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Li 101
# Quand le cristal à mesurer est sur sa gangue, et qu’on est gêné par la longueur des branches 6C, CB, on fait glisser les deux alidades de manière à raccourcir autant qu’il est nécessaire ces deux portions bC, CB. On obtient le minimum de longueur en rapprochant les deux pointes A et A’ et en plaçant, par conséquent, le cristal en O au lieu de le placer en C; de cette manière on peut mesurer de très petits cristaux lorsqu'ils sont engagés dans la roche.”
Les mesures f&ites au goniomètre par application sont loin d’être exactes. Tout ici, dit Beudant, se fait par des tâtonnements qui sont d’autant plus difficiles que l’on est obligé de tenir le cristal d’une main, l'instrument de l’autre, et d’en porter l’ensemble devant l’œil, pour observer au jour, ce qui est fort gênant et produit des vacillements continuels, dont on ne s'aperçoit même pas. Quelque habitude que l’on ait, rien ne peut assurer que les alidades ont été placées rigoureusement perpendiculaires à l’arète de jonction des deux faces dont on veut déterminer Pinclinaison, ni assez bien appliquées sur ces faces, pour en prendre exactement l’angle. Dans les petits cristaux, il faut considérablement raccourcir les alidades pour pouvoir mesurer les angles, et il est diffcile de juger de l’exactitude de leur application. Dans les gros cristaux il est rare que les faces ne soient pas bombées ou inégales, ce qui présente une autre cause d'erreurs que l’on ne peut éviter. Aussi a-t-on recours de préférence au goniomètre par réflexion qui est de beaucoup le plus exact. :
Il y en a plusieurs dont un des plus simples est
ingue, et s bC, CB, e à racportions r en rapçant, par er en C; tits cris-
plication nt, se fait difficiles ne main, mble deest fort els, dont tude que s ont été ’arète de erminer es faces, s petits
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aces ne te une Aussi par ré-
les est
@t tournant autour d’un axe horizontal ; cet axe est
Nue, À: PO
elui de Wollaston. Voici comment Beudant le dérit tout en indiquant la manière de s’en servir :
À “ Goniomètre de Wollaston.—Il se compose, fig. 5, l’un cercle de cuivre gradué, placé verticalement,
Fig. 5.
ercé dans toute sa longueur, pour laisser passer un
dutre axe intérieur dont l’extrémité porte plusieurs
pièces mobiles. Pour se servir de’‘cet instrument, on place d’abord le cercle à zéro, ou à 180°, parce qu’il
ést divisé en deux fois 180°. On dispose ensuite le
| | Fig. 5.—Goniomètre de Wollaston,
nu td
cristal sur la petite plaque a, en l’assujétissant avec de la cire, de manière que l’arète soit à peu près perpendiculaire au plan du cercle, et dans l’axe de rotation. Cela fait, on place le goniomètre à une fenêtre ouverte, devant un bâtiment assez éloigné qui présente plusieurs lignes horizontales, comme une ligne de toits, -une ligne de balcons, etc., et de manière que le plan du cercle soit à peu près perpendiculaire à la face du bâtiment. Plaçant alors l’œil très près du cristal, on fait tourner l'axe intérieur par le moyen de la virole b, et on amène une des faces dans une position telle, qu’elle puisse réfléchir la plus haute de ces lignes: puis on continue à tourner lentement jusqu’à ce que l’œil aperçoive à la fois cette image réfléchie et une autre ligne horizontale, plus basse que !a première, vue directement. Si ces deux lignes coïncident, la face du cristal est horizontale ; si elles ne coïncident pas, on fait varier doucement, soit la position du cercle, soit celle du cristal, au moyen des pièces mobiles de l’extrémité extérieure de l’axe, jusqu’à ce que l’on parvienne à la coïncidence indiquée. On fait ensuite la même opération sur l’autre face, puis on revient à la première pour la vérifier, etc. Lorsque, après quelques essais, on est parvenu à obtenir successivement la coïncidence de ces lignes par les deux faces, on est sûr que la ligne d’intersection, ou arête du cristal, est exactement horizontale.
