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même sens que les lignes de l'écriture; cependant nous avons trouvé un acte
de 1312 scellé de quatre sceaux appliqués sur autant de bandes verticales.
Avec les attaches ordinaires, il était encore plus facile de suspendre à un
même acte une grande quantité de sceaux. Il n’est pas très-rare d'en trouver
trente ou quarante attachés au bas d'un diplôme; mais l'exemple le plus ex-
miens présentèrent au concile de Constance, le 30 décembre 1415 : cet acte,
au rapport d'Heineccius, était muni de trois cent cinquante sceaux *. Lorsque
l'on suspendait ainsi un grand nombre de sceaux, au bas d'un même diplôme,
on écrivait souvent le nom de chaque personne au-dessus du trou dans lequel
passaient les attaches. On trouve quelques exemples de cet usage dès le commencement du xm° siècle, sinon dans les actes ordinaires, du moins dans les
testaments. «On conserve au Trésor royal, disent les Bénédictins, une charte
« de l'an 1212, où Blanche, comtesse palatine de Troyes, déclare ses héritiers «en présence des barons et des seigneurs de Champagne. La pièce est scellée de «trente et un sceaux pendants, attachés avec des fils de soie rouge, blanche et «verte au bas et aux deux côtés du parchemin. Au-dessus de chaque trou par où «passent les attaches, le nom de chaque seigneur dont le sceau est suspendu se
introduites.
1 Pour trouver moyen de suspendre autant de sceaux à un même acte, il a fallu nécessairement choisir une feuille de parchemin d’une très-grande dimension; il est possible d’ailleurs qu’on ait fail passer par un même trou les attaches
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| \ | traordinaire qui ait jamais été signalé est celui d'une plainte que les Bohé- | | | | t .
«trouve marqué par l'écrivain de la charte.» Les testaments dont nous avons parlé plus haut fournissent de nouvelles preuves de cet usage. Dans les siècles suivants, rien de plus ordinaire que ces indications marquées sur les morceaux de parchemin découpés dans le bas de l'acte, ou inscrites soit sur le recto, soit au revers de la charte, au-dessus. des trous dans lesquels les attaches ont été
de plusieurs sceaux. En effet, il existe aux Archives du Royaume (J. 205) un acte de l'an 1210, dans lequel on n’a pratiqué que deux ouvertures, Tune à gauche, l'autre à droite, renfermant chacune les attaches de onze sceaux.