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AFFECTIONS DE L'APOPHYSE MASTOÏDE

La région mastoïdienne peut être le siège d'inflammations, de fistules, d'hypertrophie, d'atrophie, et de quelques autres productions morbides, telles que tumeurs sébacées, choléastomes, etc. Nous allons passer en revue ces diverses maladies, et nous parlerons ensuite de la trépanation de l'apophyse mastoïde.

1° Inflammation.

L'inflammation de la région mastoïdienne peut débuter dans la couche sous-cutanée, dans le tissu cellulaire superficiel ou dans les ganglions lymphatiques, sous le périoste ou dans la muqueuse qui tapisse les cellules mastoïdiennes.

Étiologie. — Les inflammations cutanée et sous-cutanée apparaissent

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ordinairement à la suite d'un traumatisme direct, tel que contusion, plaie, ou à la suite d'une inflammation de voisinage qui se propage par les lymphatiques, telle, par exemple, qu'un eczéma du pavillon ou du conduit auditif externe.

L'inflammation des couches périostique ou osseuse succède le plus souvent à une otite moyenne, par propagation, plus rarement à un abcès sous-cutané. On l'a vue parfois, comme dans les antres régions, se lier à une cause générale, diathésique, au rhumatisme ou à la goutte, au tubercule, à- la scrofule ou à la syphilis.

Symptômes, marche, terminaison. — L'inflammation de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané est facile à reconnaître par la tuméfaction rougeâtre, œdémateuse, caractéristique, qui l'accompagne, qui, de bonne heure, repousse le pavillon de l'oreille en avant ou en dehors et le tient écarté du reste de la tête. Quand elle donne lieu à un phlegmon suppuré, le pus, au lieu de s'écouler au dehors à travers les téguments ulcérés, peut fuser au devant de l'apophyse, décoller les parties molles, perforer la conque, passer à travers les incisures de Santorini, et pénétrer dans le conduit auditif, où il détermine une otite externe; d'autres fois il ulcère et perfore la peau qui le recouvre et donne lieu à une double fistule.

L'ostéo-périostile s'annonce par des dotdeurs vives, lancinantes, d'abord locales, s'irradiant bientôt dans tout le côté correspondant de la tête, par une rougeur, un empâtement mal circonscrits. Peu de temps après, l'état fébrile apparaît, et des frissons annoncent la formation du pus. Alors se forme un abcès qui se fait jour à travers le périoste et l'os enflammé, carié ou nécrosé; tantôt le pus ainsi formé décolle les téguments, produit un ulcère^ fistuleux, et la guérison peut être obtenue après l'élimination d'un ou de plusieurs séquestres; tantôt l'inflammation se propage aux parties profondes, aux cellules mastoïdiennes et détermine une otite moyenne.

L'inflammation des cellules mastoïdiennes donne lieu de bonne heure h des douleurs profondes, à des troubles de l'ouïe qui sont dus tantôt à la réplétion par le pus de ces cellules, tantôt à l'otite moyenne concomitante. En même temps la peau de la région devient rouge, tendue, et elle est le siège d'un gonflement douloureux au toucher, qui bientôt s'étend aux régions voisines, particulièrement aux régions pariétale et temporale.

Le pus qui s'est formé dans les cellules mastoïdiennes s'accumule en môme temps dans la caisse. Il s'écoule difficilement au dehors par les voies naturelles, c'est-à-dire par la trompe; il se fait jour le plus souvent par le conduit auditif externe, à travers la membrane du tympan largement perforée. Si celle-ci résiste, le pus accumulé dans la caisse et] dans les cellules détermine des accidents graves. Dans quel-

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