‹ Elements de minéralogie et de géologie [microforme]Chapitre 81 sur 100 · SR · texte numérisé non relu

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an BEL mouvement a été tellement doux que les colonnes sont restées droites sur leurs bases et ont parfaitement gardé leur position d'équilibre.

‘Les côtes du Groënland au contraire s’abaissent. Les pêcheurs moraves ont dû transporter leurs cabanes plus loin dans les terres; des villages ont été complètement envahis et recouverts par les eaux, M. le Prof. Bell, dans sa récente exploration de la baie d'Hudson, a constaté que les rivages de cette mer intérieure s'élèvent lentement au-dessus des eaux. Déjà le P. Petitot, à qui nous devons tant d'observations intéressantes sur l'Amérique aretique, avait remarqué des preuves évidentes du mouvement géneral qui élève peu à peu la surface de toute cette partie de notre continent, D'un autre côté, l'existence de troncs d'arbres profondément ensevelis sous les alluvions, le long des rivages orientcux des Etats-Unis peut être regardée comme une preuve que cette partie du continent s'enfonce lentement sous les eaux.

Tous ces faits montrent que la terre est loin d'être un globe absolument rigide. Elle cède aux forces internes qui tendent à modifier sa surface; et rien de surprenant si l'on trouve qu'à ditrerentes époques de leur formation, les continents n'avaient pas la forme qu'ils ont maintenant.

La lenteur de ces oscillations nous fait encore comprendre q ‘e les forces en jeu, tout en étant, pour ainsi dire, infinies en puissance,agissent avec une très grande lenteur. Les lits en général ont été pliés, et non pas broyés, comme ils l’auraient été si ces forces eussent agi brusquement.

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