PARTIE IV. — CHAPITRE VII
sceau en ogive où elle est représentée de profil, assise sur une cliaise, et tenant He la main droite un lis de jardin : t sigill. Hermesend. vicomitisse Senonis (S. 2122). Richard de Vernon est couvert d'une cotte démailles; il a des étriers et des éperons ; la selle de son cheval est recouverte d'une housse garnie de franges; on voit sur le bouclier qu'il porte au bras gauche deux jumelles en sautoir. L'écu qui occupe le champ du sceau de son fils porte deux bâtons en sautoir brochant sur un râteau: t sigillvm Ricardi de Vernvn; sur le sceau du père, il y a de Vernonc, au lieu de de Vernun ( J. 2 1 6 , an 1 1 qS). On trouve au bas d'un acte de 1 2 i4 (J. Sg^ ) un sceau de forme triangulaire, que Juhel de Mayenne employait, selon les Bénédictins, dès l'an 1 197 : t sigillvm IvHELLi DE Medvan. M t. Le siglc M Signifie probablement m?7/?/s. Cette légende entoure un écu portant six écussons posés trois, deux et un, et chargés d'un sautoir brochant sur une vergette^; au revers, on voit un lion rampant contourné. En 1199, André de Chauvigny, seigneur de Châteauroux, n'avait pas non plus de sceau équestre; cet exemple vient à l'appui de l'opinion des Bénédictins, qui affirment que dès le xii" siècle les seigneurs employaient quelquefois des sceaux sur lesquels ils se bornaient à faire représenter Vécu de leurs armes. Le sceau d'André de Chauvigny a deux pouces quatre lignes de diamètre; on y voit un écu portant une fasce de losanges surmontée d'un Ïambe! de cinq pendants : i sigillvm André de Calvign. dni. Castri Radvlfi - ; au revers, on distingue un oiseau; mais la légende est effacée (J. 899).
On voit trois roses posées deux et une sur le bouclier de Roger de Rosoy et sur l'écu du contre-sceau (J. 887 , an 1201 ) : sigillvm Rogeri de Roseto. — t s. Rogeri de Roseto. Mathieu de Montmorency (J. 168, an 1202) est monté sur un cheval sans caparaçon; son bouclier et l'écu du contre-sceau portent une croix cantonnée de quatre alérions, un par quartier: f sigill. Mathei de Montemorenciaco"'. Sur un sceau attaché à un acte de i2o3 (J. 894) , le cheval est
^ C'est d'après une gravure inexacte que nous avons donné (p. 96) une autre indication.
- En 1217, Guillaume de Chauvigny, seigneur de Châteauroux, avait un sceau équestre; ses armes sont répétées sur son bouclier, sur ie caparaçon du cheval et sur l'écu du contre -sceau, qui a, comme le premier côté , deux pouces trois quarts de diamètre; mais ce sont des fusées et non des losanges qui paraissent au revers , et le lambel y est de six pendants; on n'en voit au contraire que deux ou trois sur le premier côté (J. SgA).
' Mathieu de Montmorency, devenu connétable , porta la croix cantonnée de seize alérions ,
quatre par quartier; ces armes se voient sui un sceau attaché à un acte de 1219 (J. i5]); elles sont répétées sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau ; toute la première partie de la légende est détruite; la dernière partie est très-altérée ; mais on y distingue le titre de connétable du roi de France. La croix cantonnée de quatre alérions seulement parait sur l'écu qui occupe le champ d'un sceau de Bouchard de Montmorency , seigneur de Marly ; au revers on voit une aigle au vol abaissé (J. i53 , an 1220). Cette empreinte est en ogive , ce qui est extrêmement rare pour les sceaux de seigneurs.
recouvert en entier par un caparaçon aux mêmes armes. En i2o3, Raoul de Clermont , seigneur d'Ailly, ne portait pas semé de trèfles à deux bars adossés ^ ; on distingue sur l'écu marqué au contre-sceau cinq pièces mises en croix; nous ne pouvons pas affirmer que ce soient des trèfles : sigill. Radvlfi de Claro- MONTE. — t ET DOMiNi DE AiLi (J . Sqq). Gui de Sculis, IV'' du nom, qui remplit la charge de grand bouteiller, ne portait pas écartelé d'or et de gueules; on voit sur son bouclier et sur l'écu marqué au revers cinq gerbes mises en croix ^ : f SIGILL. GviDONis BVTicvLARii (J. Sqq , an i2o3). Lc sccau de Raoul d'Aunoi , en 1 2o4 (J. 2 34), ne représente que ses armoiries, qui sont six canettes en orle, entourant un petit écu en abîme : t sigillvm Radvlfi de Avnoi. Pioger de Meulan , du vivant de son père Valeran , employait un sceau dont le champ est occupé par un lion ^ : t sigillvm Rogeri de Mevlendo (J. 2 i6 , an i2o4)- On ne voit également sur le sceau de Guillaume des Roches , sénéchal d'Anjou en i2o4, qu'un écu dont les armoiries sont un lambel de cinq pendants brochant sur une bande de losanges: t sigillvm Gvillermi de Rvpibvs (J. 179). La généalogie des anciens vicomtes de Thouars présente de graves difficultés. En succession directe, et lorsqu'il n'y avait que des enfants mâles, le fds aîné prenait les sept neuvièmes des biens, et partageait lesdeuxautresneuvièmesentreses frères; mais si le frère aîné venait ensuite à décéder avant les autres, ses enfants ne recueillaient que ses biens meubles, et les immeubles retournaient au frère puîné, moins deux neuvièmes qui se partageaient entre les autres frères. Un vicomte de Thouars n'était donc que l'usufruitier d'un héritage dont la propriété appartenait par indivis à tous les membres de la famille. (Voyez Hist. généal. de la maison de France, t. IV, p. 187.) Cette communauté d'intérêts,
^ Ces armoiries indiquées par le P. Anselme , étaient portées, en 1292, par son petit-fils, Raoul de Clermont, sire de Nesle, connétable de France ; elles paraissent à la fois sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval et sur fécu du contre-sceau :
s. Radvlphi de Ci de Nigella — + cont.
s. Radvlphi dnI. de Nigella.
^ L'écu qui occupe le champ du sceau de Gui son fils , porte trois gerbes posées deux et une : s. Gvidonis de Silyatnectis (J. 168, an 1217). Les mêmes armes paraissent en 1284 (J. 238) sur le sceau de Guillaume , frère de Gui ; mais elles sont brisées d'un lanibel de trois pendants sur l'écu qui occupe le champ du premier côté, et d'un lambel de cinq pendants au revers. Le titre de bouteiller était devenu un surnom propre
à cette famille ; en effet , quoique Guillaume n'ait pas rempli la charge de bouteiller, on lit sur le sceau qui vient d'être décrit : i sigillvm Gvillermi PiscRNE [Piscerne). Quant à l'écu écartelé, nous l'avons rencontré avec un lambel de cinq pendants pour brisure, sur le sceau d'Anselme, seigneur de Luzarches , neveu de Gui et de Guillaume ; le mot Senlis est écrit d'une manière bizarre dans la légende : + s. misire Avnsel bovte- LiER de Saintliz (J. i6o, an i285).
^ En 12 55, Raoul de Meulan portait échiqueté de six tires; l'échiqueté et le lion furent réunis dans les armes de Jean de Meulan , évêque et comte de Noyon en i35o; le sceau équestre de Raoul de Meulan porte pour légende ; + s. Radvlphi DE MeVLENT (J. 2 24).