‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 211 sur 282 · II. 5i · texte numérisé non relu

II. 5i

CXV. (PL T, n°' 1 et 2.) Henri IV. Il est représenté assis sur son trône, la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite , et de la gauche, un globe surmonté d'une croix. Le marchepied du trône est à trois faces; sur chacune de ces faces on voit un écusson : le premier porte un lion ; les armoiries des deux autres sont trop confuses pour être décrites. Le trône est surmonté d'une arcade gothique renfermant trois niches : dans celle du milieu, on voit k §te Vierge tenant l'Enfant Jésus; les deux autres sont occupées par des figures qu'il est difficile de reconnaître; toutefois on distingue dans l'une un roi couronné, et dans l'autre un martyr tenant une palme. A la droite du trône et à la hauteur de la tête du roi, l'archange S. Michel ; pour pendant, à gauche du roi, S. Georges. Au-dessous de S. Michel et de S. Georges , S. Edouard et S. Henri ou S. Arthur. A la droite de S. Edouard, un chevalier soutenant un pennon écartelé (au i*"' etau 4% d'Angleterre; au •2*' et au 3% de France); de l'autre côté, pour pendant, un chevalier soutenant aussi un pennon qui est aux armes d'Angleterre seulement. Au-dessus de chacun de ces chevaliers, un ange tenant un écusson, l'un aux armes de S. Edouard (une croix florencée, cantonnée de quatre merlcttes, et accompagnée d'une cinquième merlette en pointe), l'autre aux trois couronnes d'Angleterre, de France et d'Irlande. Aux extrémités latérales du sceau, les symboles des quatre évangélistes, savoir : à la droite du roi, l'aigle et le lion ailé; à sa gauche, l'ange et le bœuf ailé. — Au contre-sceau , Henri IV, monté sur un cheval au galop, et coiffé d'un casque fermé qui a pour cimier un lion, tient de la main droite une épée enchaînée à son armure, et porte au bras gauche un écu écartelé aux armes de France et d'Angleterre; ici les armes de France sont aux pièces nobles, c'est-à-dire au i" etau 4*". Les mêmes armes paraissent aussi, mais confusément, sur le caparaçon du cheval; les fleurs de lis y occupent le deuxième et le troisième quartier. La tête du cheval est surmontée d'un lion. — N. B. Dès 1 4o8, au plus tard, Henri IV avait employé ce type, que son fds adopta pendant les premières années de son règne. Depuis le 2 1 mai iliio, date du traité de Troyes, Henri V prit, selon les Bénédictins, un autre sceau beaucoup moins orné, et sur lequel il s'intitulait rcx Ajighe, hères Francie , etc. Le sceau dont Henri IV s'était servi au commencement de son règne était aussi moins orné ; les termes de la légende suffisent d'ailleurs pour le faire reconnaître : Hcnricus Dei gracia rex Francie et Amjlie et clns. ( dominus) Hibernie. La gravure de ce type remonte à l'an i36o : Edouard III s'en était servi pour sceller tous les actes relatifs à la paix de Brétigny ; après lui, Richard II l'adopta en faisant entrer dans la légende le titre de roi de France ; Henri IV substitua ensuite son nom à celui de Richard; enfin c'est avec le même type que Henri V scella, en 1^20, le traité de Troyes. L'empreinte qui

existe au bas de ce traité (J. 646) est tellement mutilée qu'il est impossible d'en connaître la légende; mais tout fait présumer que c'est là le sceau sur lequel on lisait les mots hères Francie qui se trouvent en effet dans la suscription de l'acte.

- CXVI. (PL U, n° 1.) Nicolas P'. Dans le centre, un ornement en forme d'étoile, enfermé dans un cercle autour duquel est la légende. — Au revers, le champ est occupé par la légende, qui est surmontée d'une croix. — N.B. Les bulles de plond) de la plupart des papes antérieurs à Nicolas P' sont à peu près disposées de la même manière, c'est-à-dire qu'on trouve sur le premier côté le nom du pape au génitif, et sur le revers le moi papœ.

CXVII. (PL U, n° 2.) Pascal II. Sur le premier côté, le champ est occupé par la légende, qui est précédée d'une croix. — Au revers , on voit au-dessous d'une légende les têtes de S. Pierre et de S. Paul, entourées d'un nimbe grossièrement figuré par des points, et séparées par une croix.

CXVIII. (PL U, n"' 3, 4, 5, 6 et 7.) Eugène 111, Innocent III, Alexandre IV, Grégoire X et Honorius IV. Ces bulles, sauf quelque différence dans les dimensions, présentent toutes le même aspect. — Le revers, qui n'a pas été gravé, porte la même inscription et les mêmes images que celui des bulles reproduites sous les n°' 2 et 8 de la même planche.

