‹ Éléments de paléographieChapitre 434 sur 492 · PARTIE III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE III. — CHAPITRE IV

mot senhor dans le deuxième vers); mais quelquefois ce trait se recourbe vers

ad ral

le pied de la haste, et donne à cette lettre l'aspect d’un b (voy. dans le septième vers le mot Tholosa). La lettre ! est quelquefois assez courte pour qu'on puisse la prendre pour un simple jambage ; ainsi, dans le quatorzième vers, on pourrait lire gentus au lieu de gentils ; quand elle est suivie d’une h, le haut des deux hastes est tranché par un trait horizontal {voy. les mots filhs, perilhos, nulhs, agenolhos, falizhos et olhs) ; quelquefois le même trait réunit la lettre Let la tête de l’s (voy. le mot als dans le vingt-cinquième vers). L'es- ï pèce d'r qui, dans la plupart des manuscrits, est employée de préférence après

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les (0), n'est pas toujours formée régulièrement : si lon retrouve dans le mot foron (quatrième vers) les traits qui correspondent à la panse et à la queue

de VR capitale, dans le mot cortz (premier vers), ces traits présentent l'aspect e d'un z; l'écrivain ne se borne pas non plus à employer cette lettre après les | î o (voy. les mots pros et dreitz dans le dix-septième et le vingt-cinquième vers). La Mais ce qui forme la principale difficulté de ce manuscrit, c'est la confusion : des lettres m, n et u; la même confusion existe quelquefois pour li, mais ; plus rarement, parce qu'en général cette lettre est accentuée. Les abréviations | 4 ne sont ni nombreuses ni difficiles; toutefois il est bon de faire observer que a le celles qui sont placées au-dessus de la ligne sont indiquées par des traits qui | souvent présentent l'aspect d'un simple point (voy. dans le premier vers Îles |

mots complida et grans). Ce trait se prolonge quelquefois pour se réunir à cer- | taines lettres {voy.les mots ques et que, dans le deuxième et le quatrième vers). Le signe 9 est employé avec sa signification ordinaire, soit au commencement soit à la fin des mots {voy. dans le troisième et le treizième vers les mots conailis et plus). L'abréviation du mot per ne serait pas toujours régulièrement représentée, si l'on ne considérait pas comme une erreur de l'écrivain le second | signe abréviatif du neuvième vers.

Quoiqu'il soit souvent difficile de distinguer les n et les u dans la minuscule gothique, cette dernière lettre peut se reconnaître dans le premier fac- fl simile de la planche IX aux pointes qui terminent le haut du second jambage; ainsi, dans la deuxième ligne de la seconde colonne, l’u du mot doivent, quoique fermé par le haut, diffère de ln du mot torner. Les mots ou sen testament, 11 qui terminent la ligne suivante, dépendent de la cinquième ligne, et s'y trouvent rattachés par un trait qui leur sert de renvoi; ces sortes de transpositions | ne sont pas rares dans les manuscrits, parce que les copistes tâchaient presque toujours d'économiser le parchemin. La sixième ligne de la seconde colonne renferme deux abréviations du mot quel; la première est placée en forme d'apostrophe après la lettre 1, et la seconde est superposée à la lettre q.

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Le signe de l'a superposé est employé deux fois dans la dernière ligne, mais il est irrégulièrement formé; il est moins ordinaire d’ailleurs, dans l’abréviation du mot quant, de le placer au-dessus de l'a qu'au-dessus de la lettre qe

Le fac-simile n° 6 de la planche XVI ne présente d'autre difficulté que la confusion des c et des 1; cependant la panse du c est toujours un peu courbe, tandis que la haste du # ne s'éloigne pas de la direction verticale. Il faut remarquer la forme de l'y dans le mot Douay, et celle du double v dans les mots liuwage et liuwees. Le signe de l'a superposé se trouve dans la cinquième ligne, mais il est tracé irrégulièrement, et devrait d’ailleurs être placé audessus de la lettre g. Comme l'A se termine toujours par un trait excédant qui se prolonge au-dessous de la ligne, le 4 du mot ke ne peut se confondre avec cette lettre.

