‹ Éléments de paléographieChapitre 484 sur 492 · PARTIE III — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

PARTIE III — CHAPITRE VI

«ciales. Dans l'écriture onciale, les lettres capitales des alinéa marquent une «moindre antiquité que les onciales. Les premières sont initiales de l'onciale «et de la minuscule vers le vu siècle; les unes et les autres commencent les «alinéa au 1x°. Alors les initiales cursives excèdent toujours en hauteur le «corps de la ligne d'écriture dans les diplômes. Dans les plus anciens manus- «crits, on trouve quelquefois une lettre plus grande à la fin de la ligne ou du «verset !. Les capitales pour les alinéa sont tantôt ordinaires et tantôt aiguës, «rustiques et différentes de celles du texte. »

« Les savants, disent les mêmes auteurs, ne conviennent pas sur l’ancienne « figure du paragraphe, destiné à séparer les différents objets qui entrent dans «la composition d'un ouvrage. S. Isidore lui donne la forme du T que nous «retrouvons dans quelques manuscrits du vur° siècle. Il parait sous d’autres « figures qui ne remontent pas plus haut que la moitié du xx. Des triangles «scalènes et de simples croix marquent au vin‘ les paragraphes du manuscrit «royal 4403. Depuis le xv° siècle, on se sert ordinairement de cette figure $. » On trouve un exemple de l'emploi d'un T, dont la barre est très-allongée, dans le premier fac-simile de la planche V (deuxième colonne, deuxième ligne). Souvent une ligne oblique réunit la barre du T avec le corps du montant, et forme ainsi une espèce de potence. Les figures qui, selon les Bénédictins, ont commencé à paraître dans le cours du xtr° siècle, sont probablement celles qui étaient aussi employées pour marquer de simples alinéa, comme dans la planche VIT et dans le troisième fac-simile de la planche IX. Quant au signe $, s'il n'est devenu ordinaire que depuis le xv° siècle, le troisième fac-simile de la planche XI prouve que longtemps auparavant on a employé, du moins dans les chartes, une figure qui s'en rapproche beaucoup.

Il paraît que dans l'origine les grandes divisions d'un ouvrage n'étaient pas indiquées. « Pétrarque assure, disent les Bénédictins, que Tite-Live n'a été «partagé en décades que dans la suite des temps, pour soulager les lecteurs. «Quand on distingua les livres d'un même ouvrage, comme l'Énéide, on se «servit de différentes figures, comme l'on voit dans les plus anciens Virgiles «du Vatican et dans l'exemplaire de Florence, publié en 1741 par le célèbre «Foggini. Tantôt c'était une suite de petites lignes armées de crochets et invterrompues, tantôt c'était un ou plusieurs rangs de branches ou de feuilles

«d'arbrisseau. Dans un ancien manuscrit nous ayons vu ces signes s,..—, 1 Cet usage était suivi dans les plus anciennes la seconde date se termine par un a cursif dont le

bulles; les formules seriplum et datum finissent diamètre a près d’un pouce. D'autres bulles , resouvent par une lettre fort grande. Dans la bulle produites par Mabillon et les Bénédictins, fournis-

qui a fourni le fac-simile n° 6 de la planche XII, sent des exemples analogues.

«plusieurs fois répétés. Quelques pièces renfermées dans le manuscrit du Roi «3836, sont séparées par plusieurs triangles scalènes, alternativement rouges «et noirs. D'autres sont terminées par trois chaînes de ronds, peintes avec les «mêmes couleurs. Les anneaux rouges ont au milieu des points noirs, et les «noirs ont des points rouges. Quelquefois la chaîne rouge est sans points, et «n'occupe qu'une parte de la page. Des chaïinettes font les séparations dans le «beau S. Prosper de la Bibliothèque du Roï. Les manuscrits dont les chapitres «ne sont pas divisés annoncent une grande antiquité. Tel est le manuscrit des « Épitres de S. Paul en grec et en latin qui fait un des principaux ornements «de la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés. »

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