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POLYPES DU LARYNX. N

slronia qui est constitué par du tissu conjonctif embryonnaire, muqueux ou fibreux.

Les sarcomes appartiennent, d'après Fauvel, à la forme encépbaloïde, fasciculée ou papillaire. Ils ont une surface lisse, une coloration blanc rosé, sont souvent sessiles. Mackensie en a observé deux qui avaienl pris naissance sur l'épiglotte.

Les kystes sont probablement produits par l'oblitération d'un conduit glandulaire. Nous avons vu qu'ils pouvaient aussi résulter de la dégénérescence d'un myxome. Dans les deux cas observés par Mackensie et dans un autre de Durham, ils étaient appendus à l'épiglotte. Des tumeurs semblables venues du ventricule ont été vues par Gibb el par Bruns.

Les adénomes, considérés comme rares par Fauvel et Mackensie, auraient été plus souvent rencontrés par Krishaber. Ils sont fixés ordinairement à la base de l'épiglotte, sur les replis aryténo-épiglottlques cl sur les aryténoïdes. Gomme aspect, la tumeur ressemble à un arylénoïde recouvert par la muqueuse quand celle-ci est fortement boursouflée (Krishaber). Elle peut atteindre un volume considérable, comprimer et déformer le larynx. La couleur est d'un rose foncé, mais en vieillissant le polype devient blanchâtre. La surface est ordinairement unie, parfois bosselée, ulcérée. L'adénome est constitué par une hypertrophie partielle des glandes. Sur une coupe de la tumeur placée sous le champ du microscope on trouve des culs-de-sac glandulaires dilatés, entourés par du tissu conjonctif à différents degrés de développement.

Deux fois Fauvel a trouvé dans le larynx de véritables angiomes caverneux qui présentaient la structure du tissu érectile. Une autre fois il s'agissait seulement d'un papillome fortement vascularisé.

Bruns seul cite un exemple de lipome. La tumeur était très-grosse, imparfaitement lobulée, d'une couleur rouge luisant, était formée aux dépens de la muqueuse couvrant le cartilage aryténoïde et remplissait tout le larynx. 11 fut possible à Bruns d'en l'aire le diagnostic quand elle était encore en place: elle était molle et élastique, la sonde la déprimait, mais l'empreinte disparaissait immédiatement.

Symptomatologie. — Les premiers phénomènes qui manifestent la présence des polypes, phénomènes qui peuvent rester isolés pendant toute l'évolution de la maladie, consistent en troubles de la phonation. La voix est altérée dans son timbre ou dans son intensité, quelquefois simultanément dans ces deux qualités.

Au début, il existe une légère dysphonie qui porte sur le timbre; la voix est plus grave. Le polype augmentant le volume, il empêche d'une part la vibration, d'autre part la juxtaposition des deux cordes. Il en résulte que les sons qui nécessitent le rapprochement des cordes

vocales, c'est-à-dire les sons aigus, sont absolument impossibles. Si le polype continue à grossir, ou bien il reste sessile, ou bien il se pédiculise. Alors, dans le premier cas, les troubles de la voix persistent; dans le second, ils diminuent: l'obstacle volumineux constitué par le corps du polype étant remplacé par un pédicule souvent très-grêle.

Tels sont les phénomènes qui se montrent dans les cas les plus communs, c'est-à-dire alors que le polype a pris naissance sur les cordes vocales inférieures. Supposons, au contraire, la tumeur développée dans un point quelconque de l'espace sus-glottique, elle ne détermine de troubles vocaux qu'après s'être pédiculisée, et au moment où le polype atteint les cordes vocales inférieures. Quand, en dehors de ces conditions, il existe des altérations de la voix, elles sont dues à une irritation de voisinage.

La respiration traduit la présence du polype de deux manières : par la dyspnée, par la toux.

La dyspnée est un phénomène de la période avancée des polypes. Elle présente quelquefois ce caractère particulier .de n'exister que pendant l'inspiration, le corps étranger faisant soupape au niveau de l'orifice glottique. Tantôt elle est permanente et s'accompagne de cornage; tantôt elle a lieu par accès provoqués par un effort, un cri. Dans ce dernier cas, le sujet, après quelques inspirations bruyantes, spasmodiques, présente ce tableau connu de l'individu qui se sent sous le coup d'une asphyxie imminente. Si l'accès a une longue durée le pouls devient faible et intermittent, la face se cyanose, les extrémités se refroidissent et la mort peut survenir. La dyspnée permanente est due au volume considérable de la tumeur qui diminue assez le calibre des voies aériennes pour entraver l'hématose. Les accès de suffocation sont produits par le déplacement du polype qui, situé d'abord dans un point où il ne gêne pas notablement la respiration, vient se placer entre les lèvres de la glotte. 11 en résulte des phénomènes de resserrement spasmodique des cordes vocales et la suffocation, si le polype ne reprend pas sa position première.

La toux n'est pas un signe ordinaire. Le polype ne détermine souvent qu'un besoin de kemmer. En certains cas cependant de véritables quintes de toux se montrent, parfois très-fatigantes. L'expérience a démontré que souvent il s'agit alors de polypes développés près de la commissure inter-aryténoïdienne ou de polypes longuement pédicules. C'est également dans ce dernier cas que l'on constate pendant la toux et la respiration un bruit de drapeau auquel, anciennement, on attachait beaucoup d'importance. L'auscultation du larynx sera très-utile pour le percevoir distinctement.

Parmi les phénomènes fonctionnels, nous mentionnerons encore la douleur qui est due à l'inflammation des parties situées au contact de

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