CHAPITRE TROISIEME
Tissu vasculaire.
Les vaisseaux sont des tubes allongés, simples ou
ramifiés, à parois généralement minces. Ils déjas- |
sent les fibres en longueur mais ne s’incrustent jamais comme elles.
On en distingue plusieurs espèces, d’après la structure de leurs parois.
Fig. 164.—Fibres ponctnées aréolées du pin; m passage d’un £
rayon médullaire,
ns révèle able que ise en ces , ténuité.
nt à faire lifs d’une ent ainsi, ite, le rôle bois résious de ces lées. Les artiennent ement les
simples ou
Ils dépas- |
'incrustent
>s la struc-
passage d’un
Vaisseaux laticif ères.—Ce sont des vaisseaux ramifiés, anastomosés entre eux et formant un véritable réseau de tubes, fig. 165, dans lesquels circule un suc spécial appelé latex. Ils sont, dans le jeune âge, extrêmement petits. Pendant que les autres vaisseaux originent de cellules qui se soudent par les bouts et dont les cloisons intermédiaires disparaissent, les vaisseaux laticifères ne se forment pas aux dépens de cellules modifiées. Leur origine toutefois est assez obscure. Contrairement aux autres vaisseaux, leur paroi Fig 165.
n’est jamais couverte de ponctuations, mais il lui arrive quelquefois de s’épaissir, jusqu’à boucher complètement le tube.
Le latex est un liquide le plus souvent coloré. Il est blanc dans le pissenlit et le réveille-matin (euphorbe), jaune dans la chélidoine et rouge dans la sanguinaire. Sa constitution physique rappelle celle du sang des animaux supérieurs. Il renferme souvent les principes actifs des plantes. C’est lui qui dans le pavot contient le citrate et le méconate de morphine. Dans le cotonnier (Asclepias Cornuti), il renferme une substance analogue au caoutchouc.
Les vaisseaux laticifères se rencontrent surtout
dans la partie intérieure de l’écorce et dans les nervures des feuilles.
Fig. 165.—Résean laticifère de la chélidoine.
Trachées—La structure de ces vaisseaux esi très ; remarquable. Leur paroi est d’une ténuité extrème, et elle est soutenue par un ou plusieurs fils enroulés en spirale à l’intérieur du vaisseau et soudés intimement avec elle. Si on rompt une trachée dans le champ du microscope, on voit très bien une spirale qui se déroule et unit les deux fragments l’un à l’autre, fig. 166. Les trachées se terminent en pointe à leurs deux extrémités.
On les trouve surtout dans les nervures des reuilles dans la couche de bois la plus intérieure des tiges, celle qui entoure immédiatement la moelle.
Fig. 166. + Fig. 167.
Les autres vaisseaux sont désignés généralement sous le nom de vaisseaux ordinaires. Ce sont les plus volumineux de tous les organes élémentaires
Fig. 166.—Trachées rompues pour montrer le déroulement de #; la spirale intérieure,
Fig. 167.—a Vaisseaux ponctués et fibres ligneuses ; b vaisseau annulaire et mixte; c vaisseaux rayés moniliformes; d vaisseau scalariforme.
tomn gaz,
| esi très des plantes. On peut souvent les voir à l’œil nu. extrème, On leur donne différents noms suivant leur appaenroulés | ;ence et la nature des ponctuations qui recouvrent idés Inti- | jeurs parois. Chez les vaisseaux ponctués, rayés et 2e dans Le réhiculés, a et b fig. 167, ces ponctuations sont -des ne spirale points, des lignes transversales ou de véritables un à l’au- réseaux. Les vaisseaux annulaires ont des espèces on pointe | 4e cercles placés à leur intérieur pour soutenir leur
parois. Les vaisseaux mixtes présentent successive-
: ment ces modifications en différents points de leur des tiges, longueur. Les vaisseaux moniliformes, c fig. 168, . laissent voir encore chacune des grosses cellules qui leur ont donné origine ; ils rappellent l’apparence des grains de chapelet. Enfin on trouve dans les fougères des vaisseaux scalariformes, d fig. 167, qui doivent leur nom à l’analogie que présentent leurs ponctuations avec les barreaux d’une échelle. Ce sont des vaisseaux polyédriques, et leur parois latérales sont sillonnées par des lignes transversales disposées avec une grande régularité.
Rôle des vaisseaux dans la végétation. —L’unique rôle des vaisseaux est de faciliter la circulation des liquides et des gaz à l’intérieur de la plante. Dans les végétaux supérieurs, ils constituent comme un réseau de tubes nombreux et continus, qui commencent avec la racine la plus profonde et se terminent à l'extrémité de la plus haute feuille. Le printemps, ils servent de canaux à la sève, durant l'été et l’automne, un bon nombre ne renferment plus que des gaz,
es reuilles
Léralement sont les émentaires
oulement de
ises ; b vaisiliformes ; d