ARTICLE II
Chaleur interne du globe.
SON EXISTENCE.—Quelle que soit la variation de la température à la surface du globe, il est certain qu'elle s'élève lorsqu'on s'enfonce vers le centre. L'existence d’une température très élevée dans Îles parties centrales de la terre est prouvée par plusieurs faits incontestables.
En premier lieu notre planète est aplatie aux poles, précisément comme i’aurait été un globe primitivement liquide,ayant même densité que notre terre ct tournant autour de l’axe des pôles avec la mème vitesse.
Les puits artésiens donnent une eau d’autant plus
chaude qu'ils jaillissent de couches plus profondes. par Dans les mines, on constate encore une élévation de Cap température proportionnelle à la profondeur. On fau croit qu'en moyenne la température s'élève de 1°C. lave par 100 pieds. Cette proportion varie nécessairement. epa vec la condustibilité des roches que l’on traverse, . Les couches les plus anciennes, celles qui ont été par des conséquent enfouies à une grande profondeur grâce not aux dépots plus récents, sont toutes cristallisées, phé- les ! nomène qui est éncore une conséquence de la chaleur À 1nte à laquelle elles ont été soumises. son Les sources thermales prouvent encore qu'il existe 4 coro
sous la croûte superficielle, des couches plus chaudes
par suite
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parties 1'S faits
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qui chauftent les eaux de Pératures, quelquefois an delà de 100€,
Enfin les Volcans sont sans contredit des preuves
évidentes de l'existence de masses en ignition dans l'intérieur du globe,
Erar PROBABLE pk L'INTÉRIEUR py GLOBE, Dire si l’intérieur de notre globe est OÙ n'est pas liquide êst un problème très COmpliqué, très difficile ; logie, dit M. Ie Conte, n’est Pas encore le résoudre d'une Mänière com plète,
Deux théories Sont ici en Présence, L'une l'intérieur liquide, l’autre Je croit solide, Nous don. nerons le pour et Je Contre de chacune de ces théories.
La première S'appuie Surtout sur le fait de l'aug- Mentation de la température avec |a Profondeur, Elle suppose de plus que la température de fusion reste à Peu près la même à n'im Porte quelle Profondeur, Alors, en Suivant cette Progression croissante de °C. Par 100 pieds, on à à 25 ou 20 milles une température Capable de fondre toutes les Substances Connues, I]
faut donc conclure que notre globe est une masse de lave, enveloppée Par une épaisse tout au plus d'une dizaine de lieues, Los vol- Cans, les tremblements de terre ne Sont que les effets des Commotions de Cette masse ignée, L’écorce de notre globe S'agite sous la Pression in térieure comme les parois d’une bouilloire frémissent SOUS la pression interne de Ja Vapeur; elle cède et se brise, si Ja pression devient trop grando.
Oilà la Première théorie, avec SeS preuves et ses
Corollaires. La réfuter sera établir l'opinion d'un
la géoen mesure do
SUppose
ces sources à de hautes tem.
ventre solide, Voici donc quelques-unes des objections qu'on peut lui opposer.
Cette élévation de température de 1°C. par 100 pieds sst loin d'être régulière; d'aillours les forages les plus profonds ne dépassent pas quelques milles, or le rayon terrestre est d'à peu près 3,960 milles, comment donc affirmer que cette progression croissante de la chaleur ne varie aucunement de l'extérieur au centre ?
La terre est plus dense au centre qu'à Ja surface, or cette augmentation de densité a pour eflet d'accroître la conductibilité et par suite de diminuer la rapidité d’élévation de température. Alors à mesure qu'on gagne l’intérieur, la température doit s'élever de moins en moins pour un même espace parcouru,
La température de fusion de la plupart des roches est élevée par la pression. On conçoit donc que les assises de l’intérieur, bien que chauffées à une haute température, puissent rester solides à cause de la pression qu’elles supportent.
Suivant la théorie du centre liquide, notre terre serait en réalité un globe liquide. Or, d’après les affirmations de M. Hopkins, de Sir W, Thomson, etc. la torre se comporte, dans ses rapports avec les autres asiros, comme un globe rigoureusement solide, plus solide que du verre. En 1576, Sir W. Thomson affrmait encore hautement les mêmes conclusions.
Les volcans, qu'on amène comme preuve de l’existence d’un centre liquide, prouvent plutôt le contraire. En effet, s'ils communiquaient avec une même mer de feu, ils devraient être tous en activité en même temps. Les moins élevés devraient déborder quand
et pai
rie
pctions les plus hauts lancent des laves par leur cratère, Or, à dans les iles Sandwich, une mème montagne, fig. 120, forages | iles, or ÿ 8, COM- | issante | ieur au on. Rerts renferme deux volcans, élevés, l'un de 4000 pieds | surface, l’autre de 14,000, et qui sont parfaitement indépen- 1 ot d'ac- dants l’un de l’autre. Il arrive souvent que le Mau- fl nuer la | na-Loa, le plus élevé, lanco des laves, pendant que le ( mesure | Kilaua, le plus bas, reste parfaitement tranquille. | lever de | C'est précisément ce qu'on a constaté en novembre sf 1580.
3 roches Dans la théorie du centre liquide, on ne pourrait que les expliquer les élévations continentales et les enfonce Le haute ments des abimes océaniques, qu’en supposant que la de la | croûte terrestre se plie en voûtes gigantesques, fig. 121 a, ayant presque une demi circonférence terrestre, ce terre rès les on, etc., autres
e, plus afhr-
l'existraire.
e mer même uand
Fig. 121.
et par conséquent, incapables de se soutenir un instant par elles-mêmes ; ou en supposant que les reliefs exté. rieurs sont dus à des reliefs absolument semblables
existant à l’intérieur de la croûte solide, fig, 121 b, et qui, s'enfonçant davantage dans le liquide centrale, feraient, grâce à la poussée de ce dernier, émerger les masses continentales. Or ceci est bien diilicile à admottre, pour ne pas dire impossible, Comment affirmér, en effet, que la croûte terrestre soit plus minco sous les océans, lorsque là, grâce à la présence do l’eau, le pouvoir conducteur des lits doit accélérer lour refroidissement, et par suite, la solidification se faire plus vite.
Enfin, on pourrait ajouter qu'en supposant un globe primitivement liquide, les solides, formés d'abord à la surface et plus denses que le liquide sous-jacent, ont dû se rendre au centre et s’y accumuler, de sorte que la solidification a commencé en réalité par le centre.
De tout ceci nous concluons que notre globe est très probablement solide, à l'exception des lacs de laves,
placés à la racine des volcans, et qui sont des phénomènes locaux et superficiels, comme nous le verrons plus tard.