L'écriture du second fac-simile de la planche IX offre beaucoup de rapports avec celle qui vient d’être examinée; la confusion des c et des t y est plus grande encore. L'un des signes qui tiennent ordinairement lieu des lettres ur est employé dans la seconde ligne à la fin des mots seigneur et pour, dont il représente les trois dernières lettres; ce signe ne diffère pas de l'a superposé tel qu'il est figuré deux lignes plus bas dans le mot praarie. La haste du t dépasse de beaucoup le haut de la ligne dans le mot Vüctre, parce que cette lettre est précédée d'un e, et que les copistes, tout en cessant d'employer la liaison qui avait été longtemps en usage pour ces deux caractères, conservaient à la haste du t la hauteur qu’on lui donnait quand elle s’unissait au c.

Le fac-simile n° 3 de la planche IX renferme un assez grand nombre d'abréviations pour que la lecture en soit difficile. — Première ligne. Après la conjonction et, représentée par l’un des signes qui ont été indiqués dans le chapitre précédent, se trouve le mot licet, exprimé par une / suivie de l’abréviation qui a succédé au potnt-uirgule. Il faut remarquer dans le mot proprium la confusion de la panse du premier p avec la haste du second. Le mot nomen est représenté par ln initiale surmontée de l’n finale. Bien que les signes abréviatifs placés au-dessus des lettres ressemblent plutôt à des points qu'à des traits, cependant on peut voir que celui qui indique la suppression des lettres er, dans le mot fuerit, se distingue des autres par une direction presque verticale. — Deuxième ligne. L’m finale de la syllabe tum, et les quatre dernières lettres du mot licet, sont représentées par le signe qui a déjà été employé pour ce dernier mot dans la ligne précédente. Le signe de la conjonction et surmonté d'un trait représente, selon l'usage, le mot etiam. La seconde syllabe des mots patrinum et matrinam est exprimée par un {surmonté d’un t, et le mot vel, par une ! à laquelle se rattache un signe abréviatif. La troisième ligne

D em RO 2 AR PE

PARTIE IIL — CHAPITRE IV. 605 renferme les abréviations ordinaires des mots habuerit, dictum et Juerit.—Quatrième ligne. L’n du mot tamen est tellement semblable à un u, que le sens peut seul empêcher de lire tum au lieu de tamen. Le d du mot mergendo se con- | fond avec lo, et il présenterait l'aspect d’un t, si dans cette écriture la haste

du £ ne s'élevait pas toujours au-dessus de la barre. Sixième ligne. Le cro- | chet de Tr du mot erit se confond avec l'i, et donne à ces deux lettres l'aspect | d'une n ; les sigles qui précèdent ce mot (no, pour nomine, p pour Patris, Ji pour | Filu, et s. s. pour Spiritûs sanch) sont du nombre de ceux que l'on rencontre

fréquemment dans les livres de liturgie. — Septième ligne. H n'y a d'exprimé Re | dans le mot mchilominus que les lettres nicho; le trait qui se rattache à la panse | $ de l’h tient lieu des lettres il: le reste du mot est représenté par l’o surmonté | du signe 9.— Deuxième colonne, troisième ligne. La seconde syllabe du mot | antequam est représentée par le trait qui est placé au-dessus de ln; le trait qui | tranche la queue de la lettre q suffirait pour exprimer la syllabe quam; mais | on doit remarquer qu'il existe en outre un «a superposé , dont la forme, quoique peu régulière, ne se confond pas avec le signe qui tient lieu des deux dernières lettres du mot presentetur. — Quatrième ligne. Le mot presbiter renferme une liaison de lettres peu ordinaire, celle de ls et du b; ces deux lettres sont liées de la même manière dans la ligne précédente. La confusion de la panse du premier b du mot babtismo avec la haste du second, ferait croire d'abord que l’on doit lire {bmo ; mais le sens suflit pour lever tous les doutes que l'on 1 pourrait avoir : rien de plus ordinaire d’ailleurs dans la minuscule gothique | que ces rapprochements de lettres; il n'y a donc ici d'autre irrégularité que la | 3 mauvaise orthographe du mot; dans plusieurs passages du manuscrit on re- AU" trouve le même mot écrit et abrégé de la même manière. — Cinquième ligne. L'a superposé au-dessus de lr du mot forma indique la suppression de lm. La 1} première syllabe du mot servata est exprimée par une s tranchée. Le mot hoc | || est indiqué par une abréviation qui doit plus ordinairement se traduire par «ec. (| Les abréviations des deux lignes suivantes ne présentent pas de difficulté; celle du mot Pentecostes, dans la dernière colonne, pourrait embarrasser, si, le sens de la phrase n’en fixait pas la valeur. Nous ferons observer, en finissant, que 1

