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PARTIE IL — CHAPITRE VII

«et estable a tousjours, nous avons signé cesdites «presentes de nostre main et a icelles fait mettre nostre «seel, sauf en autres choses nostre droit et l'autruy en «toutes. Donné au Plesseys du Parc lez Tours ou moys «de decembre l'an de grace mil €

c quatre vingt et

«deux et de nostre regne le vingt et deux. Loys. » (Sur le repli :) « Par le roy. Rogerr. Visa.» La lettre qu'il écrivit à Pie IT est ainsi datée : « Datum Turonis sub «magno sigillo nostro, die xxvir mensis Novembris, «anno MGGCCLxI et regni nostri 1. Per regem in suo «consilio. Vexonr Sozrorr.» Le roi ayant été averti en 1481 que l'on contrefaisait sa signature, il fut décidé que les lettres de finances signées de sa main

seraient contre-signées par un secrétaire. La même précaution fut prise pour les lettres missives et pour

les lettres clos

s; il fut arrêté qu’elles seraient en outre scellées du sceau secret. — Sceau : Le trône n’a plus pour appui des têtes d'animaux, mais les pieds du roi reposent toujours sur deux lions. La niche gothique est remplacée par un dais drapé qui n’a pas de support ; les deux bras du roi sont presque pendants. Le sceptre, terminé par une espèce de losange, est ainsi que la main de justice à peu près perpendiculaire. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. En voici l'inscription : Lypoviavs Der GraGra Franco- RVM REx. Au contre-scel deux anges agenouillés soutiennent l’écu de France.

Louis XII Le Père pu PEUPLE, fils de Charles, duc d'Orléans , et arrière-petit-fils de Charles V par Louis d'Orléans son aïeul, succède à Charles VIII, roi de France, le 7 avril 1498, est sacré à Reims le 27 mai “suivant, et meurt le 1° janvier 1515.— Quand ül était duc d'Orléans, il intitulait ainsi ses lettres patentes : « Loys duc d'Orleans, de Milan et de Vallois, «comte de Parme et de Beaumont, seigneur d'Ast et «de Coucy, et de la terre et seigneurie de Villiers le «Chastel, savoir faisons a tous presens et a venir, ele. » Devenu roi, il se servit de la formule ordinaire : Loys par la grace de Dieu roy de France, etc. Voici la suscription des lettres patentes par lesquelles il donna plein pouvoir à ses envoyés de conclure alliance avec les Suisses : « Loys par la grace de Dieu roy de France, « de Sicile et de Jerusalem, duc de Milan, a tous ceulx «qui ces presentes leltres verront, salut. » [] prend le titre de seigneur de Gênes dans des lettres patentes de 1511 : « Ludovicus Dei gratià Francorum rex, «Mediolanique dux et Januæ dominus, universis

«præsentes litteras inspecturis salutem. » Louis XII signait quelquefois de sa main ses lettres patentes. Dans les copies on relatait ainsi l'existence de la si-

gnature et du contre-seing : « Sic signatum sub plicä :

« Loys, et super plicam : Roserrer. « [1 annonce par la

Lei]

formule suivante sa souscription au bas de lettres accordées à la ville de Bologne en Italie : «In quorum «omnium fidem et robur, præsentes litteras manu nos- «trâ subscripsimus et sigilli nostri appensione mu- «niri jussimus. Datum Romaniæ die ultimä mensis Ju- «nü, anno Domini millesimo quingentesimo decimo «primoet regni nostri decimo quarto. Loys. —Rorer- CrET. » Î confirma les priviléges accordés à l'abbaye de S. Denys par six de ses prédécesseurs; et comme les six chartes avaient été collées et rejointes, il apposa son contre-scel aux points de réunion; le sceau fut attaché

aux lettres de confirmation, qui se Lerminent ainsi

«Quod ut firmum et stabile perpetuis duret tempori- «bus, has sex concolatas et simul junctas sub contra- «sigillo nostro ab utroque fine junctarum apposito «sigilli nostri magni munimine roborari fecimus, «jure nostro in cæteris et quolibet alieno in omnibus

«semper salvo. Datum apud eundem sanctum Diony

«mense Julii, anno Domini mc vur et regni nostri

«primo. » Sceaux : 1° Voy. planche K, n° 1et 2. 2° Les Bénédictins ont publié aussi un autre sceau pendant à un diplôme où il prend les titres de roi des Français, de Naples et de Jérusalem. Dans ce qui reste de l'inscription on lit: Lvpovicvs Der na. Fr... NEAPoLI. D'un côté le champ du sceau est semé de fleurs de lis; de l’autre, ilest aux armes de Jérusalem. Le roi tient un globe dans la main gauche et un sceptre dans la droite. Le contre-scel renferme les écus de France et de Jérusalem couronnés. Ce sceau présente, comme on le voit, plus d’un rapport avec célui qui est reproduit sur le n° 2 de la planche K, mais il est d’une plus grande dimension si la gravure du Nouveau Traité de Diplomatique est exacte. En outre l'inscription ne renferme pas le titre de duc de Milan, et le contre-sceau porte lui-même une inscription qui n ex

iste pas au revers du sceau n° 2 de la planche K. Cette inscriplion, qui est sans doute la même que celle de la face principale, est ainsi conçue : Livpovicvs Der GRA (Gracia) Francor. Ienvsazem #r Neapozr REX. 3° Avant de monter sur le trône, Louis XII avait un sceau dont le champ était rempli par un écusson écartelé aux armes d'Orléans et de Milan. Ce sceau n’a pas tout à fait deux pouces de diamètre ; en voici l'inscription : Srersivm Lypovier pvcis AvrezrAN. Mr- DIOLANI ET VALESIS.

