PENSE
conséquent, il indique la suppression d’une lettre. — Deuxième ligne. Le mot spiritus est représenté deux fois par les lettres spe : le c final est employé au lieu de ls, comme dans plusieurs abréviations du mot Christus ; mais cette forme de lettre, empruntée à l'alphabet grec, est moins extraordinaire quand | elle suit les caractères xetp que dans un mot où elle se trouve mêlée à des caractères latins; on trouve aussi quelquefois les lettres epc au lieu de eps, dans l'abréviation du mot episcopus. La suppression de la seconde, de la troi-
À sième et de la quatrième syllabe du mot universalem, est indiquée par deux À signes abréviatifs : l'un est placé au-dessus de lu, l'autre ne vient qu'après la | lettre {, quoiqu'il se rapporte à des lettres précédentes. Le mot sanctus est in- | diqué par ls initiale suivie d'un point. — Troisième ligne. Malgré la confusion | du c et du #, il est facile de reconnaître qu'on doit plutôt lire munditiam que
mundiciam, parce que, dans cette écriture, la panse du c est plus courbée que
le trait qui forme ici la haste du £. Le mot lcet est exprimé par une /, suivie | du signe qui à succédé au pount-virqule : ce signe présente plutôt 1C1 l'aspect | de deux points. — Quatrième ligne. Le mot sanctus est exprimé de nouveau par | |
ls initiale; cette s est placée entre deux points, comme dans l'abréviation du
| | | | mot scilicet, parce que les lettres employées comme sigles sont ordinairement isolées de cette manière dans les manuscrits; il en résulte que ls entre deux : ; ANTAE ñ es 2 | points n’est pas exclusivement employée à représenter le mot scilicet, mais | Le |
qu elle peut aussi désigner tout autre mot commençant par une s. — Cinquième | ligne. Le mot esse est exprimé, selon l'usage, par deux e surmontés d’un signe | abréviatif; mais la première de ces deux lettres est formée irrégulièrement, |
et présente l'aspect d'un 0. — Sixième ligne. Le c du mot cum est aussi d’une forme très-irrégulière; mais l'abréviation n’a d’ailleurs rien d'embarrassant. La suppression d'une des syllabes des mots diabolo et diabolus est indiquée par la superposition de la syllabe finale. — Septième ligne. On retrouve ici l'abréviation ordinaire des lettres er et de la syllabe quod ; celle de la syllabe pec est exprimée comme dans la première ligne. — Huitième ligne. L'r du mot mortale présente l'aspect d'un z ; cette lettre s'est déjà rencontrée dans le fac-simile précédent (voy. le mot anormala); elle est mieux formée dans le mot proditorem, où l'on retrouve la courbure qui correspond à la panse de l'R capitale. Si l'on n'était pas guidé par le sens, l'abréviation du mot conscientia pourrait se traduire par consciam. On peut aussi remarquer que le signe correspondant au mot est est tracé fort irrégulièrement, puisqu'il représente plutôt une virgule surmontée de deux traits qu'une barre placée entre deux points. — Neuvième ligne. La première syllabe du mot tradat est exprimée par un t surmonté de la abréviatif, tranché par un trait comme dans la première ligne. On rencontre souvent des citations des livres saints intercalées comme ici au milieu du texte d'un manuscrit, et l'abréviation qui sert à indiquer le titre du livre n’est pas toujours facile à déchiffrer : les signes de ponctuation qui les accompagnent tiennent lieu de nos parenthèses. — Dixième ligne. Cette ligne commence par le chiffre romain III, placé entre deux points. La syllabe tra est abrégée comme dans la ligne précédente. Le dernier mot du fac-simile renferme l’abréviation ordinaire de la syllabe rum.
Quoique le fac-simile de la planche VIIT reproduise une écriture parfaitement régulière, il s'y trouve quelques formes de lettres qui pourraient embarrasser. La panse de l’a est souvent surmontée d’un trait accessoire que l'on peut remarquer dans les mots cant et la (premier vers), et dans les mots prelats, qlieza et la (quatrième vers). Le c est en général formé de manière à ne pouvoir être confondu avec le £, dont la barre horizontale est toujours dépassée par le haut de la haste. Le d a la forme onciale; mais le trait excédant de cette lettre est si peu prolongé {voy. le mot complida, dans le premier vers), quelle présente l'aspect de certains { qu'on a eu occasion de renconter dans d'autres fac-simile, et dont la barre descend obliquement de gauche à droite : dans notre manuscrit, ces deux lettres sont toujours faciles à distinguer. Les g sont formés de deux manières : la partie antérieure de la lettre est fermée tantôt par un délié très-fin (voy. les mots grans et religios dans le premier et le deuxième vers), tantôt par un trait fortement indiqué (voy. dans le vingtième et le vingt et unième vers les mots regarda et linatge). L'h se termine toujours par un trait excédant qui descend au - dessous de la ligne (voy. le