PARTIE IV. — CHAPITRE VU
adoptée pour leurs armoiries (J. 622, an i3/ii ). Le contre-sceau de Guillaume, arclioveque de Sens, représente la lapidation de S. Etienne, et dans le bas, l'archevêque agenouillé : + sce.prothomartyi\ Stephe. ora pro me (J. 202, an 1261); la même image est reproduite sur les contre-sceaux de quelques autres archevêques de Sens; mais on y voit aussi l'Agneau et la Croix, la Sainte Vierge ou une main céleste bénissant l'archevêque. S. Maurice à cheval et armé d'une épée occupe le champ du contre-sceau de Pierre, archevêque de Tours (J. 176, au i255):tvENi sancte Spiritvs tsAwcTvs Mavricivs; ces deux légendes sont disposées sur deux cercles concentriques; la dernière se lit seule sur le contre-sceau de Vincent, archevêque de Tours; S. Maurice y est représenté debout , tenant un étendard de la main droite, et la main gauche appuyée sur un bouclier. Le sceau de Guillaume, archevêque de Bourges, porte pour légende: t sigillvm Willmi. Bitvricensis patriarche (J. 862, an 1201, v. s. ); on trouve également sur les sceaux de plusieurs autres archevêques de Bourges le mot patriarclia au lieu à'archiepiscopus. Les mots prime LiKjdiinensis ecclesie archiepiscupiis se lisent sur les sceaux de plusieurs aichevêques de Lyon du xnf et du xiv*" siècle. Les bustes de S. Just et de S. Pastor, accompagnés des mots s. Ivstvs s. Pastor, se voient sur les contre-sceaux de plusieurs archevêques de Narbonne. On lit au revers d'une bulle de plomb^ de Michel, archevêque d'Arles, la légende suivante, divisée en cinq lignes horizontales : t s. — sci.Tro — PHiMi Iiiv. — Xpi. disci — PVLi (J. 890, an 1211). La même légende occupe six lignes au revers d'un sceau en ogive de Jean^, l'un des successeurs de Michel : sigil — lvm sa — ncti Tr— ophimi — Ihv. Xpi. — disci — pvli ( J, 3i i,an i2/i3). En 1^79, Eustache s'intitulait archevêque et prince d'Arles : s.EvsTACii archiepiscopi et principis Arelatensis (J. 3/4o). En 1269, le contresceau de Richard, évêque d'Avranches, représentait l'image de S. André sur la croix: dilexit Adrea. [Andream) Dns. (J. 224). Philippe, évêque de Beauvais, coDtre-scellait avec une pierre antique représentant un homme qui s'apprête à s'élancer sur un cheval au galop (J . 206, an 1207). On voit surle contresceau de Miion, successeur de Philippe, un écu portant une croix cantonnée
^ Les évêques du midi de la France scellaient souvent en plomb au xii" siècle ; les Bénédictins citent, par exemple, une bulle de plomb de Pierre, archevêque de Narbonne en ii5i. On possède aux Archives du Royaume celle d'Adelbert, évêque de Nîmes; sur le premier côté on lit cette légende divisée en quatre lignes horizontales : Adbt9 — Nemav — sensis — eps. ; le champ du revers est occupé par le buste de la
Sainte Vierge , entouré des mots Mater Xpisti. Cette bulle de plomb est suspendue à un acte de 1 17A, qui est rédigé en langue vulgaire du Midi (J. 335).
'^ Quoique Jean soit indiqué comme troisième du nom dans la Gallia Chrisliana , son sceau porte pour légende : +s. loHis. qvinti Arelatn. ARCHiEPi. ; peut-être ce mot quinti ne désigne-t-il qu'un surnom.
de quatre clefs: t crvx Dni. claves Pétri (J. 168, an 1222). Sur celui de Guillaume, évêque de Cahors (J. 890, an 1211), la croix est cantonnée de quatre fleurs de lis : t beinedcs. Dns. Ds. ms. [henedictus Dominus Deus meus). Le contre-sceau de Guillaume, évêque de Garcassonne, représente les bustes de S. Nazaire et de S. Celse : Nazarivs Celsvs (J. 335, an 1248). Le début de la Salutation angélique se lit sur le contre-sceau en ogive de Henri , évêque de Chartres : f AVE Maria gracia plena (J. 172, an i244). Le contre-sceau de Mathieu, son successeur, est aussi en ogive; il représente la Sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus, et porte la même légende, suivie de Dns. tec, Dominas tecum [Ibid. an 1248). Piobert, évêque de Clermont-Ferrand, s'intitulait évêque d'Auvergne : t sigillvm Roberti Arvernorvm epi. ^ (J. 362, an 1 201, v. s. ). Un ange tenant une croix paraît au revers du sceau de Raoul, évêque d'Evreux, avec cette légende: t cvstos Radvlfi (J. 2i4, an 1239). On voit un évêque agenouillé sur le contre-sceau de Jordan, évêque de Lisieux : t me manibvs vovEO FRONTE GENVQVE Deo (J. 2 1 9, an i2o4). S. Etienne est représenté tantôt debout, tantôt agenouillé, sur le contre-sceau de plusieurs évêques de Meaux; sur celui de Jean, on ne voit plus que son buste entouré de pierres, et la légende Stephanvs plenvs gra. est remplacée par celle-ci: t 9TS. I. [contrasigillum Johaiinis) epi. Meldensis (J. i65, an 1299). Eudes, évêque de Mendc , ' prenait le titre d' évêque de Gévaudau;son contre-sceau représente le buste de S. Privât, martyr : t s. Odonis Dei gra. Gvaballitanor. epi. — ses. Privatvs MR. (J. 34i, an 1266). Guillaume prenait à la fois le titre d'évêque et celui de comte; sur le contre-sceau, il est représenté à mi-corps, tenant une épée de
la main droite et une crosse de la main gauche : t s. Gvilli. Dei gra. epi
coMiTis Gabalitani — t S. G. EPI. MiMATENsis (J. 2o4, au iSiy). Jean avait deux sceaux diflerents, en sa double qualité d'évêque du Puy et de comte de Vélay; sur le premier, il est représenté tenant la crosse et bénissant; sur le second, il tient une épée de la mai» droite et une crosse de la main gauche :
1° t s. loHANNis Dei gra. epi. Aniciensis; — 2" s. I. Di. gra. epi. Anicien. et co
LAViE [comitis Velavie). Le premier sceau est en ogive, le second est rond; un même contre-sceau, représentant le buste de l'évêque, servait pour ces deux types. En 1499, Henri de Lorraine, évêque de Metz, employait un sceau rond, de deux pouces de diamètre, sur lequel on voit deux anges supportant un écu
aux armes de Lorraine: « sigillum Henrici de ngia [Lotharingia) Metensis
« episcopi. » (J. 985.) Gérard, évêque de Noyon, contre-scellait avec une pierre antique, représentant une aigle qui mange un serpent : gra. [gratia) Dei svm
1 En 1212 (J. 399), il employait un autre sceau sur lequel les deux dernières leUres des mots sigillum et Arvernorum étaient abrégées.