les y de ce manuscrit, au lieu d’être pointés, sont surmontés d'un accent. j

Le fac-simile n° 4 de la planche IX ne donnera lieu qu'à un petit nombre ii d'observations. La première syllabe du mot conciptet est exprimée par un c Il renversé; on remarque ensuite la conjonction et représentée par un signe L'UR un peu diflérent de ceux qui ont été indiqués, mais qui se rattache à celui que | l'on vient de rencontrer dans le fac-simile précédent. Le trait qui tranche le p

du mot pariet n'est pas dépassé par l'extrémité de la queue, et par conséquent

l'on pourrait croire qu'il fait partie de cette lettre; mais si l'on examine la forme du p dans le mot reprobare {quatrième ligne), on reconnaîtra que le trait qui se rattache au p du mot pariet est un signe abréviatif qui indique la suppression des lettres ar. Le signe qui tient lieu des deux dernières lettres du mot vocabitur (deuxième ligne} se confond avec le bas du p du mot conaiptet. L'espèce dr qui dans le principe n'était employée qu'après lo, se rencontre assez fréquemment dans la minuscule gothique à la suite de plusieurs autres lettres; c'est ainsi que la dernière syllabe du mot butirum (troisième ligne) est exprimée par cette r tranchée d'un délié dont l'extrémité supérieure se termine par un trait fortement indiqué, et qui au premier coup d'œil pourrait se confondre avec le crochet d'une r ordinaire. Le signe & qui termine la première colonne ne devrait représenter que le mot et, mais dans la minuscule gothique il exprime souvent les mots et cætera. On remarque dans la seconde colonne (troisième ligne} un v tranché qui est encore employé dans les livres de messe comme abréviation du mot versus.

Le manuscrit auquel est emprunté le fac-simile suivant renferme quelques r initiales qu'il est difficile de distinguer du v (comparez le v du mot veul dans la seconde ligne , et lr du mot rainser dans la cinquième) ; si ces deux lettres n'étaient pas en contact avec la lettre suivante, elles offriraient une différence sensible, mais le second montant du v disparaît en se confondant avec la panse de l'e. La suppression du premier e du mot subtilement est indiquée par le trait qui se rattache à l'extrémité supérieure de la haste de la lettre L. Les deux dernières lettres du mot confesser (troisième ligne de la seconde colonne) sont remplacées par le trait qui tranche le bas de la seconde s. On remarquera dans la première ligne de la troisième colonne le signe 9 qui tient lieu des deux dernières lettres du mot tous. Dans la seconde ligne de la date, le copiste a écrit par erreur ascenfion au lieu d'ascension.

La planche X renferme cinq modèles de minuscule gothique; ceux qui sont reproduits sous les n* 1, 3 et 7 ne présentent aucune difficulté, nous ne nous occuperons par conséquent que des deux autres.

Les calendriers placés en tête des missels renferment souvent des abréviations d’une grande difficulté. Ainsi, dans la première ligne du fac-simile n° 2, les lettres le expriment le mot lectiones; la première m du mot semiduplum est remplacée par le trait qui surmonte li, et celui qui se rattache au d tient lieu des cinq dernières lettres : pour interpréter ces sortes d'abréviations, il est indispensable de se familiariser avec les termes que l’on emploie ordinairement dans la liturgie. — Deuxième ligne. Le K du mot Kalendas présente l'aspect d’une h, mais nous avons déjà eu occasion d'avertir que dans l'écriture

