‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 6 sur 124 · SA · texte numérisé non relu

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plus long que les deux axes cd st ef, joigriant le milieu des faces latérales opposées.

CRISTALLOGÉNIE.—Pour qu’un corps puisse prendre la forme cristalline, il faut que ses molécules se réunissent lentement de manière à constituer des groupements parfaitement réguliers, ce qui ne peut se faire que lorsque les corps passent de l’état gazeux ou liquide à l’état solide. Or la solidification peut être le résultat de l’évaporation d’une dissolution, du refroidissement d’une substance fondue ou enfin de la condensation d’une vapeur. De là trois modes de cristallisation.

Lorsqu'une dissolution est soumise à l’évaporation, elle se concentre peu à peu, elle devient sursaturée et la substance dissoute se solidifie en cristaux d'autant plus beaux, d'autant plus réguliers, que l’évaporation a été plus lente. Par l1 fusion, les molécules d’un corps sont éloignées les unes des autres et lorsque ce corps se refroidit, elles se rapprochent graduellement pour se grouper en cristaux. Ici encore la beauté, la perfection des cristaux dépend de la lenteur du refroidissement. Si le liquide se solidifie rapidement, les cristaux sont petits, mal définis, si au contraire le liquide ne se refroidit que lentement, on peut avoir de belles cristallisations. Enfin dans certains cas une vapeur passe directement à l’état solide, sans se liquéfier. Elle peut alors former de beaux cristaux. C’est ainsi que l’iode, le soufre, se subliment et cristallisent avec une grande facilité.

Tels sont, sans doute, les procédés qui, dans l’é-

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corce terrestre, ont présidé à la formation des cristaux naturels.

DÉTERMINATION DES FORMES CRISTALLINES.—Si les cristaux étaient toujours réguliers, on pourrait déterminer facilement leurs formes géométriques par la mesure des faces terminales ou de la longueur des axes. Mais les cristaux parfaits ne se rencontrent jamais ou presque jamais. Le minéralogiste est donc forcé d’avoir recours à d’autres données, et le caractère qui lui sert presque exclusivement est la valeur des angles dièdres.

Ces angles sont constants pour une même espèce

# minérale et une même forme cristalline. Cette lei

remarquable, trouvée par Romé de Lisle, a été légèrement modifiée par Mitscherlich qui l’a ainsi énoncée : ‘© Pour les cristaux de même espèce et de même forme

à extérieure, les angles dièdres sont constants, si.on les me-

sure à la même température.” Cette dernière condition a été ajoutée parce qu’on a observé que certains cristaux se dilataient ou se contractaient inégalement en différents sens, ce qui causait une variation dans la valeur des angles dièdres. Toutefois cette variation est tellement faible qu’elle peut être négli-

} gée sans inconvénient pour des mesures faites aux ® températures ordinaires. Entre 0° et 100° elle ne dé- 2 passe pas 10’ à 12’.

Une autre circonstance fait encore varier la valeur des angles dièdres ; c’est le mélange d’isomorphes. Plusieurs substances ont même forme cristalline, et

| cette similitude s'étend presque jusqu’à la valeur des

angles. Ainsi le carbonate de chaux et le carbonate

de magnésie cristallisent en rhomboèdres, dont un angle dièdre égale 105° 5” pour le carbonate de chaux et 107° 25° pour le carbonate de magnésie. Les substances qui présentent cette "particularité sont dites isomorphes. Or, on a remarqué que les minéraux isomorphes pouvaient se substituer les uns aux autres dans la formation d’un cristal et cela en toute proportion. Il suit de là que le cristal résultant d’un semblable mélange aura des angles de valeur intermédiaire entre les angles de chacune des substances composantes. On a même constaté qu’il y avait une relation entre la valeur des angles d’un semblable cristal et la quantité relative des sels isornorphes qui entrent daris sa composition ; de telle façon qu’on trou ;e là un mode d’analyse approximative auquel on pourrait recourir dans certains cas.

MESURE DES ANGLES DIÈDRES.—Nous venons de

voir que les formes cristallines se déterminent géométriquement par la mesure des angles dièdres, il est donc très important de trouver la valeur exacte de ces angles. Les instruments qui permettent de faire cette mesure sont apnelés goniornètres. [ls sont de deux genres : les goniomètres par application et les goniomètres par réflexion. Nous empruntons à M. F. Pisani la description du goniomètre par application.

“ Goniomètre d’application.—Ce goniomètre, le plus anciennement connu, est appelé aussi goniomètre de Carangeot, (du nom de son inventeur) et a été employé par Romé de l’Isle et par Haüy. La figure 3 représente le modèle le plus commode et en même

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lont un temps le plus simple. Il consiste, 1° en deux alidaechaux des en acier AB et A’b, pouvant se mouvoir autour es subs- d’un axe que l’on peut faire glisser le long de rainunt dites res pratiquées dans les inéraux deux pièces; 2° d’un ns aux demi-cercle ou rapporen toute teur en cuivre divisé int d’un en degrés. Lorsqu'on ar inter- veut mesurer un angle bstances d‘*dreau moyen de cet vait une instrument, on tient le mblable cristal de la main gauphes qui che, à la hauteur de n qu’on l'œil, et l’on applique Fig. 3.

auquel les deux branches bC, CB sur les deux faces, en ayant soin que le plan des alidates soit bien perpendiculaireà l’arète du cristal. DE: de Quand les deux branches sont bien appliquées, on sd 860" & serre la vis de l’axe et dres, il Æ Gn place l’alilade A :

exacte À suivant le diamètre du tent de demi-cercle (fig. 4), de Is SONt Æ manière à ce que le üon et Æ Loint O coïncide avec pions à le point o qui est le appli- centre du cercle. On

#4 litalors sur le limbe # le nombre de degrés 2 correspondant à l’an- # gle AOA’.

le plus ètre de té emgure 5 même

Fig. 3.—Goniomètre par application.

Fig. 4.—Rapporteur,

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