RE REC ED TE
aux ovales de forme ordinaire, ils ont cessé généralement d'être employés après le x1° siècle. Cependant «on en a deux, disent les Bénédictins, d'un «évêque allemand des années 1390 et 1396. Muratori en a publié un autre «de l'an 11133 c'est celui de Robert, évêque d’Averse, au royaume de Naples. « L'Autriche illustrée de D. Hueber nous en offre des années 1351, 1565,1571. «Le sceau que fit faire la ville de Florence, après le renouvellement des lettres «et des arts, est un ovale parfait. Tel était, en 1396, le sceau de Guillaume de «Ruflai, seigneur breton. »
Au xrr° siècle, les sceaux en ogive étaient fort nombreux; ils étaient employés surtout par les évêques, les abbés, les abbesses, les monastères, les chapitres, les officiaux et les dames. Cette forme est nettement caractérisée dans le sceau de la reine Constance (PI. B, n° 5), dont les extrémités sont formées par l'intersection de deux arcs de cercle. C'est là le caractère distinctif de l'ogive; mais les rapports du grand axe avec le petit axe, ou, en d’autres termes, de la hauteur avec la largeur, n'avaient rien de fixe. Dans le sceau de la reine Constance, par exemple, le petit axe a vingt-deux lignes et le grand axe en a trente-quatre; un sceau de Gualon, évêque de Paris, déposé aux Archives du Royaume, est beaucoup plus étroit à proportion, puisqu'il n’a que treize lignes de largeur sur trente et une de hauteur. Moins il y a de différence entre la longueur du grand axe et celle du petit axe, plus un sceau en ogive tend à se confondre avec les sceaux en forme de cercle ou d'ovale aplati. En effet, les points d'intersection des deux arcs étant alors peu saillants, les deux extrémités de l’ogive paraissent plutôt courbes qu'aiguës. Tel est, par exemple, le sceau de Robert (PI. B, n° 4) que les Bénédictins ont regardé comme ovale, et qui dans la réalité a la forme d'une ogive résultant de l'intersection de deux cercles de vingt-neuf lignes de diamètre; le petit axe de cette ogive a près de vingt-trois lignes, et le grand n’en a que vingt-huit. Ces détails, trop minutieux peut-être, prouveront du moins qu'il y a des sceaux dont la forme réelle ne peut pas toujours être déterminée à première vue; souvent même, lorsqu'une empreinte est altérée, il devient impossible de reconnaitre si les extrémités en sont formées par une courbe ou par l'intersection de deux arcs de cercle, et si par conséquent le type avait la figure de l’ovale plutôt que celle de l'ogive. Le mot ovale ne pourrait suffire d’ailleurs pour désigner toutes les variétés de formes courbes qui ne constituent ni des cercles, ni des ogives, et qui cependant paraissent dans un grand nombre de sceaux. Comme les rapports des deux axes ne variaient pas moins dans ces figures que dans l'ogive, on doit s'attendre à rencontrer des sceaux plus ou moins allongés et résultant par conséquent de courbes qui devraient être désignées par autant de noms