré, dit l’abbé Moyen, que les spores des fougères tombées sur le sol, donnent naissance à un petit végétal de durée très éphémère, qu’on appelle le pro-
Fig. 208.—Diverses phases de la germination : a apparition de la radicule; b la tigelle et les co:ylédons commencent leur mouvement ascendant; c embryon complet; d, e germination des graines monocotylédonées.
peu à peu thallium. Sur ce dernier apparaissent deux sortes plante jus- d'organes : les anthéridies analogues aux étamines et | réaliser une les archégones analogues aux ovaires. L les plantes “ Des anthéridies on voit s'échapper de petits filaments animés de mouvements rapides qui les feraient prendre pour des animalcules ; ce sont les anthéro- L zoides. Ces filaments finissent par se fixer sur d’au- ÿ tres corpuscules enfermés dans les archégones et la : fécondation est alors opérée. Après cette série d’actes à le proth:llium disparaît et les archégones donnent naissance à de nouvelles fougères.” « On a observé des phénomènes analogues dans les ï prêles et quelques autres acotylédones, 4
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