‹ Éléments de paléographieChapitre 189 sur 492 · PARTIE IE — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

PARTIE IE — CHAPITRE I

9 pour &,e, 00, u. t pour c,d, ss, th.

p pour b, ph, v. u pour b,e,q,i, 0,7.

g pour c æ pour k,s, ss.

r pour d,rr, s. J pour e,t,u.

pour d, q,J, s.

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Ces substitutions de lettres ne se font pas toujours d'une manière constante dans un même manuscrit où dans un même diplôme: on trouve à quelques lignes de distance basileca et basilica, martheris et martyris, Dionysi, Dionysiæ, Dionisiæ et Diunensi, ete. C’est surtout dans les noms propres que les différences d'orthographe sont les plus nombreuses et les plus grandes : on trouvera Chagno, Chæno, Haino et Chaino; Hludowicus, Hludovicus, Ludowicus et Ludovicus; Chuni et Huni; Chulpericus, Hilpericus et Ilpericus ; Hrodanus et Rhodanus; Chrochüchildis et Clotildis. Éginhard est nommé par les différents auteurs Heinardus, Einhardus, Agenardus, Eginhartus, Ainardus, etc. On pourrait multiplier ces exemples à l'infini. Pour faire comprendre jusqu'où sont allées ces variations d'orthographe, nous nous contenterons de dire, d’après l’auteur de la Bibliothèque germanique, que le nom de la ville et de l'abbaye impériale de Quedlinbourg est écrit, dans les anciens actes, de trente-trois manières différentes. Les imperfections d'orthographe et de style varient d'ailleurs suivant les lieux et les personnes : dans un même siècle on trouve de notables différences entre les actes du nord et ceux du midi de la France, entre un diplôme royal et une convention privée; mais ces incorrections, loin de fournir un argument contre l'antiquité des monuments, peuvent au contraire, dans certaines circonstances, être invoquées pour l'établir. Quand on compare plusieurs manuscrits d'un même ouvrage, on reconnaît que les moins corrects sont souvent les plus anciens.

Parmi les altérations qu'a subies la langue latine, il en est qui ne nuisent pas essentiellement à la clarté du discours. Il est rare par exemple que lon ne puisse arriver à l'interprétation d’une phrase parce qu'elle renferme un solécisme. Quoique les relations grammaticales contribuent à la clarté du style, quand il est bien constaté qu'un texte ne tient pas compte de ces règles, la construction des mots suffit ordinairement pour rectifier ce qu'il y a d'irrégulier dans leurs désinences. Si l'influence de Charlemagne a ramené quelque pureté dans le style, cependant on ne peut pas douter qu'un grand nombre de locutions vicieuses n'aient survécu à cette réforme. Ainsi, l’on rencontre à chaque ins-

tant des chartes commençant par notum sit ou noverint quod”. L'emploi de per

! Cette locution qui appartientaujourd'huiàla écrire en latin. Cependant la règle du queretranché langue française, est une de celles que les enfants était encore plusméconnue dans lelatin du moyen abandonnent le plusdifficilementquandon les fait âge qu'elle. ne l'est aujourd'hui dans les colléges.

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