PARTIE III — CHAPITRE VI
E 250 E 250000 1D hoo P Loo0oo F ho F hAoooo Q 5oo Q 500000 G oo !G Looooo R 80 R 80000 H 200 H 200000 S 70 S 70000 OPEN LELT 1000 T 160 T 160000 K 151 K 151000 V 5 V bo0o L Ho 50000 X 10 X 10000 M 1000 M 1000000 Y 150 Y 10000 N 90 N 90000 Z 2000 Z 2000000 O 11 O 11000
On vient de voir que la lettre G vaut 4oo. Cependant on rencontre souvent dans les anciens monuments un signe assez semblable au G, et qui représente le nombre VI. Nous devons entrer à cet égard dans quelques explications. Les Latins avaient emprunté aux Grecs une note numérale connue sous le nom d’épisème Baÿ, et qui répondait au nombre VI. Ce caractère eut d’abord chez les Grecs la forme d’une F; on le confondit ensuite avec l'épisème xo77a, qui était représenté par le q. Dans les inscriptions, les manuscrits et les diplômes latins, l'épisème Bad ressemble à un G oncial. (Voyez la forme de cette note numérale dans le nombre huït, qui termine la première ligne du fac-simile n° 1 de la planche IIT; voyez aussi le nombre neuf dans la dernière ligne du Jac-simile n° À de la planche XI.) La même figure se rencontre dans plusieurs manuscrits grecs; Mais elle exprime le nombre quatre-vingt-di ; dans un de ces manuscrits on se sert au contraire d’une espèce d'S pour représenter le signe du nombre six. «C’est sur quoi, disent les Bénédictins, l'on trouve un “grand concert entre les manuscrits grecs, du moins par rapport aux plus «anciens. » Il est difficile d'expliquer pourquoi le même usage n'a pas été suivi dans les manuscrits latins; mais on doit admettre en fait que les Latins ont emprunté aux Grecs un signe spécial pour exprimer le nombre sx, et que cette note numérale, en recevant la forme d'un G oncial, n’a pas cessé d'être distincte du G romain. La valeur primitive de l'épisème Bad n’a pas toujours été conservée dans les monuments du moyen âge. À partir du xiv° siècle, et surtout en Allemagne, on a souvent employé ce caractère pour désigner le nombre cinq. Il désigne le même nombre sur les médailles de l'empereur Justinien ; mais les Bénédictins pensent que les monétaires l'auront confondu avec VU à queue : en eflet.il correspond au nombre six dans une foule d'anciens monuments et notamment dans une inscription qui remonte à l'an 296.
Parmi les chiffres romains, ceux dont l'usage remonte à la plus haute
antiquité, et qu'on trouve dans les inscriptions du premier âge comme dans les plus anciens manuscrits, sont les lettres C, D, I, L, M, V et X. On prétend que les anciens Romains ne portaient pas les combinaisons de ces lettres au delà du nombre cent nulle. Comme les chiffres romains sont encore d’un usage ordinaire, la liste suivante n’a pas besoin d'explication. Nous nous bornerons à rappeler qu'un chiffre inférieur qui précède un chiffre plus élevé doit en être soustrait, et qu'il doit au contraire y être ajouté quand il le suit. C'est ce qui explique comment les chiffres IV, IX, XL, XC désignent les nombres 4, 9, 40, 90, et comment au contraire les chiffres VI, XI, LX
CX, désignent les nombres 6, 11, 60, 110.
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« Dans les anciens manuscrits, disent les Bénédictins, on écrit quatre par INT, «et non par IV. On lit dans le Virgile de Florence, à la tête du quatrième «livre de lÉnéide : Incipit lb. TT feliciter, et à la tête du neuvième : Jnc. «lb. VIII feliciter. Le manuscrit du Roi 4884, du vu siècle, offre le nombre «quatre écrit de la même manière, et le nombre neuf est rendu par VIII, à «moins qu'il n'use du six (c'est-à-dire de l'épisème Baÿ) avec trois I, ce qui «n'est pas rare. Ce manuscrit, ainsi que les autres plus anciens, se sert de «TX avant TL pour marquer quarante.» Quoiqu'il y ait des exemples fort anciens du nombre quarante exprimé par XL, on a dans la suite continué à répéter IX quatre fois et même six fois pour signifier quarante et soixante. Les Bénédictins ne disent pas quand on a commencé à se servir du chiffre IX. I