‹ Éléments de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 16 sur 118 · AFFECTIONS DE LA MEMBRANE DU TYMPAN · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA MEMBRANE DU TYMPAN

Nous décrirons successivement sous ce litre : 1° les lésions traumatiques; 2° les inflammations (myringites); 3° les dégénérescences diverses; h° les vices de conformation. Nous consacrerons ensuite un paragraphe à la perforation artificielle de cette membrane.

1° liés ion s traumatiques.

Les lésions traumatiques de la membrane tympanique comprennent la perforation, les plaies, les déchirures et les ruptures.

Ces lésions sont dues à l'introduction d'instruments piquants, tels que cure-oreilles, cure-dents, plumes à écrire, aiguilles à tricoter, |ou d'autres instruments rigides; d'autres fois elles succèdent à des contu" sions violentes de la tête ou à des fractures de la base du crâne (voy. t. III, p. ^65), ou même à un choc exercé par des liquides ou par l'air atmosphérique, soit de dehors en dedans, soit de dedans en dehors. C'est ce qui a lieu chez les artilleurs à la suite de l'explosion d'une arme à feu, ou après un violent soufflet appliqué sur l'oreille (Robert); chez des baigneurs se jetant à l'eau la tête la première d'une certaine hauteur (Menière) ; plus rarement à la suite d'une augmentation brusque de pression de l'air contenu dans la caisse, à la suite de la toux, de l'éternument, du vomissement, d'une injection d'air poussée trop vivement suivant les procédés de Valsalva ou de Politzer, d'un passage trop brusque dans un milieu dont l'air est raréfié, comme cela s'observe pour les aéronautes. Chez eux, en effet, la pression de l'air contenu dans la caisse devient supérieure à celle de l'air extérieur et distend de dedans en dehors la membrane du tympan au point de la rompre.

Le siège et l'étendue de la lésion diffèrent suivant qu'elle est causée par un instrument vulnérant ou qu'elle succède à une pression exagérée. Dans le premier cas, la perforation a lieu indistinctement sur toute la surface de la membrane, et son importance varie suivant l'instrument vulnérant; dans le second cas, la plaie est encore d'une étendue variable, mais elle siège généralement en arrière du manche du marteau, dans la partie la moins épaisse de la membrane.

On ne peut guère constater à l'œil nu l'importance de ces plaies, et il est nécessaire, pour les découvrir, de s'armer de l'otoscope. Dans la majorité des cas, on ne songe même pas à faire cette re-

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