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CHAPITRE TROISIÈME

L'eau.

L'eau agit sur les terrains de diversos manières. Elle peut agir à l'état liquide ou à l'état solide, ello

peut encore être étudiée comme agent chimique et comme agent mécanique, et cette double action peut être considérée dans les eaux superficielles et dans les eaux souterraines. Dans les pages qui suivent, nous verrons successivement l'action de l'eau à l'état liquide, et celle de la glace. Relativement à la première, nous étudierons l'action chimique et mécanique de l'eau douce et de l'eau salée.

Article I.

Action chimique de Veau.

L'action chimique de l'eau consiste surtout à dissoudre certaines roches, r . g., les calcaires, pour aller les déposer ailleurs. L'eau ne peut dissoudre le calcaire qu'à la condition d'être chargée d'acide carbonique ; au contact de cette eau et des lits calcaire?» il se forme un bicarbonate do chaux soluble. Cet acide carbonique, l'eau le trouve dans l'atmosphère

Fig. 101.

elle même et surtout dans l'humus du sol. L'action dissolvante de l'eau se tait sentir avec une as^cx

grande énergie. Quelques géologues ont cru pouvoir lui attribuer la formation des cavernes, si grandes, si belles, qui se voient dans différents pays, fig. 101. En effet ces cavernes se trouvent généralement dans des terrains calcaires.

Les courants souterrains produisent aussi des effets d'érosion, creusent des vides qui peuvent quelquefois provoquer des effondrements ou le glissement des couches les unes sur les autres. Les exemples de ces phénomènes ne manquent pas.

L'action chimique de l'eau chaude est beaucoup plus marquée. L'eau surchauffée dissout une foule de substances qu'elle ne dissout pas aux températures ordinaire», la silice, par exemple. En outre, elle peut se décomposer, céder ses éléments aux corps avec lesquels elle vient en contact, et agir ainsi comme substance minéralisatrice. La porosité plus ou moins grande des roches, jointe à la pression, permet «à l'eau des océans d'attaindre une grande profondeur, et par conséquent, il est tout probable que cette eau est souvent surchauffée. Nous verrons plus tard, à propos des volcans et du métamorphisme, quelques effets do cette eau lorsqu'elle imbibe les lits géologiques.

L'action chimique de l'eau des océans se complique de la présence des sels qu'elle tient en dissolution. C'est elle en particulier qui, étant surchauffée, devient capable d'effets chimiques très puissants.

Article II.

Action mécanique de lyeaum

Erosion. — Do la surface do l'océan cl du sol s'élèvo constamment de la vapeur d'eau qui va se condenser dans les hautes régions atmosphériques. Cette eau retombe on gouttelettes do pluie ; la réunion de ces gouttes forment d'abord de petits ruisseaux qui se réunissent pour former les rivières et finalement les fleuves. Le volume d'eau rejeté dans la mer par un fleuve n'est en général que le quart de celle qui tombe sous forme de pluie ou de neige sur la surfaco du bassin drainé par le fleuve. Le reste, ou bien est évaporé immédiatement là où il tombe, ou bien sert à la nutrition des plantes. LTne très petite portion disparaît encore en se combinant avec les roches. L' érosion ou dénvdation se produit partout ou l'eau . est en mouvement. La goutte de pluie laisse sa trace sur le sablo qui la reçoit, fig. 102, le ruisselet y trace un petit sillon, le ruisseau creuse un peu plus avant; le torrent, qui roule sur les pentes abruptes, use les roches, brise les arbres qu'il rencontre ot entraîne leurs débris avec lui; enfin les rivières, surtout à l'époque des inondations, attaquent leurs berges et élargissent peu à peu les vallées dans lesquelles elle'* coulent. Cela ost

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