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SIT. DE LA SALUTATION

La salutation finale, quoique plus ordinaire dans les chartes ecclésiastiques, se rencontre quelquefois dans les diplômes des laïques. Ainsi Mabillon a déchiffré benevalete et vale dans les parafes placés près des sceaux de nos anciens rois. Les Bénédictins pensent aussi qu'elle a été exprimée souvent par des notes de Tiron’. Les salutations n'ont pas moins varié que les saluts, parce qu'on a souvent substitué au vale des Latins des formules de piété inspirées par le christianisme.

Vers le 1v° siècle il était souvent d'usage de répéter dans la salutation les titres qui avaient été donnés dans la suscription. Ainsi quand une suscription était ainsi conçue : « Domino verè sancto et beatissimo papæ, etc., » la salutation finale reproduisait ces titres en les accompagnant des vœux ordinaires : « Inco- « lumem te et memorem meï Christus Deus noster tueatur omnipotens, domine « verè sancte et beatissime papa.»

Voici les formules que l’on cite comme ayant été employées le plus ordinairement par les papes du 1v° siècle : « 1°Opto te, frater carissime, semper bene- «valere; 2° Deus te incolumem custodiat; 3° Dei omnipotentis clementia te nobis «custodiat; 4° Valete. » La première fut renouvelée au ix° siècle, sous Benoît IT, mais avec les modifications suivantes, qu'il réglait d'après le rang des personnes auxquelles il s'adressait : «Optamus gloriam, sanctitatem ou frater- «nitatem tuam in Christo benevalere.» La seconde et la troisième, ou d’autres du même genre, n'ont pas cessé d'être employées dans les siècles suivants.

! On appelle notes de Tiron ou notes Tiro- attribué l'invention , ou du moins le perfectionneniennes, un système d'écriture abrégée que l'on ment, à Tiron, affranchi de Cicéron. peut comparer à notre sténographie, et dont on a

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