CXIX. (Pl.U,n° 8.) BoNiFACE VIII. Sur le premier côté, on voit une légende disposée de la même manière que dans les cinq bulles précédentes. — Au revers, on retrouve la même inscription et les mêmes images que sur la bulle de Pascal II ; mais le travail est extrêmement grossier. Cette empreinte peut être considérée comme le type à peu près exact du revers des bulles de plomb que l'on rencontre jusqu'au pontificat de Pie II inclusivement.

CXX. (PL U, n" 9.) Sceau du pape dans le comté Venaissin. On voit sur le premier côté la tête du pape, et au revers, les clefs de l'église romaine passées en sautoir. — N.B. L'auteur de l'Histoire de Dauphiné , M. de Valbonnais , cité par les Bénédictins (tom. IV, p. 3i3), donne ce sceau comme celui de Clément V, et annonce l'avoir vu attaché à un acte de i3o5. Nous n'en avons pas vu d'empreinte originale, mais tout fait présumer que c'est une bulle de plomb. Ce type, comme le prouve la légende, servait exclusivement pour les affaires du comte Venaissin; Clément V et les autres papes d'Avignon em-

ployaient, comme souverains pontifes, mie bulle de plomb semblable à celles

qui viennent d'être décrites.

CXXI. (PL U, n°' lo, 11, 12 et i3.) Grégoire XI, Martin V, Eugène IV et Pie il La majuscule gotbique, qui paraît pour la dernière fois sur la bulle de Martin V, est remplacée sur celle d'Eugène IV parla capitale romaine renouvelée. Ces légendes sont disposées d'ailleurs comme sur les bulles du xiii'^ siècle. — Le revers, qui n'est pas représenté, est à peu près semblable à celui de la bulle de Boniface VIII. (Voyez la Notice GXIX.)

CXXII. (PL U, n° i4.) Paul IL II est représenté assis sur son trône et revêtu des babits pontificaux; en face de lui, on voit un cardinal et des prêtres agenouillés; derrière son siège, est un cardinal assis. — Au revers, S. Paul, assis et nimbé, tient une épée de la main droite; en face de lui, S. Pierre, assis et nimbé, tient une clef de la main droite et un livre de la main gauche. Entre les deux apôtres, on voit dans le haut une légende disposée verticalement, et dans le bas, une croix.

GXXIII. (PL L, 11° i5.) Sixte IV. (Revers.) Les têtes de S. Pierre et de S. Paul nimbées, entourées par des points, et séparées par une croix; dans le haut, une légende verticale. — La face principale de cette bulle, qui n'est pas représentée ici , porte une légende disposée comme sur les bulles des prédécesseurs de Paul IL

CXXIV. (PL U, n" i6.) Jules IL (Revers.) Même description qu'à l'article précédent; mais on remarque en outre au-dessous de la croix des glands destinés à rappeler le chêne qui formait les armoiries de la maison delà Rovère, à laquelle appartenait Jules IL

CXXV. (PL U, n° 1 7.) Léon X. Une légende accompagnée de tourteaux, qui sont les armes des Médicis. — Au revers, on retrouve la même disposition qu'au n° i5; mais on remarque en outre, au-dessous de la croix, les armes des Médicis. ( Voyez, pour la disposition des tourteaux, la Notice suivante. )

CXXVI. (PL U, n° 18.) Clément VIL (Revers.) Ce type est à peu près semblable à celui qu'avait adopté Sixte IV (voy. n° i5); mais Linscription n'est pas verticale, et Ton remarque au-dessous de la croix un écusson aux armes des Médicis, c'est-à-dire à six tourteaux posés trois, deux et

un. D'après les traités de Llason, il devrait y avoir cinq tourteaux posés deux, deux et un, et surmontés en chef d'un tourteau chargé de trois fleurs de lis. Ce dernier tourteau est une concession laite par Louis Xll à Pierre de Médicis, deuxième du nom. Cette disposition des tourteaux esta peu près observée sur le revers de la bulle de Léon X; mais comme ils ne sont point placés dans un écu , on peut croire que c'est un arrangement purement accidentel, d'autant plus qu'il n'a pas été reproduit sur la bulle de Clément VIL

CXX\ IL ( PL U, n° 1 9. ) Paul III. Dans le haut, six fleurs de lis posées trois, deux et une : ce sont les armes des Farnèses. Au-dessous, une légende dont chaque mot est précédé et suivi d'une fleur de lis.

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