‹ Éléments de paléographieChapitre 193 sur 492 · ST UE · texte numérisé non relu

ST UE

tandis que les secondes étaient munies d’un véritable cachet nommé contrescel ou sceau secret, et dont il fallait briser l'empreinte pour prendre lecture de la lettre.

I ne faut pas confondre les lettres de rémission ou de grâce avec les lettres dites remissortales, par lesquelles on renvoyait devant un juge la décision d’une affaire.

Les mots absolutoriæ littere désignent tantôt une absolution , tantôt l'acte de rappel d'un ambassadeur.

Les lettres de naturalité se nomment litteræ allegantiarum ou allegationum civitatis el patrie.

Les lettres à pari ou à paribus étaient de véritables circulaires. Elles n’admettaient de différences que dans certains passages qui n'auraient pu convenir également à toutes les personnes auxquelles on les adressait. Ces lettres étaient en usage dès le v° siècle. I y avait aussi des actes que l'on nommait apares, appares, apar, apparum, epistolæ uniformes, litteræ consimiles, parce qu'on en faisait plusieurs exemplaires.

Le titre de charte ou litteræ pagenses, paganicæ où parensales | s'appliquait aux actes de vente, de donation, etc.

Les lettres dites reversales désignent, ou une réponse, ou une lettre par laquelle on s'engage à l'accomplissement de certaines obligations imposées à une charge ou à une terre.

Ï ne faut pas confondre les lettres de change (litteræ cambrtoriæ) avec les contrats d'échange (epistolæ cambitoriæ ).

ARTICLE IL

Page 1