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VICES DE CONFORMATION DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE

carbone, matières dissolvantes par excellence, en admettant qu'ils soient applicables en pareil cas, ne jouissent pas davantage de cette propriété; tanis ne d l'eau tiède en lavages et . y /, ■>.

en injections suffît pour

■dissoudre en une ou plu- '',.'''- ' : ' .

sieurs séances le bouchon umineux.

Les meilleurs instruments pour pratiquer ces injections, sont : i'irrigateur Eguisier, la pompe à double courant de Menière, l'irrigateur de M. G. Desarènes , dont •nous avons donné le dessin plus haut, et le générateur de M. Fournie.

Ce dernier instrument, surmonté de deux tubes, permet de projeter dans le conduit auditif un mélange de vapeurs et d'eau pulvérisée. Il agit ainsi par le double effet du choc de l'eau et de la vapeur (voy. fig. 32).

Lorsqu'il existe un état subinflammatoire , on peut se servir d'eau

de mauve, de tilleul, de fleur de sureau ou d'une décoction de tête de pavot.

8° Vices de conformation.

Fig. 32. — Pulvérisateur pour des inhalations de vapeurs médicamenteuses.

B. Ouverture pour introduire de l'eau. — L. Lampe à alcool. — V. Vase de porcelaine dans lequel on met le liquide médicamenteux.

Les vices de conformation du conduit auditif sont: l'absence de ce canal, son excès de largeur, son oblitération complète, son étroitesse.

Absence du conduit auditif. — Cette difformité est congénitale ou acquise. Congénitale, elle est presque toujours compliquée de l'absence de tout l'appareil auditif et de lésions encéphaliques incompatibles avec la vie. — Acquise, elle est consécutive à l'une des affections du pavillon dont nous avons parlé plus haut (voy. Traumatisme, Cancer, Lupus, p. 17).

Excès de largeur du conduit. — Cette difformité peut être acquise, comme nous l'avons vu en parlant des tumeurs du conduit auditif {tumeurs sébacées, exostoses, etc.), ou congénitale, comme Itard prétend l'avoir observé sur un grand nombre de sourds. Cette conformation particulière s'observe aussi sur des individus dont l'ouïe n'est nullement altérée, et chez lesquels il n'en résulte rien de fâcheux. Cependant, lorsqu'elle coïncide avec un défaut de courbure du conduit, elle constitue une prédisposition fâcheuse aux inflammations des parties profondes.

Le moyen de prévenir ces accidents est de porter constamment un peu de coton dans l'oreille.

Oblitération du conduit auditif. — Cette difformité peut être congénitale ou acquise.

Congénitale, elle varie suivant que le pavillon existe ou fait défaut Dans le premier cas, l'oblitération est due à une simple membrane placée de champ, soit à l'entrée du canal, soit à une distance plus ou moins grande de cet orifice. Le chirurgien doit alors s'assurer de l'épaisseur de cette membrane, ainsi que de l'état des autres parties. Il peut déterminer le premier point au moyen de l'aiguille à acupuncture; si la membrane est située un peu profondément dans le conduit, l'aiguille doit être enfoncée avec les plus grandes précautions afin de ne pas perforer la membrane du tympan. Cette même aiguille est utile pour reconnaître si le conduit existe ou non; si, en effet, après avoir traversé les parties molles, elle se trouve arrêtée par une masse osseuse, on peut être certain de l'absence du conduit. Quant à l'état des parties profondes , on s'en assure par l'exploration de l'ouïe à l'aide de la montre : si la caisse et l'oreille interne sont indemnes, le maiade perçoit les sons; dans le cas contraire, même en appliquant la montre directement contre le pavillon, il n'entend rien.

Dans le second cas, lorsque le pavillon fait défaut, il peut arriver, ou bien que le conduit auditif soit intact, ainsi que la caisse et l'oreille interne, qu'il soit seulement obstrué par la peau qui passe au devant de son orifice, ou qu'il s'y enfonce un peu en cul-de-sac, et alors l'ouïe peut être conservée; ou bien que le conduit auditif fasse défaut, de même que les parties profondes de l'oreille, et qu'il n'existe sous la peau qu'une masse osseuse.

Lorsque l'oblitération du conduit est compliquée de lésions des parties profondes, le chirurgien doit s'abstenir de toute intervention. Quand, au contraire, on a reconnu l'intégrité de. ces parties, il faut détruire la membrane qui ferme le conduit, soit au moyen d'une incision cruciale suivie de l'excision des lambeaux, soit au moyen de la cautérisation. Celle-ci est préférable quand la membrane obtura-

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