‹ Éléments de paléographieChapitre 399 sur 492 · PARTIE IIL — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE IIL — CHAPITRE IV

diffère pas beaucoup du chiffre 2. Cette lettre est dérivée de TR capitale, dont elle reproduit la panse et la queue, mais en donnant à ce dernier trait une direction horizontale qu'il avait quelquefois dans les siècles précédents". La conjonction de lo et de ln, dans le motostentalionts (première ligne), a déjà été indiquée dans le chapitre précédent; quant aux abréviations”, elles ne présentent aucune difficulté, et l'on ne peut guère être arrêté que par l'indistinction de quelques mots dans le déchiffrement de cette écriture qui est parfaitement régulière. Nous nous bornerons à faire remarquer la forme des signes de ponctuation placés après les mots oratio, speciem et factat.

Les trois mots qui suivent la ligne d'écriture capitale placée en tête du facsumile n° 3, ont été ajoutés pour donner un exemple d'un e allongé qui, par sa forme bizarre, diffère beaucoup de l'e cursif, quoiqu'il en soit évidemment dérivé. Au-dessous de ces trois mots se trouve l’abréviation des mots Jesus Christus, représentée en entier par des caractères grecs. En eflet, le c qui suit les lettres im et yp n'est autre que le sigma auquel les Grecs donnaient la forme du c. La ligne suivante commence par la conjonction des lettres U et D, tranchées par un signe abréviatif dans la partie qui leur est commune. Ce sont les initiales des mots Verè Dignum, qui forment, comme on sait, le commencement de la préface de la messe. Cette conjonction de lettres serait fort diffi-

cile à interpréter, si les mots qui la suivent n'en fixaient la signification ; aussi

est-il bon de savoir que dans un grand nombre de missels on supprime, à la suite de cette conjonction de lettres, tout ce qui forme le début ordinaire de la préface. Souvent aussi YU et le D conjoints sont remplacés par un d oncial placé entre les montants d'un V capital. Malgré lindistinction de quelques mots, ce fragment de la préface, qui ne renferme que des abréviations consacrées par l'usage, doit se lire sans difficulté. Dans la ligne suivante, le signe abréviatif qui remplace les deux dernières lettres du mot percepimus, et qui est placé au-dessus du second jambage de l’m, ne doit pas être confondu avec une sorte de point-virqule renversé, qui se trouve marqué au-dessus de la ligne entre cette m et la lettre initiale du mot que: ce point-virgule renversé n'est qu'un signe de ponctuation semblable à celui qui est placé dans la même ligne audessus du mot et, immédiatement après le mot precibus, dont la dernière syllabe est représentée sous la forme ordinaire (b;). Cette ligne se termine par une abréviation qui se rencontre fréquemment dans les missels, mais qui ne laisse pas que d'être embarrassante, puisqu'elle ne conserve que la première et

1 Voyez TR du mot repeticione (planche IV, rection; en effet, le sens exigerait mofum au lieu

n° 2, cinquième ligne). de motu : Vu final devrait donc être surmonté d’un

2 Il y a dans la seconde ligne unegraveincor- signe abréviatif.

la dernière lettre du mot quæsumus. On doït être familiarisé avec l'emploi de la cédille au-deësous de l’e, pour désigner la diphthongue æ; mais il faut remarquer dans la dernière ligne l'emploi de cette cédille au-dessous du signe &, qui est lui-même surmonté d'un signe abréviatif destiné à remplacer les lettres er; la lettre n et l'e à cédille qui viennent ensuite, complètent le mot æierne, que l’on ne trouverait pas souvent abrégé sous cette forme. Le mot subsidium devrait être suivi de la formule ordinaire : per Christum Dominum nostrum ; mais il est trés-ordinaire dans les missels de n’indiquer cette formule que par le premier mot.

On trouve, dans la seconde ligne du fac-simile n° 4, la liaison des deux lettres ct sous une forme qui n’est pas la plus ordinaire, mais qui n’a rien d’embarrassant. Dans la troisième ligne, 11 faut remarquer les points qui ont été ajoutés pour distinguer entre eux les mots à se rivulum ; la liaison de le cursif avec x, dans le mot extra; enfin, dans le mot cujus, le signe abréviatif qui est placé au-dessus de li, mais qui n’est-pas le signe spécial par lequel on indique presque toujours la suppression des lettres us.

Le fac-simile n° 1 de la planche VI renferme deux y pointés de forme toute différente : celui du mot Moyses pourrait embarrasser, si lon n'avait pas eu occasion d'en rencontrer un à peu près semblable dans le premier fac-simule de la planche précédente. Le trait oblique placé au-dessus de l'o du dernier mot de la seconde ligne est un accent tonique, et non un signe abréviatif. Quoique ces accents ne soient pas très-communs, cependant les manuscrits n'ont presque jamais cessé d'en faire usage. (Voy. Nouv. Tr. de Dipl. tome Il, page 209, note 1; et tome III, pages 479-489.) Il faut remarquer dans la quatrième ligne la forme bizarre de ln du mot Dominus, dont la traverse est prolongée outre mesure, et dans une direction tout à fait horizontale.

Le fac-simile suivant ne présente aucune difficulté. Celui qui porte Le n° 3 de la planche VI renferme plusieurs a en forme d'u, qui se rencontrent quatre fois dans la diphthongue æ. La même forme de lettre se retrouve dans le mot ecclesiam (quatrième ligne de la première colonne). Il faut remarquer, dans la même ligne, la forme singulière de l’r cursive qui est liée au # du mot portart : il existe à gauche de cette r une légère saillie qui peut seule servir à distinguer sa haste du trait qui forme la première moitié de son crochet. Dans les deux premières lignes de la seconde colonne, la syllabe initiale des mots prædixi et prædictus est complétement séparée des deux dernières. L'abréviation des lettres us (fin de la deuxième ligne de la même colonne), s'éloigne de la forme d'un 9, pour prendre celle d’une apostrophe ou d'un petit c renversé. Le mot ur, qui commence la ligne suivante, renferme une r dont la haste, extrêmement pro-

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