‹ Éléments de paléographieChapitre 437 sur 492 · PARTIE IL — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE IL — CHAPITRE IV

L’s minuscule, employée comme lettre finale, reparaît dans le neuvième fac-simile de la planche VIT; mais il y a un plus grand nombre de c dont la forme se confond avec celle du t, parce que le crochet du c est formé par une ligne droite assez prolongée, et que la barre du t dépasse rarement le côté gauche de la haste. Les a de l'ancienne minuscule sont mêlés à d’autres « qui tiennent de la cursive gothique, et qui se rencontrent souvent à la fin du xm° siècle. (Voyez par exemple Île second «a du mot aliam, deuxième colonne, première ligne.) L’r en forme de z que lon trouve dans le mot mortale (deuxième ligne de la même colonne) est encore un caractère qui ne -peut convenir qu'à la minuscule gothique, et qui peut-être ne se rencontrerait pas au commencement du xm° siècle.

Dans le troisième fac-simile de la planche IX, les s finales sont de forme majuscule; la haste du t dépasse toujours la barre, et quoiqu'il existe encore une grande proportion d'anciens a minuscules mêlés avec les « à double panse, on ne devrait point balancer à considérer comme postérieur à la fin du x siècle un manuscrit dans lequel la haste du £ serait aussi constamment prolongée au-dessus de la barre. On peut remarquer d'ailleurs que les formes anguleuses de cette écriture, sans être aussi prononcées que dans le Jac-simile suivant, le sont beaucoup plus que dans le dernier fac-simile de la planche VII.

Les mêmes observations s'appliquent au deuxième fac-simile de la planche X, en ce qui concerne les s finales et le t; les « sont à double montant !; mais ce qui distingue surtout cette écriture, ce sont les traits fins qui se rattachent à lf du mot confessoris, au t du mot natiwitatis, et au c du mot lectiones. Ces traits se rattachent aussi aux t des mots dixit, et, erat et Juu, dans Île quatrième fac-simile de la même planche. On y trouve en outre des { dont la haste se termine en pointe; mais les & ont souvent la même forme que dans l’ancienne minuscule, et les s finales ne sont pas toujours capitales. (Voyez le mot finitus, deuxième ligne de la quatrième colonne.) Toutes les fois que l’on ren-

1 I] faut aussi remarquer la forme de l’abréviation du mot et dans la première, la quatrième et la sixième ligne. Cette abréviation est encore marquée, dans le troisième fac-simile de la planchelX, par deux traits qui forment un angle droit: ici, au contraire, elle se présente sous la forme d'un t dont la haste s'élève au-dessus de la barre. Cette forme est sans aucun doute postérieure à celle qui est employée dans le troisième facsimile de la planche IX, et abréviation de ce fac-simile est

elle-même plus récente que celle qui se trouve dans le dernier modèle de la planche VIT, où le trait vertical qui forme un des côtés de l'angle n'est pas tranché par une liaison accessoire. (Voyez ce signe abréviatif dans le fac-simile n° 9 de la planche VIT, première ligne de la deuxième colonne.) Si des détails de ce genre ne fournissent pas des règles d’une précision rigoureuse, ils ne doivent pas cependant être négligés dans l'examen

des anciennes écritures.

contre des manuscrits de cette espèce, il faut done remarquer avec le plus grand soin les traits accessoires qui viennent se mêler à une écriture dont les formes gothiques ne sont jamais nettement caractérisées. La finesse même de l'écriture suffirait pour induire en erreur, parce que les formes anguleuses ne peuvent plus être aussi prononcées dans des caractères réduits à de si pettes proportions .

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