CHAPITRE QUATRIEME
Epiderme.
L'épiderme est un organe qui recouvre toutes les parties des végétaux, excepté chez certaines plantes inférieures. Il joue le même rôle que la peau chez les animaux et sert par conséquent à protéger les tissus intérieurs du contact de l’air. Sa structure varie en rapport avec la structure des plantes, le plus parfait se trouvant toujours sur les plantes qui occupent un rang plus élevé dans le règne végétal.
Un épiderme complet renferme trois parties : 1° La cuticule, pellicule très mince et sans organisation apparente, qui recouvre complètement l'extérieur du derme. La cuticule constitue à elle seule l’épiderme des plantes submergées. 2° Le derme, composé d’une ou de plusieurs rangées de cellules applaties, fortement liées les unes aux autres et qu’on peut enlever par grandes plaques sans les séparer. La forme des cellules dermiques varie beaucoup, a, b, c, fig. 168. Elles présenteront chez une plante un véritable type de parfaite régularité et chez une autre elles seront extrèmement irrégulières. Ces cellules sont généralement remplies de gaz et ne renferment pas de protoplasma. Leurs membranes, toutes imprégnées de silice dans plusieurs végétaux, contribuent à donner de la rigidité aux difiérents organes qu’elles recouvrent. 3° Les stomates petites bouches placées dans l’épaisseur du derme
stor
chy
ou la on le tenir basst les fe
par ê
Ce meau rare q
sur ch
mt
Fig. :
'derme
euses ;
outes les 8 plantes peau chez otéger les structure lantes, le lantes qui végétal.
arties : 1° ganisation l'extérieur seule l’épilerme, comellules apes et qu’on bs séparer.
aucOUP, 4; plante un chez une s. Ces celet ne renembranes, UrS VÉLÉaux difié-
s stomates f
du derme
et s’ouvrant par une fente ovale, s fig. 168. Les deux cellules en forme de croissant qui bordent le stomate font généralement saillie au dehors. Les
Fig. 168.
stomates communiquent avec les méats du parenchyme sous-jacent et servent ainsi à faciliter l'entrée ou la sortie des gaz dans les parties des plantes où on les rencontre. Il est donc important de les maintenir constamment libres. Voilà pourquoi il faut bassiner les plantes, les arroser en versant l’eau sur les feuilles, afin de laver les stomates qui finiraient par être obstrués par les grains de poussière,
Ce sont en général les parties vertes, feuilles, rameaux ou tiges, qui en sont pourvues, mais il est
fre que les feuilles en renferment un nombre égal sur chacune de leurs faces.
La face inférieure en
Fig. 168.—Lames de cellules dermiques avec les stomates 8; & erme du pissenlii; b derme du mil avec incrustations silituses ; e derme à cellules polygonales irrégulières,
contient généralement beaucoup plus, et l’on croit devoir attribuer à cette cause la teinte plus pâle du revers des feuilles. Les stomates sont d’une excessive ténuité. Une surface d’un pouce carré de feuille d'œillet en renferme 38,500 ; dans un pouce carré pris sur le revers d’une feuille de lilas, on en a compté 160,000.
C’est le dédoublement des cellules dermiques qui produit les stomates. Il est donc naturel de les trouver dans des positions spéciales qui dépendent de l’agencement de ces cellules.
Ces milliers de petites bouches s'ouvrent le jour, lorsque la plante reçoit les rayons du soleil et se ferment la nuït et pendant les mauvais temps.
Les lenticelles sont des taches grisâtres que l’on aperçoit sur l'écorce des rameaux et des tiges de certains arbres. On est porté à les regarder comme résultant du déchirement des stomates, phénomène qui met à nu les tissus intérieurs. Les lenticelles sont très visibles sur l’écorce des bouleaux, des merisiers et des cerisiers.
Rôle de l’épiderme.—Nous l'avons déjà indiqué: c’est de protéger les tissus vivants et gorgés de sucs du contact de l’air. Son enlèvement devrait donc avoir des conséquences désastreuses pour la vie des plantes. Mais heureusement qu’il se regénère comme la peau chez les animaux. Toutefois si on l’enlève en lames trop grandes, il peut n’être plus capable de recouvrir la blessure à temps, la décomposition se déclarera et le végétal finira par mourir. Il faut donc éviter avec soin toute cause capable d’enlever ou de briser l’épiderme. C’est pour cette raison qu’on ne
l'on croit ; pâle du excessive de feuille uce carré on en à
iques qui rel de les dépendent
nt le jour, il et se fer- )8.
s que l’on iges de cercomme réphénomène lenticelles k, des me-
à indiqué:
és de sucs
rait donc la vie des ère comme n l’enlève apable de osition se faut donc yer ou de qu'on ne
doit jamais mettre des bestiaux dans un bocage que l’on tient à conserver. Ces animaux grugent l’écorce et font ainsi mourir les arbres.
ORGANES APPENDICULAIRES DE L'ÉPIDERME.—(landes.—Ce sont des cellules ou des masses de cellules placées à la surface du derme ou perdues dans son épaisseur,qui secrètent certains principes particuliers. Ces cellules sont généralement très petites.
Poils.—On donne ce nom à des filaments qui sont composés soit d’une seule cellule dermique faisant saillie au dehors, soit de deux ou de plusieurs cellules accolées bout à bout. La forme, la consistance, le nombre des poils varient à l'infini. Les plantes qui n’en ont aucun sont dites glabres. On donne aux autres les qualificatifs de poilues, soyeuses, cotonneuses,
: hérissées, pubescentes, velues, laineuses, etc., suivant la
nature des villosités qui les recouvrent.