PARTIE IV.— CHAPITRE VII
verticalement un peu au-dessus des épaules. Cette position pénible et disgracieuse change dans le sceau de Louis VIT, dont la main gauche repose sur la jambe gauche, tandis qu'à droite, l'avant-bras s'étend à peu près horizontalement en s'éloignant du corps. Ses successeurs, jusqu'à Philippe IV, conservent à peu près la même attitude. Tous ces rois ne portent dans la main droite qu'une simple fleur de lis, ou un sceptre dont le manche fort court est presque entièrement caché par la main qui le supporte. Depuis Louis X jusqu'à Charles VI, le sceptre est assez long pour que, tout en reposant à terre, il atteigne le bas de la tête du roi ; quelquefois même il la dépasse. Au contraire, le bâton royal, surmonté de la main de justice, n’a guère que la hauteur du buste. Depuis Charles VIL jusqu'à François [”, le sceptre et le bâton royal sont à peu près de même hauteur, excepté dans le sceau de Louis XI, où le sceptre est sensiblement plus long. Depuis Louis le Gros jusqu'à Charles V, le siége royal se termine de chaque côté par des têtes d'animaux de formes diverses. Cet ornement, qui n'existe pas sur le sceau de Charles VI, reparaît pour la dernière fois sur ceux de Charles VIT. Il est donc permis de supposer que s'il existe sur les sceaux des rois de France des détails originaux, on y mêlait souvent des formes traditionnelles qui pouvaient être tombées en désuétude depuis longtemps lorsque les graveurs s'attachaient encore à les reproduire. Quelque soin que nous ayons mis à réunir dans la Liste alphabétique des princes souverains tous les renseignements relatifs aux différents sceaux qui ont été employés par les rois de France de la troisième race, nous avons dû nécessairement commettre plusieurs omissions; en voici quelques-unes que nous nous empressons de signaler. Louis VIIT, avant de monter sur le trône, a employé un sceau équestre de deux pouces trois quarts de diamètre (J. 394, an 1214); ce prince, coiflé d'un casque fermé par une visière, tient une épée de la main droite, et porte au bras gauche un bouclier semé de fleurs de lis sans nombre; le cheval n’a pas de caparaçon : Ÿ sieizzvm Lvpovicr rit REGIS France. Le contre-sceau ne porte pas d'inscription; les mêmes armoiries s'y trouvent répétées. On voit au bas d’un acte de 1267 (J. 390 ) un sceau de trois pouces de diamètre où Philippe, fils de S. Louis, est représenté coiffé d’un casque fermé par une visière, tenant une épée de la main droite, et portant au bras gauche un bouclier triangulaire qui est semé de fleurs de lis sans nombre comme le caparaçon du cheval; les mêmes armoiries paraissent sur l'écu du contre-sceau; il n'y a d'inscription que sur le premier côté du sceau : F sIGILLVM PuiLippi DNI. REGIS FRaNGORvM PrRImoGENrm. Les Bénédictins parlent d'une charte de 1287 «d'où pend un sceau de Phälippe le Bel, sur lequel «on ne voit au premier côté que trois fleurs de lis et une au revers.» Louis