PARTIE IIL — CHAPITRE IV. 607 gothique la panse de cette dernière lettre se termine par un trait excédant qui se prolonge au-dessous de la ligne. Les lettres nat doivent se traduire plutôt par natwitatis que par nativitas, parce que toutes les indications de ce calendrier sont au génitif; il faut par conséquent sous-entendre le mot festum. — Troisième ligne. La suppression des lettres an, dans le mot Stephani, est indiquée par le signe qui est placé au-dessus de li. Le mot prothomartyris commence par l'abréviation ordinaire de la syllabe pro; la seconde syllabe est écrite en entier, mais dans les trois dernières il n'y a d'exprimé que les lettres mris, accompagnées d'un «& superposé qui indique la suppression des autres lettres. — Quatrième ligne. Les signes abréviatifs qui se rattachent, l’un au mot Johannis, l'autre au mot apostoli, tiennent lieu des lettres ann et osto. L'r du mot evangeliste est surmontée d'un a superposé qui complète les deux premières syllabes; les trois autres sont exprimées par un g et une / dont la haste est tranchée par un signe abréviatif. Les deux dernières lignes ne présentent pas de difficulté.

Le fac-simile n° À renferme, comme celui qui vient d'être examiné, plusieurs abréviations qui sont d’un usage fréquent dans les missels. — Deuxième ligne. L'a superposé, combiné avec les lettres vs, sert à exprimer le mot vesperas; le mot antiphona est représenté par un a surmonté d’un signe abréviatif, et le mot reliquis par une r suivie d'une { tranchée. — Troisième ligne. Les lettres lb et do suivies du signe 9, doivent se traduire par les mots laudibus et Dominus; le p désigne le mot psalmus; il en est de même dans la ligne suivante.

L'abréviation du mot Jherusalem se rencontre fréquemment; le si gne abréviatif

qui suit la lettre ! complète la dernière syllabe, et le trait qui le surmonte tient lieu des lettres supprimées dans le reste du mot. Mais on peut se demander si la lettre À n'est pas employée ici comme dans l'abréviation du

mot Jesus, pour désigner le, et si par conséquent il ne faudrait pas écrire lerusalem au lieu de Jherusalem : la même question peut être faite pour le mot Jherontmt, qui termine la troisième colonne de ce Jac-simile. Nous avons cru devoir nous conformer à l'usage le plus généralement suivi, en considérant la lettre k comme signe de aspiration qui existe dans la première syllabe de ces mots; cette lettre d'ailleurs ne correspond qu'à ln et non à le des Grecs. — Deuxième colonne, première ligne. Le chiffre IT, qui correspond au mot secundo, présente l'aspect d’une n, et ne diffère en rien de abréviation du mot nocturno. — Troisième colonne, deuxième ligne. Le signe qui est placé un peu à droite et au-dessus du premier p du mot princeps est un t superposé. — Troisième ligne. La seconde syllabe du mot omelia est remplacée par le trait qui surmonte 1x.

— Quatrième ligne. Le trait qui est placé un peu au-dessus de la ligne, entre

VA et lo du mot Jheronimi, üent lieu des lettres er; les quatre derniers jambages sembleraient devoir se traduire par ini, et cependant il faut lire nu; Vm est remplacée par le trait qui surmonte le dernier i.— Quatrième colonne, troisième ligne. Le signe placé au-dessus de To du mot nonas est un a superposé dont la forme est peu régulière, et qui indique la suppression de ln de la seconde syllabe.

2° Age.

On se rappelle que la minuscule gothique diffère de celle de la première période par les formes anguleuses qu'affectent la plupart des lettres ; et par emploi de certains caractères qui tantôt concourent avec les caractères correspondants de l’ancienne minuscule, tantôt les excluent entièrement. Le d minuscule peut être considéré comme entièrement étranger aux écritures de la période gothique; on a vu d'ailleurs que dès la fin de la première période il était souvent remplacé par le d oncial dans un grand nombre de manuscrits. Mais il est d’autres lettres qui ne se sont pas introduites aussi promptement dans la minuscule gothique; les « à double panse et à double montant; le c dont le crochet supérieur est remplacé par une barre horizontale; les £ qui se rapprochent de cette forme nouvelle du c, ou ceux qui prolongent au-dessus de la ligne leur haste dont le côté gauche n’est plus que faiblement dépassé par la barre; enfin l’s capitale qui remplace ls minuscule à la fin des mots. En s'attachant à étudier la forme de ces quatre lettres et à remarquer dans quelle proportion élles sont employées, on reconnait que, plus on avance dans la période gothique, plus il est rare de rencontrer l's finale et les lettres a, c, t, sous la forme qu’elles avaient dans l'ancienne minuscule. [1 faut en outre, comme on l'a déjà dit, étudier l'aspect général des manuscrits, les jambages plus ou moins brisés, les traits qui se rattachent à l'extrémité des lettres, et d’autres détails qui, sans modifier la forme de tel ou tel caractère en particulier, changent cependant l’ensemble de l'écriture, et permettent d'en fixer l'âge avec plus de certitude. Nous essayerons de justifier ces règles générales par l'examen

