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DES CHIFFRES ROMAINS ET DES CHIFFRES ARABES

$ I. DES GHIFFRES ROMAINS.

A l'exemple des Hébreux et des Grecs, les Romains se servaient des lettres de leur alphabet pour exprimer les nombres. Quelques-unes de ces lettres sont de véritables sigles; ainsi les mots septuaginta, centum, nulle, sont désignés par les lettres S, G, M : d’autres lettres au contraire ont une valeur purement conventionnelle. Quoique les Romains eussent ainsi vingt-trois signes à leur disposition, ils ne pouvaient suflire que par de pénibles combinaisons à représenter les nombres que notre système de numération traduit avec tant de clarté et de précision. Chaque lettre de l'alphabet désignait un nombre particulier; quand elle était surmontée d’un trait horizontal, ce nombre devenait mille fois plus grand, excepté toutefois pour les lettres À et B, qui n'acquéraient ainsi qu'une valeur décuple. Voici la liste des différentes lettres et lindication des nombres qu'elles expriment avec ou sans le trait horizontal :

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