Luaus II (Gérard), élu et couronné pape le 12 mars 1144, meurt le 25 février 1145.—I1 avait pour devise : Ostende nobis, Domine, misericordiam tuam. 1 commençait l’année, 1° au 25 mars suivant le calcul florentin, 2° au 1° janvier et peut-être au

25 décembre. I a suivi le calcul florentin même

pour l'indiction, mais en général il la comptait à partir

du 1° septembre. « Parmi ses bulles plus ou moins «solennelles, rien de plus singulier, disent les Béné- «dictins, que la formule În perpetuam rei memoriam «qui termine un de ses priviléges. Il fait expédier «ceux-ci par Baron, qui se dit quelquefois sous-diacre «de la S. E. R. Dans une bulle originale de Fécam, «signée des cardinaux, la colonne des diacres est ter- «minée par cette souscription : Ego Guido in Roman vecclesià aliaris minister indignus subscripsi. On ne peut «guère douter que ce ne soit un cardinal diacre. » Il y à dans cette citation un passage qui a besoin d’être expliqué. H faut savoir que les souscriptions étaient s dans les bulles sur trois colonnes. Celle du

disposé centre était réservée au pape et aux évêques; à gauche étaient les cardinaux prêtres, et à droite les cardinaux

Marin I où Marnix Il, ordonné pape sur la fin de décembre 882, meurt au mois de mai 884. — Il datait ordinairement ses grandes bulles de l’année de son pontificat ou de celle de l'empereur, et de l'indiction qu'il prenait tantôt au mois de septembre, tantôt au mois de janvier. La date du pontificat est précédée dans un acte de la formule : Regnante in perpetuum Domino Deo nostro. Dans une autre date, le bibliothécaire s'intitule : missus sanctæ sedis aposto-

lice. Son nom eêt écrit Marinus dans les

iscriptions de ses actes. À l’exemple de Jean VIT, il a pris dans les dates solennelles le titre de pape universel.

Mar Il où Marin II devient pape au plus tard

le 11 novembre 642, et meurt vers le 25 janvier 946. —Les Bénédictins citent quatre priviléges de ce pape :

tous renferment les formules ordinaires. Nous ferons

it Marinus et non Martinus. Une des dates renferme d’ailleurs

seulement observer que son nom y est éc le passage suivant : Anno pontificatüs domini Marini cis II. Le nom de Marin II doit donc être préféré à celui de Martin III.

summi pont

S. Mann l°, ordonné pape le 5 juillet 649, est emprisonné le 19 juin 653, et*meurt le 16 septembre (

.— Les Bénédictins citent de lui les deux suscriptions suivantes : 1°« Martinus Theodoro sincerà vaflectione dilecto;» 2° « Martinus servus servorum « Dei, aique per gratiam ejus episcopus S. catholicæ «“atque apostolicæ ecclesiæ urbis Romæ. » On trouve aussi dans quelques-unes de ses suscriptions : Marti-

diacres. Les évêques ne prenaient pas dans ce siècle le titre de cardinal.

Lücrus II (Ubalde), élu pape le 1° septembre 1 181 et ordonné le 6 du même mois, meurt le 24 novembre 1185.— 11 commençait l'indiction tantôt au 1° janvier, tantôt au 1° septembre, et l'année qresque toujours au 25 mars. On trouve dans ses bulles solennelles la devise

Adjuva nos Deus salutaris noster. I a aussi substitué dans l’un de ces actes à la formule In perpetuum celle qui est plus appropriée aux bulles ordinaires, Salutem et apostolicam benedictionem. Les noms propres ne sont souvent désignés à cette époque que par la lettre initiale.

Lups. Voy. Eupss, fils de Boggis, duc héréditaire de Toulouse et d'Aquitaine,

nus episcopus, servus servorum Dei, ou Martinus servus servorum Dei, sanctæ ejus et apostolicæ Romane ecclesiæ episcopus. IL s’est même intitulé : le dernier serviteur

des serviteurs de Dieu.

Marvin I et IL. Voy. Marx [° et IT.

Marrix IV (Simon de Brion), élu pape le 22 février 1281, couronné et consacré le 23 mars suivant, meurt le 28 mars 1285.—I1 avait pour devise : Portio mea, Domine, sit in terr4 viventium. Dans ses figures circulaires, S. Petrus est placé au-dessus dé S. Paulus

ces deux inscriptions étaient sur une même ligne.

il imitait en cela Jean XXI. Anciennement

«Lorsqu'il fulmine quelque bulle contre des têtes «couronnées, il se sert à l'ordinaire de la formule

«Ad cerlitudinem præsentium et memoriam futurorum. «Deux fois il frappa d’excommunication le roi d'Ara- «gon et de Sicile, et deux fois il marqua ses bulles

«par des traits singuliers que nous ne croyons pa «devoir laisser en oubli. Au lieu du jour du mois

« l'une est datée de la fête de l’Ascension, l'autre de «la Dédicace de la basilique du prince des apôtres. «Avec la date du pontificat, l’une des deux réunit «celle de l'indiction et de l'Incarnation sous cette «forme : Sub anno Domini MCCLXXXII, indict: XI « Une autre bulle contre le même prince, rappelant «la précédente, est terminée par celte date : Actum «apud Urbem veterem, in plated dictæ majoris eccle- «siæ, XII Cal. April. pontificatüs nostri anno 11, «an. MCCLXXXIII, indict. undecimä.» Dans cette se-

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