1 La forme du { s'est modifiée de deux ma- sultés des t qui présentaient l'aspect d’un angle nières pendant le cours de la période gothique. droit formé par la rencontre des extrémités de la

Cette lettre qui, dans l'ancienne minuscule, était semblable au 7 grec, a fini par prendre à peu près l'aspect qu'on lui donne aujourd’hui dans la typographie; mais, dans le cours du xnr' siècle, le côté gauche de la barre s’est raccourci par degrés, tandis que le côté droit s’augmentait en proportion inverse. De ce double changement sont ré-

barre et de la haste. Dans le cours du x1v° et du xv* siècle, le haut de la haste s'est élevé progressivement au-dessus de la barre, qui elle-même a recommencé à dépasser le côté gauche de la haste, mais en perdant de plus en plus de sa longueur. C’est sous cette dernière forme que le t est employé dans la minuscule renouvelée.

PARTIE III. — CHAPITRE IV. 609 particulier des différents fac-simile; mais d'abord une distinction importante doit être établie.

Si l'on compare les différents modèles qui viennent d’être examinés, on reconnaîtra que deux sortes de minuscules ont été employées simultanément pendant la période gothique. Dans l'une, on voit dominer les formes massives et anguleuses; l'autre est en général plus courte et souvent plus fine; ses traits sont moins anguleux, et ne présentent pas le même contraste entre les pleins et les déliés : la première emploie de préférence toutes les formes de lettres qui caractérisent la période gothique; la seconde les emprunte plus tard et moins exclusivement. Ces deux sortes d'écritures ne paraissent donc pas devoir être soumises aux mêmes règles d'appréciation, et par conséquent nous diviserons les modeles de minuscule gothique en deux séries. La première série comprendra le septième fac-simile de la planche VIT, celui de la planche VII, le premier fac-simile de la planche IX, le sixième de la planche XVI, le deuxième, le quatrième et le cinquième de la planche IX, enfin le premier, le troisième et le septième de la planche X; à la seconde série se rattachent le sixième, le huitième et le neuvième fuc-simile de la planche VIT, le troisième de la planche IX, le deuxième et le quatrième de la planche X.

Le haut des i et des u est souvent brisé et incliné vers la gauche dans le septième fac-simile de la planche VIT; l'intervalle qui sépare le bas des jambages de l'm et de ln est quelquefois fermé par des liaisons accessoires; l'a à double panse remplace l’ancien «4 minuscule dans le mot hauz (quatrième ligne), et le mot grezois se termine par une s de forme capitale. Mais ces différents caractères ne sont pas constants; les { au contraire sont tous de forme gothique, parce que la barre se développe presque en entier vers la droite, et que d’ailleurs elle est un peu dépassée par le haut de la haste.

Le fac-simile reproduit sur le planche VIIT doit être regardé comme posté-

. rieur au précédent, parce que les formes gothiques y sont plus prononcées

dans l’ensemble de l'écriture; on voit d'ailleurs que la haste du t s'élève un peu plus au-dessus de la barre, et que le nombre des s minuscules à la fin des mots est proportionnellement moins considérable. Quant à la lettre a, elle conserve en général la forme qu'elle avait dans l'ancienne minuscule; mais nous ayons déjà fait remarquer qu'elle est souvent accompagnée d'un trait accessoire qui suffit pour la rattacher à la période gothique. Le crochet supérieur du c est aussi de forme gothique, parce qu'il est formé, non par une courbe, mais par un trait droit dont la direction est presque toujours oblique.

Le premier fac-simile de la planche IX ne renferme pas d'a à double panse

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