‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 30 sur 282 · PARTIE IV. —CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE IV. —CHAPITRE IV

« Conrad T' et de Henri P*^ ne sont pas plus grands qu'un florin d'Alle- « magne ; ceux des trois Ottons ont presque trois doigts de diamètre; ceux de « Conrad II , de Henri III et IV, en ont un peu moins de quatre; ceux de Loti thaire , quatre et demi. » On peut donc admettre, en thèse générale, que les sceaux des rois s'agrandissent à mesure que l'on se rapproche des temps modernes. La même observation peut s'appliquer aux grandes familles, chez lesquelles le droit de sceller avait été exercé depuis le xf ou le xii*' siècle ; mais quand les sceaux devinrent d'un usage pour ainsi dire universel, on vit paraître des types dont les ornements étaient moins riches et moins variés. Les grands sceaux furent souvent remplacés par les sceaux secrets, qui, eux-mêmes, finirent par se transformer en cachets. Les règles tirées de la dimension des empreintes n'ont donc rien d'absolu, surtout après le xiii" siècle; cependant elles peuvent être d'une grande utilité quand on les applique avec discernement et dans certaines limites. «Quel est l'antiquaire, disent les Bénédictins, « qui balancera à taxer d'imposture la charte où l'on fait dire à Charlemagne « qu'il y a fait mettre son grand sceau pendant, magni sigilli appcnsione munitam? « Les grands sceaux en cire pendants n'étaient pas moins inconnus au temps « de Charlemagne que la formule qui en fait mention. » Il est aussi trèsfacile de reconnaître, au premier coup d'œil, que le sceau attribué à Dagobert I" (PI. A, n** i) a été fabriqué par d'ignorants faussaires, qui n'avaient jamais vu de sceaux mérovingiens.

ARTICLE IIL

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