‘ Parvenu à ce point, il ne faut plus toucher au cristal, et faire en sorte de ne pas déranger l’instrument. On procède alors à la mesure de l’angle :
issant avec eu près perl’axe de roune fenêtre né qui prée une ligne anière que idiculaire à rès près du r le moyen s dans une plus haute lentement cette image plus basse leux lignes le ; si elles ent, soit la au moyen re de l’axe,
ence indisur l’autre la vérifier, st parvenu
ces lignes
e d’inter-
cent hori-
bucher au l’instrul'angle :
Dour cela, on fait d’abord tourner le cristal par 1»
irole b, jusqu’à ce qu’une des faces réfléchisse la gne supérieure du bâtiment et la mette en coïnci-
Bence avec une ligne inférieure ; puis, au moyen de M virole c, on fait tourner le cercle lui-même, qui Æntraîne alors le cristal dans sa rotation, jusqu’à ce Que la réflexion et la coïncidence des mêmes lignes Bient eu lieu sur l'autre face.
| Le cristal a décrit lors un angle qui est le supplément de celui qu’on
Bherche ; mais, au lieu de faire marquer cet angle Par le limbe, on lui a fait marquer directement celui du cristal, en le divisant en sens inverse de son
ouvement.
“Cet instrument n’est destiné qu’à mesurer de ès petits cristaux, parce que l’œil n'étant point
Axe, la distance des objets de mire n'étant pas très grande, il faut que la dimension du cristal et sa disfance à l’&l puissent être considérées comme infini-
ent petites pour que l’opération soit exacte ; mais
d'est un avantage réel, parce que les plus petits cris-
ux sont toujours ceux dont les faces sont les plus
i ettes. Dans les gros cristaux, qui résultent presque Hujours d’agrégation, il est très rare de rencontrer des faces bien planes et bien lisses.”
SYSTÈMES CRISTALLINS.—Les cristaux dans la nadre se rencontrent sous une infinité de formes diffé-
fentes. On dit que ces formes sont simples lorsqu’el-
Ps sont limitées par des faces égales (cube, octaèdre, Étraèdre régulier) ; clles sont composées, si les faces ærminales ne sont pas égales, fig. 6. Assez souvent
ancore les formes nrismatiques sont a pelées formes
DAS OT PANNE NA DATÉE D 2 2 MEN PETER TS à à:
AUS à RARE
ouvertes, (cube) et les formes pyramidales, formes fermées (octaèdre).
Le nombre si grand des formes cristallines peut, par la considération de la longueur et de la position relative des axes, se ramener à six systèmes, auxquels on a donné le nom de systèmes cristallins. En voici l’énumération avec leurs caractères distintifs.
I. Système cubique.—Il est caractérisé par trois axes égaux et rectangulaires. La forme géométrique qui le représente est le cube, fig.
1, ou l’octaèdre régulier, fig. 7. Cette forme, étant très simple, se rencontre fréquemment dans la nature, ar on a remarqué que les formes à symétrie simple étaient les plus nombreuses parmi les minéraux.
Fig. 6.
Fig. 6.—Cube modifié par les faces de l’octaèdre régulier. Fig. 7.— Octaèdre réguliers ; les lignes ab, cd, ef, sont les axes de cristaliisation.
+) et les for-
ales, formes dre).
> si grand cristallines nsidération ir et de la vedes axes, six systèoù a donné tèmes crisroici l’énu-
: par trois et rectanforme géo- 1i le reprécube, fig.
èdre régu- Cette forès simple, fréquemla nature, arqué que symétrie at les plus parmi les
œulier.
nt les axes
es <e distingue complète- Bent des trois, autres par
est celui qui occupe l’axe Æométrique du prisme hexa-
IT. Système hexagonal. —Il est caractérisé par qua-
Re axes, dont trois égaux, dans le même plan et Bisant entre eux des angles de 60°, le quatrième Bégal et perpendiculaire sur
plan des trois autres, fig.
La forme géométrique qui représente est le prisme oit à base hexagonale.
ans ce système un des
longueur et sa position.
Fig. 9.
Fig. 10.
; Fig. 8.—Prisme hexagonal droit ; la ligne ab est l'axe principal. à Fig. 9.—Octaèdre dérivé du prisme carré droit ; les lignes ab,
et op sont les axes, ab est l’axe principal.
© l'ig. 10.—Prisme carré droit. Mêmes axes que le précédent,
es deux bases sont recouvertes d’une pyramide terminale.
LUS ne SE
gonal: voilà pourquoi on lui donne le nom d’axt
principal.